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"Nous serons impactés toute notre vie" : le skieur français Alexis Pinturault, en larmes au procès, se remémore son cambriolage

En juillet 2023, une tentative de cambriolage a lieu au domicile du champion olympique français. Lors du procès, Alexis Pinturault, ému, raconte cette nuit d'horreur.

Le skieur français Alexis Pinturault, photographié le 10 octobre 2025 à Paris.

Crédit : JOEL SAGET / AFP

Alexian Giron

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Devant la cour d'assises d'Annecy, quatre hommes âgés de 22 à 25 ans et originaires de la région parisienne, comparaissaient pour tentative de vol avec armes survenue dans la nuit du 28 juillet 2023 au domicile du skieur français Alexis Pinturault. À la barre mardi 3 mars, le champion olympique s'est replongé, visiblement ému, dans ses souvenirs douloureux. Sur les quatre prévenus, un seul reconnaît avoir été impliqué dans cette affaire. Ils sont accusés d'avoir tenté de dérober une montre à 500.000 euros. 

Alexis Pinturault et son épouse Romane, enceinte de quatre mois au moment des faits, se souviennent de cette nuit d'horreur. Vers deux heures du matin, trois individus cagoulés tentent de s'introduire dans le domicile par la fenêtre de leur chambre. Le sportif se souvient avoir été réveillé par les cris de sa femme. La scène a duré trois minutes. 

"Ils auraient pu me frapper, me violer", témoigne Romane, l'épouse d'Alexis Pinturault

"Au début, je subis la situation. Ils essaient de m'assommer. Mais quand je subtilise l'arme, je renverse le rapport de force et je m'en sers comme d'une matraque", explique l'athlète âgé de 34 ans au juge. Selon L'Équipe, Alexis Pinturault s'est ensuite effondré en larmes, soulignant avoir subi plusieurs cambriolages (trois entre 2019 et 2023), mais que "c'était la première fois, en revanche, que nous étions présents". 

"Lorsqu'ils finissent par partir, je sors dans le jardin et je dis à Romane : 'Tu restes à l'intérieur'", indique-t-il. "On doit vivre avec ce traumatisme. On est inquiets. [...] On pense sérieusement à déménager. Mais on est aussi conscients que, si ces gens-là nous traquent, le répit sera de courte durée", déplore-t-il. 

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Après avoir repris ses esprits, Alexis Pinturault a poursuivi son récit : "Je pense que nous serons impactés toute notre vie. C'est probablement ça, le plus dur. Cela pourrait se reproduire et il se pourrait que cela ne se termine pas de la même manière. Ce jour-là, j'ai eu de la chance". Son épouse Romane, a quant à elle, assuré à la barre avoir eu "une vie avant le 28 juillet" et "une vie après". "Vu leur comportement, j'ai peu de doute qu'ils auraient pu me frapper, me violer. Ces gens n'ont pas d'humanité", a-t-elle expliqué. 

"Plus ils sont maladroits, plus ils sont dangereux", souligne l'avocat du couple Pinturault

Parmi les accusés, deux d'entre eux risquent jusqu'à 30 ans de prison pour récidive. "Ce sont des gangs qui sont organisés et ici, on a les opérationnels, les petites mains qui agissent comme des professionnels et plus ils sont maladroits, plus ils sont dangereux", indique l'avocat du couple Pinturault Me Jean-François Veroux à France 3

Me Ugo Valls, avocat de l'un des accusés ayant "reconnu d'emblée, dès sa mise en examen" les faits, a assuré que son client "ignorait qui étaient les individus". "On lui a proposé un cambriolage, [...] il ne connaissait pas Alexis Pinturault, son statut de sportif de haut niveau. Et effectivement, il s'est retrouvé confronté à un individu qui était à son domicile. [Mon client] a essayé de pénétrer dans le domicile, très vite, il a été violenté. [Alexis Pinturault] a retourné un objet contre ses agresseurs, et notamment contre mon client qui s'est enfui très rapidement", explique l'avocat. Le verdict sera rendu ce vendredi 6 mars 2026. 

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