2 min de lecture Musique

Benjamin Millepied : "Être chorégraphe c’est être artisan"

REPLAY - Le chorégraphe et danseur Benjamin Millepied est à la tête du Ballet de l'Opéra de Paris depuis le 1er novembre 2014. Il vient de dévoiler le programme de la célèbre institution.

Laissez-vous tenter Laissez-vous tenter Yves Calvi & Le Service Culture iTunes RSS
>
"Laissez-vous tenter" du 5 février avec Benjamin Millepied Crédit Image : LOIC VENANCE / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Charlotte Latour
Charlotte Latour et Axel Dauvergne

À la tête du Ballet de l'Opéra de Paris depuis le 1er novembre 2014, le danseur et chorégraphe Benjamin Millepied vient de dévoiler le programme de la célèbre institution. Un menu entre grands classiques et modernité. On y retrouve aussi bien La Bayadère, dans la version de Rudolf Noureev, et Giselle, dans celle de Patrice Bart, que trois pièces de la Flamande Anne Teresa De Keersmaeker, déjà jouée à l’Opéra de Paris, ou encore Pina Bausch et Wayne McGregor.

Un rapport à la musique particulier

Benjamin Millepied est arrivé à la danse par la musique avant tout. "Mon approche de la danse n’a pas commencé par la danse classique, n'a pas été forcé. Le désir de bouger est d’abord passé par le plaisir d’écouter la musique".

Le chorégraphe a grandi à Dakar, au Sénégal, où la musique est très importante, surtout les percussions. "En danse on travaille avec le rythme tout le temps. Que ce soit Stravinsky, Tchaïkovski, Bach… les rythmes peuvent être très complexes et c’est quelque chose de très important d’avoir cet apprentissage".

Une volonté de transmettre cette vision de la musique

Pour le nouveau directeur du ballet de l'Opéra de Paris comme pour le célèbre chorégraphe russe Balanchine : "danser, c'est donner à voir la musique". Une relation entre les deux arts qui est aussi essentielle qu'ancestrale. "Je fais un travail très proche de la partition. Au début du ballet, à l’époque de Louis XIV, les chorégraphes connaissaient la musique, savaient écrire la musique, et ensuite écrivaient leur danse. On voyait la composition musicale et la composition chorégraphique au même niveau".

À lire aussi
vinyles-795x530 musique
Les gros tubes Australiens / Les Batteurs de légende

Une vision qu'il compte bien faire passer aux danseurs et chorégraphes du ballet de l'Opéra de Paris. "Être chorégraphe c’est être artisan, comme un horloger. Et j’aime beaucoup parler de la chorégraphie comme ça puisque c’est un métier qui demande aussi beaucoup de technique. Savoir manier un groupe c’est des mathématiques. Voir la chorégraphie comme ça, c’est ce qui m’a donné envie en commençant cette première saison de travailler sur une académie chorégraphique au sein de l’Opéra de Paris où on va apprendre le savoir faire du métier chorégraphique".

L'importance de rendre le ballet plus accessible

Au sein du L.A. Dance Project en 2012, Benjamin Millepied a fait en sorte de sortir le ballet des murs de l'opéra pour donner des spectacles dans des musées ou des gares par exemple. Une notion qu'il compte appliquer aussi à l'Opéra de Paris. "Je pense qu’il faut aller vers le public et pas forcément attendre qu’il rentre dans la salle de l’opéra pour voir un spectacle. Je pense que les collaborations avec les artistes visuels, avec les designers, ça permet de s’ouvrir à d’autres publics. Déplacer la danse dans des décors insolites c’est intéressant puisque l'on est dans des décors naturels".

En plus de le sortir de l'opéra, il compte aussi sortir le ballet de Paris : "Il faut de plus en plus ouvrir aux régions. Ça commence à se mettre en place, on va le faire davantage."

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Musique Laissez-vous tenter
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants