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Coupe du monde 2026 : pourquoi les Bleus veulent à tout prix terminer premiers de leur groupe devant la Norvège

Les hommes de Didier Deschamps n'ont besoin que d'un nul pour conserver la tête de la poule I devant son adversaire scandinave, vendredi 26 juin à Boston (21 heures). L'objectif est clairement affiché par le staff.

Kylian Mbappé face au Sénégal avec les Bleus à la Coupe du monde au MetLife Stadium dans le New Jersey, le 16 juin 2026.

Crédit : FRANCK FIFE / AFP

Gabriel Joly

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Non, ce France-Norvège ne sera pas pour du beurre. Si l'équipe de France s'est qualifiée pour les seizièmes de finale en dominant l'Irak en dépit d'une météo rocambolesque (3-0), en début de semaine à Philadelphie, elle n'a pas encore validé la première place du groupe I, avant de défier la sélection scandinave, vendredi 26 juin à Boston (23 heures, sur M6 et M6+).

"Je suis convaincu que le troisième match sera décisif", a justement souligné Didier Deschamps, après le deuxième succès des Bleus dans cette Coupe du monde, six jours après l'entrée en lice réussie face au Sénégal (3-1). Pour le sélectionneur, conserver la tête de la poule n'a rien de cosmétique.

Il s'agit évidemment de rester dans une bonne dynamique et de faire le plein de confiance, avec un bon résultat - un match nul suffit pour rester leaders - contre l'adversaire le plus coriace au menu de ce premier tour pour les Bleus. Après tout, "DD" n'a jamais réalisé de sans-faute, avec trois victoires en autant de rencontres, lors de ses six précédents tournois disputés à la tête des Bleus. Ce qui n'est, au passage, pas une habitude française : deux fois seulement dans l'histoire, à l'Euro 1984 et la Coupe du monde 1998, avec de glorieux souvenirs à la clé.

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Mais c'est avant tout un critère logistique qui anime le staff tricolore dans cette quête de la première place, car terminer à la deuxième engendrerait beaucoup plus de trajets sur le continent nord-américain. "Cela a des conséquences parce que ce ne sont pas les mêmes déplacements, pas forcément les mêmes équipes non plus, mais je n'ai jamais joué avec ça. L'objectif sera d''obtenir la meilleure place", faisait d'ailleurs remarquer Deschamps lundi.

Plages de récupération, temps de trajet réduits et chaleur minimisée en cas de 1re place

Finir premiers revient à s'ouvrir une hypothétique route vers la troisième étoile basée sur la côte Est, où se situe déjà le camp de base des Bleus à Boston. Le seizième de finale aurait lieu à New York (30 juin), puis la France retournerait à Philadelphie au tour suivant (4 juillet), à Boston pour les quarts (9 juillet), irait à Dallas en demi-finales (14 juillet), avant la grande finale de nouveau à New York (19 juillet). Le tout, pour un périple théorique d'environ 5.500 kilomètres, sans compter les éventuels retours dans le Massachusetts entre deux rencontres.

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Soit 3.000 bornes de moins qu'en tant que deuxième de poule avec un seizième de finale prévu à Dallas (30 juin), avant d'aller à New York en huitièmes (5 juillet), à Miami pour le quart (11 juillet) et à Atlanta dans le dernier carré (15 juillet). Dans ce cas-là, on peut même imaginer que l'équipe de France change son camp de base, ce qui avait été mal vécu lors de l'Euro 2021. Autrement dit, un programme plus lourd à gérer pour les organismes, sachant que les matchs seraient alors programmés plus tôt en après-midi. Pas l'idéal car allonger les plages de récupération est un enjeu important dans une Coupe du monde, surtout avec de possibles températures caniculaires.

Au vu de la forte densité de nations capables de décrocher la victoire finale, aucun des deux tableaux qui se dessinent ne semble d'ailleurs préférable. Affronter un troisième de poule comme la Suède serait certes plus abordable sur le papier en seizièmes que de se frotter à la Côte d'Ivoire, actuellement deuxième de son groupe et qui a battu la France en préparation (2-1).

Mais l'avantage du parcours théorique en cas de première place s'estompe dès les huitièmes de finale : un possible enchaînement Allemagne - Pays-Bas (ou Maroc) - Espagne jusqu'à la finale pour les Bleus d'un côté, potentiellement Brésil - Angleterre - Argentine (ou Portugal) de l'autre. Raison pour laquelle, mieux vaut s'en tenir aux données concrètes, plutôt que de se laisser aller à des plans sur la comètes.

Vers du changement des deux côtés malgré l'enjeu ?

"On va bien récupérer et se concentrer sur le match de la Norvège", jurait Kylian Mbappé, lundi au moment d'aller récupérer son trophée d'homme du match, après son nouveau doublé contre l'Irak. 

Néanmoins, comme ce troisième rendez-vous face à la Norvège intervient quatre jours seulement après le précédent, et que les Bleus ont perdu beaucoup de temps et d'énergie avec les retards liés aux orages en Pennsylvanie, il ne serait pas étonnant de voir Guy Stéphan - l'adjoint de Deschamps qui le remplace, car le sélectionneur rentre en France pour les obsèques de sa mère - procéder à une petite rotation, histoire que concerner tout le monde. Si Mike Maignan est pressenti pour enchaîner dans les buts, les noms de Malo Gusto, N'Gole Kanté ou encore Rayan Cherki peuvent prétendre à une première titularisation.

La même logique s'applique côté Norvégiens : "Il y aura des changements contre la France. Ce n'est pas que nous ne voulons pas gagner, mais c'est l'intervalle le plus court entre deux matchs. Notre état physique en fin de rencontre montre que d'autres joueurs doivent avoir leur chance. Cinq, six ou sept joueurs ont eu des débuts de crampes vers la fin. Ce sera difficile pour vous de deviner la composition de l'équipe la prochaine fois", a lancé le sélectionneur Ståle Solbakken aux journalistes à l'issue du succès contre le Sénégal lundi (3-2).


"Honnêtement, je me moque un peu de ce match maintenant. On est qualifiés, on a réussi à passer, ce qui est incroyable ! La France va probablement gagner contre nous. Ils vont sûrement gagner le tournoi", a encore appuyé la star Erling Haaland (4 buts). Alors info ou intox ? Les Bleus ne vont en tout cas pas se priver de l'emporter si on les laisse faire.

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