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Le "Monsieur Propre" proche de Donald Trump : qui est Gianni Infantino, le patron de la Fifa si décrié avant la Coupe du monde ?

Prix des billets jugés excessifs, arbitre somalien refoulé des États-Unis, influence de Donald Trump... Le président de la Fédération internationale de football fait face à plusieurs polémiques avant le début du Mondial 2026 ce jeudi 11 juin.

Gianni Infantino lors du tirage au sort de la Coupe du monde, le 5 décembre 2025.

Crédit : Kevin Dietsch / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Gianni Infantino, le boss de la Fifa au cœur des tensions

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Gianni Infantino, le boss de la Fifa au cœur des tensions

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Agnès Bonfillon - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Un patron de la Coupe du monde loin de faire l'unanimité. Le président de la Fédération internationale de football (Fifa) Gianni Infantino se retrouve au cœur des tensions, à quelques heures du coup d'envoi du Mondial ce jeudi 11 juin jusqu'au 19 juillet 2026.

Avant même d'avoir commencé, la compétition organisée au Mexique, aux États-Unis et au Canada fait déjà beaucoup parler, et pas pour les bonnes raisons. Un arbitre somalien refoulé, des contrôles à rallonge sur les tarmacs, des visas refusés... "Les pays organisateurs ont le dernier mot", a répété l'intriguant dirigeant de la Fifa lors d'une conférence de presse ce mercredi 10 juin.

"On essaie toujours de trouver une solution, mais on n'est pas les rois du monde. On ne peut pas passer au-dessus des gouvernements, des forces de police ou de je ne sais quoi encore", a rappelé l'Italo-suisse.

Le "Monsieur Propre" de la Fifa

Le paradoxe est saisissant pour ce juriste de formation de 56 ans, polyglotte (il parle sept langues). Cet enfant né en Suisse de parents immigrés italiens accède à la présidence de la Fifa en 2016, alors que l'instance est frappée par un énorme scandale de corruption. Il est alors surnommé "Monsieur Propre" pour son crâne rasé, mais aussi pour la promesse de faire le ménage que le nouveau boss du football a émise lors de son arrivée.

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Gianni Infantino s'engage aussi à ce que de nouveaux pays puissent participer à la Coupe du monde, autrement que devant la télévision. Cette année, 48 équipes fouleront les pelouses du Mondial, contre 32 habituellement, ce qui marque les premières de Curaçao, du Cap Vert, la Jordanie ou encore l'Ouzbékistan.

"Pour moi, en tant que président de la Fifa, il est important qu'on investisse dans les pays où personne n'investit. Et nous, on le fait grâce aux revenus qu'on génère", a précisé Infantino hier soir. 

De plus en plus décrié

Et pourtant, les critiques sont de plus en plus nombreuses à l'égard du grand patron du foot. Pas seulement parce qu'il a multiplié son salaire par 4 en 10 ans (5 millions d'euros gagnés par an), mais bien car le mélange des genres entre business et politique crispe.

Pour répondre aux polémiques du mondial au Qatar en 2022 concernant les droits de l'Homme, l'Italo-Suisse s'était lancé dans une tirade lunaire. "Aujourd'hui, je me sens arabe, je me sens africain, gay, handicapé, travailleur migrant. Pour tout ce que nous avons fait, nous, Européens, pendant 3.000 ans, nous devrions nous excuser pendant les 3.000 prochaines années", avait-t-il déclaré avant le début de la compétition. 

Gianni Infantino adore aussi s'afficher avec certains puissants comme Vladimir Poutine, le prince héritier d'Arabie Saoudite Mohammed Ben Salmane et son grand ami Donald Trump. 

"Prix de la paix" décerné à Donald Trump

Le 5 décembre 2025, il remis le premier "prix de la paix" de la Fifa au président américain. Celui-ci est "décerné chaque année à une personne qui représente un engagement indéfectible pour faire avancer la paix et l'unité grâce à son leadership et son action", précisait le dirigeant de la Fifa lors de la remise de la distinction à l'occasion du tirage au sort du Mondial 2026, le 5 décembre 2025. 

Un lot de consolation décerné en mondovision à Donald Trump, qui rêvait et rêve toujours du prix Nobel. Cette récompense n'a pas empêché les récents couacs géopolitiques du président des États-Unis. "Il est quasiment impossible d'organiser un événement de cette ampleur de façon parfaite. Et même si on tente de faire de notre mieux", a avoué Infantino ce mercredi. Ce dernier est également décrié en interne. Son ancien collègue à l'Uefa (instance européenne du football) Michel Platini vient de déposer une plainte pour trafic d'influence et dénonciation calomnieuse

Malgré les polémiques et ses amitiés douteuses, Gianni Infantino a fait de la Fifa une machine toujours plus riche et puissante. Il compte bien rester à la barre pour un mandat de plus l'année prochaine. 

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