1. Accueil
  2. Sport
  3. Football
  4. Copa America au Brésil : la Seleção contre le tournoi, décision de justice attendue
2 min de lecture

Copa America au Brésil : la Seleção contre le tournoi, décision de justice attendue

Les joueurs brésiliens ont indiqué s'opposer à l'organisation du tournoi, mais seront sur le terrain s'il est autorisé par la justice.

Neymar, buteur avec le sélection brésilienne le 4 juin face à l'Équateur lors d'un match de qualification pour la Coupe du monde 2022 le 4 juin à Porte-Alegre (Brésil).
Neymar, buteur avec le sélection brésilienne le 4 juin face à l'Équateur lors d'un match de qualification pour la Coupe du monde 2022 le 4 juin à Porte-Alegre (Brésil).
Crédit : SILVIO AVILA / AFP
Jérémy Billault
Journaliste

À cinq jours du coup d'envoi de la Copa América au Brésil, le suspense reste entier. La Cour suprême doit décider jeudi 10 juin si elle aura lieu ou non, tandis que les joueurs de la Seleçao se sont déclarés mardi "contre" le tournoi, même s'ils n'ont pas prévu de le boycotter.

"Le président de la Cour suprême Luiz Fux a convoqué jeudi une session virtuelle extraordinaire d'une durée de 24 heures pour que les magistrats statuent au sujet de la réalisation de la Copa América au Brésil", a fait savoir l'instance dans un communiqué.

Mardi soir, les joueurs de l'équipe nationale du Brésil ont par ailleurs manifesté leur opposition au tournoi, mais ont écarté toute possibilité de boycott. "Nous sommes contre l'organisation de la Copa América, mais nous ne dirons jamais non à la sélection brésilienne", ont publié les joueurs sur leurs comptes officiels de plusieurs réseaux sociaux, à l'issue du match de qualifications pour le Mondial-2022 contre le Paraguay (victoire 2-0).

"Pour diverses raisons, qu'elles soient humanitaires ou professionnelles, nous sommes insatisfaits de la façon dont la Conmebol a géré la Copa América", ont-ils ajouté.

Le tournoi entre les mains de la justice

À lire aussi

L'annonce faite mardi soir représente un énième rebondissement qui sème à nouveau le doute sur ce tournoi hautement controversé qui devait se jouer initialement il y a un an, en Argentine et en Colombie, avant d'être reporté à cause de la pandémie de Covid-19.

Les 11 juges vont statuer en urgence en raison du caractère "exceptionnel" des recours présentés par un syndicat et un parti de gauche, le coup d'envoi étant prévu dimanche, avec le match Brésil-Venezuela, à Brasilia. Ce jugement aura lieu de façon "virtuelle", sans débat entre les juges, qui enverront leur vote écrit tour à tour, jeudi, de 00h00 à 23h59.

Même si les recours n'aboutissent pas, d'autres menaces pèsent sur le tournoi : le maire de Rio de Janeiro a déclaré vendredi qu'il pourrait faire annuler les matches prévus dans sa ville si la situation sanitaire venait à s'aggraver.

Une situation sanitaire pire qu'en Argentine

Il y a huit jours, la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) avait annoncé à la surprise générale que le Brésil allait accueillir ce tournoi après les désistements de l'Argentine et de la Colombie, très affectées par le Covid-19, la Colombie étant en outre touchée par des troubles sociaux.

Le président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro a accepté aussitôt la requête de la Conmebol, déclenchant une avalanche de critiques, dans un pays où plus de 475.000 personnes sont mortes de Covid-19, avec la menace d'une troisième vague ces prochaines semaines. Un choix fortement remis en cause par les épidémiologistes, la situation sanitaire au Brésil étant bien plus préoccupante qu'en Argentine, qui s'était désistée justement à cause de la pandémie.

Dès l'apparition de rumeurs de fronde au sein de l'équipe nationale, le sélectionneur brésilien Tite a commencé à être traité de "gauchiste" par des partisans du président d'extrême droite sur les réseaux sociaux. Le sénateur Flavio Bolsonaro, fils aîné du chef de l'État, avait demandé aux joueurs de "ne pas se laisser manipuler" et de tout faire pour "éviter un boycott".

Un autre sénateur, Renan Calheiros, farouche opposant du président Bolsonaro, avait demandé au contraire à Neymar, la plus grande star de la Seleçao, de boycotter le "championnat de la mort". "À aucun moment nous n'avons voulu que cette discussion prenne une dimension politique", ont pourtant assuré les joueurs dans leur manifeste.

La rédaction vous recommande
Sur les thématiques :

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/