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Le XV de France défie les All Blacks et l'Australie sur leurs terres : c'est quoi ce nouveau Championnat des nations, la compétition qui relance les tournées du rugby mondial ?

Le Championnat des nations, nouvelle épreuve bâtie sur l’opposition entre l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud, débute samedi avec trois affiches de prestige, dont France - Nouvelle-Zélande et Afrique du Sud - Angleterre.

Signe de l'importance que revêt le nouveau Championnat des nations, Matthieu Jalibert et un important contingent bordelais ont fait le déplacement dans l'hémisphère sud avec le XV de France

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Douze pays, un affrontement Nord-Sud assumé et une finale programmée fin novembre à Twickenham : avec son nouveau Championnat des nations, World Rugby veut redonner du relief aux grandes confrontations internationales. 

La compétition, lancée samedi avec un très attendu Nouvelle-Zélande - France, remplace désormais, les années paires, les traditionnelles tournées d’été et les test-matches d’automne.

L’idée est simple sur le papier : opposer les six nations du Nord aux six meilleures sélections du Sud. D’un côté, les équipes du Tournoi des six nations, la France, l'Angleterre, l'Irlande, l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Italie. De l’autre, les quatre membres du Rugby Championship, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, l'Australie et l'Argentine, rejoints par le Japon et les Fidji.

36 duels Nord-Sud et un bouquet final à Twickenham fin novembre

Chaque sélection affrontera les six équipes de l’autre hémisphère, avec trois journées en juillet puis trois autres en novembre. Au total, 36 rencontres Nord-Sud doivent permettre d’établir un classement dans chaque hémisphère. Avec en point d'orgue, les six finales organisées à Twickenham, du 27 au 29 novembre, avec à la clé deux récompenses. La première distinguera l’hémisphère le plus performant. La seconde sacrera le “champion des nations”, au terme de la finale entre les deux premiers de chaque zone.

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Sur le fond, World Rugby cherche à donner un véritable enjeu sportif et commercial à des affiches jusque-là dispersées dans le calendrier. Cette compétition entend aussi relancer une rivalité historique entre les deux grandes sphères du rugby mondial, dans un sport de plus en plus structuré par les droits télévisés, le marketing et les impératifs de remplissage des stades.

Car le dispositif n’échappe pas à une certaine complexité. Les Fidji, par exemple, disputeront cet été leurs trois matches “à domicile” à l’extérieur, au pays de Galles, en Angleterre et en Ecosse. Le Japon recevra bien l’Italie et la France à Tokyo, mais accueillera l’Irlande en Australie lors de la deuxième journée.

Des matchs de 9h à 23h : les amateurs de rugby vont vivre un samedi chargé

La première journée, samedi, donnera immédiatement le ton avec six matches étalés sur quatorze heures grâce au jeu des fuseaux horaires. Trois affiches se détachent particulièrement.

La France ouvrira le bal face à la Nouvelle-Zélande à 9h10, dans un choc d’entrée particulièrement relevé. Les Bleus, doubles vainqueurs du Tournoi des six nations, n’ont plus gagné chez les All Blacks depuis 2009. L’été dernier, ils avaient quitté la Nouvelle-Zélande avec trois défaites malgré des séquences encourageantes. Cette fois, Fabien Galthié pourra s’appuyer sur une ligne arrière ambitieuse, portée notamment par la charnière Maxime Lucu - Matthieu Jalibert. 

En face, les All Blacks abordent un nouveau cycle avec Dave Rennie, nommé après deux saisons jugées décevantes sous Scott Robertson. A un an de la Coupe du monde, la pression est déjà forte.

Dans la foulée, à 10h40, le Japon recevra l’Italie. Les Japonais, qui avaient marqué les esprits il y a quelques années, semblent en perte de vitesse. Les Italiens, eux, veulent confirmer les progrès entrevus depuis 2023 et poursuivre leur montée en puissance.

Autre rendez-vous très attendu : Australie - Irlande à 12h10. Les Wallabies avancent encore avec des certitudes fragiles. Leur année 2025 avait laissé entrevoir un rebond, entre une résistance intéressante face aux Lions britanniques et une victoire en Afrique du Sud, avant de s’effondrer avec quatre défaites en Europe en novembre. À un an du Mondial organisé à domicile, l’Australie doit recréer de l’élan populaire. L’Irlande, deuxième du Tournoi 2026 malgré une lourde défaite en France, représente un test révélateur.

Le pays de Galles affrontera ensuite les Fidji à 15h10, dans une rencontre officiellement organisée par la sélection du Pacifique mais disputée à Cardiff. Les Gallois espèrent capitaliser sur leur mieux aperçu en fin de Tournoi, tandis que les Fidji restent capables de bousculer n’importe quelle nation.

A 17h40, l’Afrique du Sud, double championne du monde en titre, entrera en scène contre l’Angleterre. Les Springboks restent sur une année 2025 impressionnante, marquée par un titre dans le Rugby Championship, une victoire retentissante en Nouvelle-Zélande et un sans-faute en tournée européenne. Mais dans ce nouveau format, aucun faux pas ne sera anodin. Les Anglais, eux, sortent d’un début d’année 2026 raté et jouent déjà gros.

Enfin, l’Argentine recevra l’Ecosse à 21h10 pour conclure cette première journée. Les Ecossais, privés notamment de Blair Kinghorn et d’un Finn Russell encore convalescent, auront en tête leur revers de novembre dernier face aux Pumas, après avoir pourtant mené 21-0.

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