8 min de lecture Divertissement

Lambert Wilson "étonné" d'avoir incarné de Gaulle, Cousteau et l'abbé Pierre

Le comédien aux racines irlandaises n'en revient pas d'avoir incarné ces "mythes" de l'histoire française au cinéma.

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Nouvelle Formule - Jeu Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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David Buron

Retrouvez Stéphane Bern dans A La Bonne Heure ! du lundi au vendredi de 11h30 à 12h30, sur RTL, pour une émission spéciale confinement.

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un nouveau jeu qui vous emmène des rois de France aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine... avec des stars que nous prenons chaque jour au téléphone pour débriefer vos réponse !

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

"On l’a surnommé Captain Planet. Et il a été 20 ans durant la personnalité préférée des français. Il a été une star mondiale.  Et pourtant, aujourd’hui, son nom est un peu tombé dans l’oubli. Par chance, un film de Jérôme Salle sorti en 2016 «  l’Odyssée » l’a fait connaître aux plus jeunes.
Il est vrai qu’aujourd’hui sa personnalité est contestée. Il était d’un autre temps, celui où l’homme pensait qu’il fallait dominer la nature et que celle-ci lui appartenait comme lui appartenaient les êtres vivants qui s’y mouvaient.
Et même si, dans les dernières années de sa vie, il s’est converti à l’écologie et à la défense de l’environnement, certains estiment que cette conversion fut un peu tardive.
Il a passé une partie de son enfance à New York où travaillait son père et après le bac qu’il n’obtient qu’à l’âge de 20 ans, assez indécis sur son avenir, il réussit brillamment le concours de l’Ecole navale. Au bout de quelques temps d’apprentissage et de cabotage, la marine l’ennuie un peu. Il demande alors sa mutation dans l’aéronavale. Mais un grave accident l’empêche de passer du bateau à l’avion. C’est pendant sa convalescence qu’il va faire une rencontre décisive, celle d’une jeune officier, Philippe Tailliez, qui l’initie à la plongée sous-marine. C’est une révélation dont il écrira ceci
« J’ignore, en mettant le nez dans cet univers fabuleux, que je me précipite dans une succession de bonheurs et de problèmes qui durera 60 ans ».
Et en 1942, en pleine guerre, il filme, avec son ami Tailiez, son premier documentaire qui s’appelle « par 18 mètres de fond » , filmé en apnée grâce à un boîtier étanche qu’ils ont mis au point pour protéger la caméra.
Mais c’est dans les années cinquante, après plusieurs films sous marins qu’il découvre sur l’Ile de Malte, dans le port de la Valette, un ancien dragueur de mines, transformé en ferry boat qui va changer sa vie. Ecoutons le parler de cette embarcation :
« Avec son bordé de bois moitié blanc, moitié noir, entre les barques de pêche et les cuirassés, elle me plaît sur le champ. Je la veux. Je l’aurai ! Je lis son nom : Calypso, écrit sur la coque. Dans la minute, je comprends que je la commanderai. Que j’irai avec elle au bout du monde.” 
C’est le début d’une grande épopée, de ses films superbes dont le plus connu, coréalisé avec Louis Malle lui vaudra la Palme d’or à Cannes et l’Oscar du meilleur documentaire. La légende est lancée …
Pour le reste, oui, une sorte de mégalomanie, une attirance pour les aventures qui fera dire à un de ses coéquipiers que sa femme qui l’accompagnait sur son bateau fut « la seule femme de marin à avoir attendu son mari en mer», un mépris parfois pour ses enfants, comme dans cette remarque : « ce n'est pas parce qu'un gosse est né de votre sperme qu'il a les qualités nécessaires pour vous remplacer » …
Mais faut-il fouiller toutes les malles et en ressortir tous les secrets ?
La sagesse populaire le dit bien: il n’y a pas de grand homme pour son valet de chambre …
Un dernier indice, peut-être. L’abbé Pierre et lui se sont longtemps disputés le titre de personnalité préférée des français. Ironie du sort, c’est le même acteur, Lambert Wilson, qui, au cinéma a interprété les deux personnages …
Mais quel est son nom ?"

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La réponse: Le commandant Jacques-Yves Cousteau. 
Au téléphone pour en parler avec nous: Lambert Wilson. L'acteur revient sur le parcours de celui qu'il a incarné dans L'Odyssée, formidable biopic de Jérôme Salle sorti en 2016.

"L'Odyssée" de Jérôme Salle avec Lambert Wilson et Pierre Nine, sorti octobre 2016.
"L'Odyssée" de Jérôme Salle avec Lambert Wilson et Pierre Nine, sorti octobre 2016.

