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Tour de France femmes 2026 : pourquoi les tenues des coureuses, et notamment les soutiens-gorge, vont être contrôlés avant l'épreuve de mardi

Un contrôle va être effectué ce mardi 4 août avant le départ du contre-la-montre à Gevrey-Chambertin. Les commissaires vont être attentifs à la présence de soutiens-gorge rembourrés, qui peuvent apporter un avantage.

L'échappée lors de la 2e étape du Tour de France femmes 2026, le 2 août 2026

Crédit : Nicolas TUCAT / AFP

AFP & Marine Langlois

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Une vérification juste avant le départ de l'étape. Les tenues de coureuses seront contrôlées avant la 4e étape du Tour de France, un contre-la-montre mardi 4 août à Dijon, l'UCI voulant s'assurer de l'absence de modification de morphologie au niveau de la poitrine pouvant procurer un gain aérodynamique, a appris l'AFP lundi soir. 


Les différentes équipes ont reçu un communiqué de l'Union cycliste internationale indiquant qu'une "attention particulière sera portée au respect de l'article 1.3.032 du règlement de l'UCI, visant les éléments non essentiels et les vêtements ou autres articles/accessoires portés par un coureur qui pourraient modifier la morphologie".  

Un contrôle qui arrive après les inquiétudes de plusieurs équipes

Les commissaires seraient particulièrement attentifs à la présence de soutiens-gorge rembourrés qui, en augmentant la surface de la poitrine des athlètes, permettraient un gain aérodynamique. Un contrôle qui arrive après les inquiétudes de plusieurs équipes, comme l'a révélé lundi le média néerlandais Weilerfits. Une coureuse avait déjà été aperçue avec un soutiens-gorge rembourré lors de l'épreuve de contre-la-montre des Jeux olympiques de Paris ou lors du Giro. 

Or cela apporte un avantage, comme l'a expliqué Bert Blocken, professeur d’aérodynamique à l’université Heriot-Watt (Écosse) au média étranger : "Il s’agit d’un carénage thoracique qui permet de modifier le flux d’air autour du corps et ainsi de réduire la pression sur les cuisses. La cycliste subit ainsi moins de résistance à l’air." Avant de préciser, "qu'on ne gagne pas des dizaines de secondes lors d’un contre-la-montre, mais sur une étape de 20 à 30 kilomètres, cela peut faire gagner quelques secondes qui peuvent s’avérer décisives".

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Les coureuses sont invitées à se rendre dans une tente dédiée à ce contrôle dix minutes avant le départ de leur contre-la-montre à Gevrey-Chambertin. Ce chrono devrait effectuer un premier tri parmi les prétendantes à la victoire finale, le 9 août à Nice, lors d'un contre-la-montre de 21 kilomètres entre Gevrey-Chambertin et Dijon. Les concurrentes se frotteront, à la mi-course, aux 6,9%, sur 1,8 km, de Marsannay-la-Côte, avant neuf kilomètres très roulants et plutôt descendants vers Dijon. La Norvégienne Sigrid Haugset, vainqueur de la 3e étape lundi à Poligny, porte le maillot jaune. 

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