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Mondial 2026 : l'Iran cherche à déplacer ses matches hors des États-Unis en raison de la guerre au Moyen-Orient

L'Iran demande à la FIFA de déplacer ses matches du premier tour de la Coupe du monde 2026 du sol américain vers le Mexique, invoquant des raisons de sécurité liées à la guerre au Moyen-Orient.

Le milieu de terrain iranien, Amirhossein Hosseinzadeh, lors du match de qualification pour la Coupe du monde 2026 de la zone Asie entre l'Iran et la Corée du Nord à Téhéran, le 10 juin 2025.

Crédit : ATTA KENARE / AFP

Jérémy Descours & AFP

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Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a annoncé, lundi 16 mars 2026, qu'il négociait avec la FIFA pour que les matches de l'Iran lors du premier tour de la Coupe du monde 2026 se tiennent au Mexique plutôt qu'aux États-Unis, en raison de la guerre au Moyen-Orient.

"Étant donné que [le président américain Donald] Trump a clairement déclaré ne pas pouvoir garantir la sécurité de l'équipe nationale iranienne, nous ne nous rendrons certainement pas aux États-Unis", a déclaré Mehdi Taj dans des propos relayés sur le compte X de l'ambassade d'Iran au Mexique. Il a ajouté : "Nous sommes en négociations avec la FIFA pour que les matches de l'Iran à la Coupe du monde se déroulent au Mexique".

L'ambassadeur d'Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh, a dénoncé le "manque de coopération du gouvernement américain dans la délivrance des visas et la fourniture de soutien logistique" à la délégation iranienne avant le tournoi. Il a précisé avoir lui aussi suggéré à la FIFA de déplacer les rencontres hors des États-Unis. Contactée par l’AFP, l'instance mondiale n'avait pas réagi dans l'immédiat.

Le Mexique est prêt à accueillir des matches de l'Iran en cas de requête en ce sens en raison du conflit entre les Etats-Unis et la République islamique, a affirmé la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum.

Des joueurs iraniens pas en "sécurité" sur le territoire américain ?

Initialement, l'Iran doit affronter la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles, puis l'Égypte à Seattle. Le camp de base de la sélection iranienne, la Team Melli, devait être situé à Tucson, dans l'Arizona.

Si Donald Trump a affirmé que la sélection iranienne était "la bienvenue" aux États-Unis - coorganisateurs du Mondial avec le Canada et le Mexique - il avait estimé la semaine dernière que les joueurs ne seraient pas en "sécurité" sur le territoire américain, sans préciser les menaces qui pesaient contre eux. 

De son côté, le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait assuré que Donald Trump lui avait promis d'accueillir l'équipe iranienne, tandis que la Team Melli a publié sur Instagram : "Personne ne peut exclure l'équipe nationale d'Iran de la Coupe du monde".

Cette situation intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. Israël et les États-Unis ont lancé le 28 février une vaste offensive contre la République islamique, qui a répondu par des vagues de missiles et de drones sur le territoire israélien et sur des cibles américaines dans la région. Cette escalade de la violence contribue aux inquiétudes concernant la sécurité de la délégation iranienne sur le sol américain.

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