Énigme n°2

"Je n’ai pas pour habitude de raconter des histoires au dessous de la ceinture, mais, une fois n’est pas coutume, il va bien falloir que je m’y mette pour vous faire trouver cette énigme.
Si on remonte un peu loin dans le temps, mon accessoire n’existe pas. Il faut dire qu’à la fin du Moyen Age, l’homme, comme la femme, portait une robe. Enfin, les hommes et les femmes de la bonne société. Les plus modestes eux portaient des braies (ah on se rapproche de la solution de mon énigme). Les braies, ce sont des sortes de grands caleçons.
Au 15ème siècle, changement de mode. Voici les hauts de chausses qui vont de la ceinture au genou et les pourpoints, sortes d’ancêtres de la veste. Il se trouve que le pourpoint se met à raccourcir. Ce qui ne plait pas à tout le monde et notamment pas au chroniqueur Mathieu de Coucy qui regrette, je le cite «  ces hommes vestus plus courts tellement que l’on voit la façon de leur cul et de leur génitoire » … Bon, ça c’est dit. 
On les recouvre donc, ces génitoires, d’une poche, cousine des braies dont je vous parlais tout à l’heure, et qu’on appelle, elles, les brayes.
Et la grande mode, pour paraître plus viril, et vous le verrez si vous observez des portraits de monarques de l’époque, comme Charles Quint par exemple, c’est de renforcer cette braye. On la rembourre, on l’orne de rubans ou même de joyaux … Ce qu’on ne ferait pas pour montrer qu’on en a … une sorte d’exhibitionnisme que Montaigne, par exemple, n’aimait pas …
Viennent des époques plus chaste où l’on cache cet attribut que l’on ne saurait voir,  et il faudra attendre le 18ème siècle pour qu’il fasse son retour. Mais c’est le 19 ème qui lui donne ses lettres de noblesse ou qui plutôt en rend l’usage commun avec l’apparition du pantalon. A l’époque, on la boutonne, on la cache sous une patte tandis que les tailleurs s’évertuent à loger le sexe masculin dans un petit gousset qui se place le long de la cuisse. D’où la fameuse question des tailleurs : vous portez à gauche ou vous portez à droite ?
Eh oui ça vient de là.
Aujourd’hui elle est à boutons ou à fermeture éclair. Et elle a ceci de commun avec la porte d’Alfred de Musset : il faut qu’elle soit ouverte ou fermée …
Mais de quoi vous ai-je parlé ?"


La réponse: La braguette. 
Au téléphone pour en parler avec nous: L'historien de la mode Denis Bruna, co-auteur de l'ouvrage Histoire des modes et du vêtement (éditions Textuel).

Histoire de la mode
Histoire de la mode Crédit : Textuel

Énigme n°3

"Laissez moi maintenant vous parler d'un endroit qui, de tous temps, a fait rêver nos écrivains. Victor Hugo disait qu'il était à la France « ce que les pyramides sont à l’Égypte. » Maurice Barrès, lui, évoquait carrément « un miracle surgit des sables mouvants. » Plus près de nous c'est Maxime Chattam qui, dans un de ses thrillers, décrit ce lieu comme « un reliquat de Babel. Un doigt fier levé vers les cieux, (…) jaillissant de la mer comme le tranchant d'un silex patiemment sculpté. »  
Vous l'aurez compris : pour parler du lieu que je veux vous faire deviner, mieux vaut s'armer de superlatifs !
Fruit du mariage entre une nature brute et d'ingénieuses constructions humaines, il éblouit les visiteurs depuis plus de 1000 ans !
Difficile de dire exactement à quelle époque l'homme y a mis les pieds pour la première fois. 
Dans l'Antiquité, déjà, des druides devaient s'y rendre pour honorer le Dieu Bélénos. Mais tous les spécialistes ne s'accordent pas sur ce point… 
Ce qui est sûr en revanche, c'est qu'au début du 8e siècle un évêque y fit construire la première église. L'ordre, expliqua-t-il, lui avait été donné par un ange qui lui était apparu.. en songes. Lors du premier rêve, le prélat, croyant à une action du Malin, ne s'était pas formalisé. Mais l'ange était revenu deux fois et, la dernière fois, il lui avait enfoncé le doigt dans le crâne.. pour bien se faire comprendre ! C'est ainsi que naquit la première construction en dur sur notre îlot. 
Vous ne croyez pas à cette histoire ? Libre à vous… sachez quand même que le crâne de l’évêque est toujours conservé dans la région. On peut le voir.. et constater qu'il y a bien un trou, net, sur le côté droit. 
Les années passèrent et la modeste église se transforma en collégiale, puis en une merveilleuse abbaye. Pendant la Révolution, les sans-culottes transformèrent le lieu sacré en prison.. ce qui, paradoxalement, le sauva de la ruine !
Aujourd'hui, fort heureusement, l'endroit a retrouvé sa vocation initiale, mais plus question d'y faire une petite retraite spirituelle : chaque année, ce sont près de deux millions et demi de visiteurs se pressent entre ses murs !
Mais quel est ce lieu magique ?"

