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Argentine : les jeunes femmes dans la rue pour leurs droits

En avril dernier, une jeune collégienne argentine a été sanctionnée, car elle ne portait pas de soutien-gorge sous sa robe. Une affaire qui a déclenché une petite révolution.

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Argentine : les jeunes femmes dans la rue pour leurs droits Crédit Image : JUAN MABROMATA / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Amandine Bégot

Comme un petit parfum de mai 68 en Argentine. Vous vous souvenez sans doute de ces soutiens gorges que les féministes brûlaient il y a 50 ans sur les barricades, et bien les Argentines ont organisé il y a quelques jours un grand lâcher de soutien-gorges devant le ministère de l'Éducation. C'est ce que nous raconte Libération. Une manière de protester après la sanction infligée à Bianca.

C'était le 23 avril dernier, à Buenos Aires. Cette lycéenne de 16 ans est rappelée à l'ordre, renvoyée chez elle avec un avertissement, parce qu'elle ne portait pas de soutien-gorge sous sa robe longue. "Il y a encore quelques années, explique l'une de ses camarades, personne n'aurait rien fait contre cette décision machiste". Mais là, ce sont des centaines de femmes, jeunes et moins jeunes qui sont descendues dans la rue.

Dans la rue ou dans les collèges, les lycéens arborent désormais fièrement le foulard vert, symbole au départ de la lutte pour le droit à l'avortement, toujours illégal en Argentine. Le phénomène prend une telle ampleur que certains établissements, complètement dépassés, ont carrément interdit les vêtements verts. "La révolution des jeunes filles est en marche" écrit Mathilde Guillaume, la correspondante de Libé sur place.

Les "Black Blocs" à la Une

Eux n'avaient pas choisi le vert hier pour manifester, mais le noir. Les "Black Blocks", à l'origine des violences hier dans Paris font ce matin la Une de la plupart des journaux. "Mardi noir à Paris", titre ainsi L'Est Républicain. "Hold up sur le 1er mai", ça, c'est la une de La Provence. Le Figaro évoque lui des saccages en plein Paris. "Après l'indignation, la polémique", titre le journal. 

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Selon Vincent Trémolet de Villers, "c'est l'autorité de l'État qui a été bafouée, une fois de plus", écrit-il dans son édito. D'après Patrick Chabanet, du Journal de la Haute-Marne, le gouvernement ne sort pas gagnant. "Il est, explique-t-il, responsable du maintien de l'ordre. Or, il y a eu défaillance... grave". "Gouverner, c'est prévoir", rappelle de son coté Laurent Bodin dans l'Alsace.

Pour Denis Carreaux de Nice Matin, "Emmanuel Macron a commis une erreur en traitant par le mépris les critiques sur sa présence en Australie". "La frontière, ajoute-t-il, entre la confiance et l'excès de confiance est parfois ténue". 

Emmanuel Macron, "leader des marchés libres"

Emmanuel Macron qui fait la Une du dernier numéro du magazine américain Forbes - magazine économique de référence on le rappelle. Le chef de l'État apparaît tout sourire sous ce titre : "Le leader des marchés libres". Ça aussi ça risque de faire grincer des dents. Et ce d'autant plus que le chef de l'État annonce la suppression de l'"exit tax", cette mesure mise en place par Nicolas Sarkozy pour limiter l'évasion fiscale.

"Les gens, explique-t-il, sont libres d'investir où ils veulent : si vous êtes capable d'attirer des investisseurs, tant mieux pour vous, mais si vous n'y arrivez pas, alors il faut pouvoir divorcer". Et d'ajouter : "je crois que si vous voulez vous marier, vous ne devez pas avoir à expliquer à votre conjoint : 'si tu m'épouses, alors tu ne pourras jamais divorcer'. Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure manière d'être avec quelqu'un que l'on aime. Alors, je suis pour que l'on soit libre de se marier, mais aussi de divorcer."

"Voilà qui risque, écrit ce matin le Huff Post, de raviver un peu plus son image de président des riches".

Les animaux domestiques sous antidépresseurs

Dans la presse américaine également ce matin, ces vétérinaires qui s’inquiètent. Les animaux de compagnie prennent de plus en plus d’antidépresseurs : Prozac ou autres, c'est à lire dans le Washington Post. Selon une enquête réalisée aux États-Unis en 2017, 8% des propriétaires de chiens et 6% des propriétaires de chats ont donné à leurs animaux des médicaments contre l'anxiété ou les sautes d'humeurs, et ce, au cours des 12 derniers mois.

Ici en France, c'est le poids de nos amis les bêtes qui inquiète. "Même les animaux sont en surpoids", titre Le Parisien. Ce serait le cas de 30% des chiens et d'au moins 35% des chats. Résultat, comme nous, ils développent de nouvelles maladies : diabète, problèmes cardiaques, arthrose, tumeurs... . "On voit, explique la vétérinaire Ariane Garber, apparaître des tumeurs des glandes salivaires ou du colon qu'on ne constatait pas il y a 15 ans".

"La faute, dit-elle, aux croquettes industrielles". D'après cette adepte de la phytothérapie, elles contiendraient en effet tout un tas de mauvaises choses, un peu comme notre mal bouffe. La SNAC, l'Association sécurité de la nourriture pour les animaux de compagnie, a voulu en avoir le cœur net. Elle a fait analyser la composition de certaines croquettes.

Résultat : plus que de la viande, on a retrouvé chez certaines marques des sous-produits animaux à base de plumes, de becs ou d'ongles. Plus inquiétant, dans des croquettes fabriquées aux États-Unis, les chercheurs ont relevé des traces de plomb et de bisphénol
Alors info ou intox ? L'enjeu, et ça c'est une certitude, est colossal. Le marché de l'alimentation pour chiens et chats, c'est aujourd'hui 2,7 milliards d'euros en France. Autant, pour info, que celui de la lingerie !

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