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Ligue des champions : sur la lancée de son été modèle, Lille veut marquer les esprits d'entrée contre le Betis Séville

Dans le wagon de tête en championnat après un mercato géré d'une main de maître, le Losc doit prendre trois points à domicile contre les Andalous, mardi 8 septembre, pour idéalement débuter sa campagne de Ligue des champions et prolonger sa bonne passe.

Les joueurs du Losc célèbrent le but de Dilane Bakwa contre le PSG en Ligue 1, le 28 août 2026 au stade Pierre-Mauroy.

Crédit : Sameer AL-DOUMY / AFP

Gabriel Joly

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En ce moment, (presque) tout sourit au Losc. De retour en Ligue des champions après un an d'absence, Lille espère capitaliser sur son début de saison réussi avec une victoire face au Real Betis, qui n'a plus disputé la compétition depuis 2005, mardi 8 septembre (21 heures), sous le toit fermé du stade Pierre-Mauroy.

Contre un adversaire en pleine bourre avec 9 points sur 12 pris en Liga et un succès contre le Real Madrid vendredi (1-0), les Nordistes veulent débuter mieux qu'en 2024-25, lorsqu'ils s'étaient inclinés sur la pelouse du Sporting (0-2), avant des triomphes retentissants contre les Merengues (1-0) et l'Atlético (3-1) pour arracher un billet direct pour les huitièmes de finale, via le top 8. 

Bruno Genesio ayant quitté le club, c'est donc l'Italien Davide Ancelotti qui s'apprête à diriger son premier match de C1, compétition fétiche de son père Carlo, septuple vainqueur de l'épreuve entre sa vie de joueur (2) et de coach (5, un record).

"La Ligue des champions est pour moi un début dans ce rôle, avec une autre responsabilité, mais pas une découverte. L'expérience que j'ai vécue comme adjoint, j'essaie de la donner au club et aux joueurs. J'espère maintenant écrire mon histoire dans cette compétition, avec mon prénom", a-t-il d'ailleurs expliqué lundi en conférence de presse de veille de match, aux airs de choc des générations sur les bancs (37 ans, contre 72 ans pour Manuel Pellegrini, les deux avec le plus grand écart des 36 équipes engagées).

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Exigeant, l'ex-assistant du Mister (Bayern, Naples, Everton, Real Madrid, Brésil après avoir été préparateur physique au PSG), qui n'a connu qu'une expérience de numéro 1 à Botafogo fin 2025, a d'ailleurs demandé à ses ouailles de "donner une autre image" face aux Espagnols, dans la foulée du succès arraché avec de la réussite contre Toulouse (1-0) jeudi. "La sensation est négative même si le résultat est positif, Il y a beaucoup de choses que nous n’avons pas bien fait", fulminait-il sur Ligue 1+.

Même son de cloche pour Romain Perraud, arrière gauche qui espère être titulaire face à son ancien club : "Il va vite falloir se remettre la tête à l'endroit avant la Ligue des champions. On a un effectif de qualité mais il faut garder notre humilité car on a pris l'eau collectivement", avait reconnu après la rencontre le défenseur lillois, tandis que son gardien Berke Özer a sorti neuf arrêts pour préserver le score, jusqu'à l'entrée en jeu de la recrue japonaise Ayase Ueda, unique buteur pour son baptême lillois.

Un mercato particulièrement réussi

Débarqué en provenance du Feyenoord Rotterdam dans la dernière ligne droite du mercato, l'attaquant a tout d'une belle promesse, mais il n'est en effet pas la seule au Losc. Car il faut reconnaître au club dirigé par Olivier Létang d'avoir particulièrement bien géré la construction de son effectif, ce qui lui donne du crédit au moment où les clubs de Ligue 1 naviguent en plein marasme en raison de la crise des droits TV.

En position de force dans les négociations, Lille a cédé ses pépites Ayyoub Bouaddi (Manchester City) et Matias Fernandez-Pardo (Newcastle) pour environ 160 millions d'euros. Reste que ces ventes n'ont pas spécialement affaibli les troupes, puisque Ueda est arrivé, avec également l'ailier turc Basar Önal (NEC Nimègue) et le milieu danois Maurits Kjaergaard (RB Salzbourg), qui pourraient bien se révéler comme de bonnes pioches. Et ce, à l'image du gardien du Paraguay Orlando Gill (San Lorenzo), du défenseur tricolore Tanguy Nianzou (Séville) et surtout de son compatriote Dilane Bakwa (prêté par Nottingham Forest), qui a inscrit un bijou lors du nul frustrant contre le PSG concédé dans les dernières minutes (2-2) - la seule ombre comptable des Dogues depuis le début de cet exercice.

Le tout, quand les cadres habituels répondent présents. À bientôt 40 ans, Olivier Giroud est toujours aussi précieux comme il l'a prouvé à Angers en ouverture du championnat (2-0). Idem pour le capitaine Benjamin André et Nabil Bentaleb au milieu, Nathan Ngoy derrière, lequel a retrouvé Alexsandro après une absence pour diverses blessures la saison dernière, ou encore Hakon Haraldsson.

Alors que l'ensemble des joueurs sont disponibles (hormis Hamza Igamane, forfait de longue date) face aux Andalous, il y a d'ailleurs une vraie incertitude sur le onze de départ, concurrence oblige. Ethan Mbappé pourrait enchaîner devant Tiago Santos qui retrouve la pleine possession de ses moyens.

Suffisant pour espérer décrocher un précieux succès ? "On est là, car le club a fait un gros travail l'an dernier [3e de Ligue 1]. L'équipe mérite d'être dans cette Ligue des champions et veut le montrer. On va se battre et l'objectif sera d'être extrêmement compétitifs jusqu'à la fin, sans savoir ce qu'elle sera", a en tout cas promis Ancelotti. Sachant que l'adversité va vite se corser (Arsenal, Bayern Munich, AS Roma notamment), il serait judicieux que la bonne passe ne se prolonge façon été indien ce mardi.

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