La réponse: Le Mont-Saint-Michel. 
Au téléphone pour en parler avec nous: Guillaume de Tonquédec. 

le Mont Saint Michel en juin 2018
le Mont Saint Michel en juin 2018 Crédit : RTL

Énigme n°4

"Vous connaissez «  the sound and the fury » le bruit et la fureur ? C’est un des romans les plus célèbres de Faulkner qui relate la déchéance d’une de ces grandes familles ruinées du Sud de l’Amérique. C’était le roman préféré des parents de ce cinéaste assez iconoclaste, adulé par les uns, rejeté parfois méprisé par d’autres qui jugent qu’il est plus doué pour le marketing – notamment de lui-même- que pour le cinéma dont je voudrais vous faire découvrir le nom. J’en reviens à mon livre : deux des personnages de Faulkner portent le même prénom que lui. Un prénom à consonance française. Mais c’est à cause de Faulkner et non pas de la France que ses parents l’auraient prénommé ainsi... 
Il y a une autre version, moins littéraire, plus télévisuelle mais peut être plus vraisemblable. C’est que ce prénom est un dérivé de Quint, Quint un cow boy incarné par Burt Reynolds dans la série "Gunsmoke".
Mais passons à autre chose. Peut être au fait que son père, apprenti comédien, a pris vite la poudre d’escampette. Le voici donc parti, seul avec sa mère, pour la banlieue de Los Angeles. LA : des grandes avenues, des bars, des maisons tape à l’œil, des grosses bagnoles, on dirait le décor de ses premiers films…
Les études ? Très peu pour lui. Il a tout plaqué à 16 ans. Et il a vite gagné sa vie dans le cinéma. Enfin, façon de parler. Son premier job, placer les clients dans un cinéma X, mais le deuxième est plus intéressant : vendeur de VHS. Il connaissait déjà bien le cinéma. Mais il va passer 7 ans dans ce job à se perfectionner. Godard, Melville ou John Woo tout y passe. Il regarde, il apprend …Et il s’en servira !
Dans le même temps, il prend des cours de théâtre et c’est  grâce à eux qu’il a l’idée de devenir scénariste.
True Romance réalisé par Tony Scott et Tueurs nés par Oliver Stone, c’est lui qui les a écrit. Mais à Hollywood, il faut être patient. D’autant qu’il a un caractère assez trempé qui lui vaut de belles fâcheries avec Oliver Stone, notamment ou avec Spike Lee.
Il lui faudra attendre, un peu,  1992  exactement pour réaliser son premier film. 2 ans plus tard, deuxième film et la consécration à Cannes avec une Palme d’or et un Oscar mais seulement du meilleur scénario. C’est la preuve que comme quelques uns de ses confrères américains, on le chouchoute plus de ce côté ci de l’Atlantique.
Que vous dire de ces films ? Qu’on y retrouve le découpage en chapitres, qu’ils mettent en scène des personnages souvent déjantés, qu’on y voit une telle violence que la surcharge d’hémoglobine fait parfois plus rire qu’elle n’apeure, et qu’ils sont accompagnés d’une BO presque aussi célèbre que les films eux mêmes.
Son dernier film qui porte, en partie sur l’affaire Sharon Tate, la première femme de Roman Polanski, (oui il aime beaucoup revisiter l’histoire, mais à sa façon) est son 9ème. Il a déclaré qu’il réaliserait 10 films pas un de plus. Le prochain sera-t-il son dernier ?
Mais de quel immense cinéaste américain culte s’agit-il ?"

La réponse: Quentin Tarantino.
Au téléphone pour en parler avec nous: L'auteur, comédien et humoriste Artus, grand fan de Quentin Tarantino. 

Quentin Tarantino à Cannes, le 25 mai 2019
Quentin Tarantino à Cannes, le 25 mai 2019 Crédit : Alberto Pizzoli / AFP
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