9 min de lecture Divertissement

Léon Zitrone : Le drôle d'hommage de Laurent Gerra et Stéphane Bern à l'animateur

Ce matin dans "A La Bonne Heure", Laurent Gerra et Stéphane Bern ont célébré la mémoire du commentateur télé à leur façon... et c'est très drôle !

Micro générique Switch 245x300 À la Bonne Heure ! Stéphane Bern
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Léon Zitrone : Le drôle d'hommage de Laurent Gerra et Stéphane Bern Crédit Image : Kervin Portelli | Date :
La page de l'émission
Germain Sastre
Germain Sastre
Rédacteur émission

Ce vendredi matin, Laurent Gerra a tenu à célébrer la mémoire de Léon Zitrone, le 
journaliste disparu en 1995, en revenant notamment sur sa façon de parler, très particulière : "Entendre Léon Zitrone dire 'Foutredieu', c'est quand même pas commun ! On devrait le remettre à l'honneur". Mais pour Laurent Gerra, celui qui a animé des émission de télé cultes telles que Intervilles ou encore l'Eurovision était avant tout un homme avec "une grande popularité" : "C'était une grande figure de l'audiovisuel qui a toujours été présent dans mes spectacles et on me le réclame souvent (...) C'est un personnage haut en couleur qui a marqué son temps".

Stéphane Bern, qui a collaboré avec Léon Zitrone à ses débuts, se souvient aussi d'une anecdote truculente sur sa façon de manger : "Quand j'avais rendez-vous l'après-midi avec lui, on voyait sur sa cravate et sa chemise tout le menu" dit-il en riant avant de souligner le génie de ce grand homme de télé : "Il me fascinait parce qu'il était d'une culture générale extraordinaire (...) et il parlait un français remarquable".

Enfin, Laurent Gerra évoque une chanson enregistrée par Léon Zitrone et Guy Lux en juillet 1964 pour les besoins de l'émission Au-delà de l'écran. Le texte portait notamment sur leur duo télévisuel. Nous vous proposons de (re)découvrir cette pépite...

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Culte: Guy Lux et Léon Zitrone "Le tango d'Intervilles" | Archive INA

Retrouvez cette séquence hommage hilarante à Léon Zitrone par Laurent Gerra et Stéphane Bern dans son intégralité ci-dessus...

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Retrouvez Stéphane Bern et l'équipe de A La Bonne Heure ! du lundi à vendredi de 11h30 à 12h30 pour une émission spéciale confinement.

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un jeu qui vous emmène des rois aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine, et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle. 

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

Revenons quelques années en arrière, du temps de ce qu’on appelait l’ORTF… A l’époque, il n’y avait qu’une puis deux puis trois chaînes et toutes appartenaient au service public. Et parmi les personnages qui ont marqué l’ORTF, il y a celui dont il faut deviner le nom, qui est aussi un homme qui a marqué RTL...


Il est entré à la RTF (Radio et Télévision Française, on ne lui rajoutera l’Office qu’en 1964) en 1948 mais pendant dix ans, on ne le verra pas à l’antenne. Il faut dire que ce diplômé en droit et en chimie qui est né en 1914 en Russie au moment où Saint-Petersbourg allait devenir Petrograd, parle pas mal de langues. Aussi l’a-t-on affecté au service des émissions destinées à l’étranger. C’est en 1959 que Pierre Sabbagh qui dirige alors l’information la télévision lui demande de présenter le Journal télévisé. Il le fera pendant 20 ans. 

Mais ce boulimique, à tous les sens du terme d’ailleurs, ne pouvait pas se contenter d’une seule affectation. Voilà pourquoi tout au long de sa carrière, il a occupé tous les terrains. Les terrains de course pour lesquels il commentait le tiercé avec ces chevaux qui revenaient du diable vauvert ; les terrains de jeux avec son complice Guy Lux et les échauffourées d’Intervilles qui ont provoqué des scènes d’anthologie comme celle où après avoir perdu ses lunettes, il s’époumonait : "Guy, je ne peux plus rien commenter, je ne vois plus rien, je ne vois plus rien sans mes lunettes !"


Et puis, parce qu’il avait l’art de parler de tout et de rien, parvenant ainsi à meubler les longs silences qui hantent ces cérémonies, il devint le commentateur attitré des grands mariages et des grands enterrements. C’est même lui qui le 2 juin 1953 fut aux commandes de la première retransmission de l’Eurovision, le couronnement de la reine Elizabeth II d’Angleterre.

Les mauvaises langues prétendent que, comme la reine ne pouvait être filmé que de face, il aurait osé un commentaire selon lequel "le protocole interdit absolument de prendre la reine par derrière" mais les recherches sur les archives ne nous ont pas permis d’accréditer cette rumeur.

Un mot sur le caractère de cette personnalité. Là encore ceux qui ne l’aimaient pas, et il y en avait, prétendaient qu’il se montrait aussi odieux avec les petits qu’il paraissait servile face aux puissants. Ce qui est vrai c’est qu’il aimait cette popularité que lui avait donné la télévision, même si, comme l’a raconté Michel Drucker, il lui est arrivé dans un aéroport alors qu’une dame se précipitait vers lui pour lui demander un autographe, de lui signifier : "Madame, je vous interdis que me reconnaître"...

Mais quel est le nom de cette grande figure de la télévision ?
 
Réponse : Léon Zitrone.
 
Au téléphone : Laurent Gerra.

Énigme n°2

C’est d’un immense écrivain mais aussi d’une personnalité hors norme dont nous allons parler maintenant. Cet écrivain est mort il y a exactement t 140 ans aujourd’hui, c’était le 8 mai 1880.

Une phrase de lui pourrait être sa devise, tant il passait de temps pour écrire une seule phrase : "Tu ne dois chercher ni la complaisance, ni le gain, ni la gloriole mais à polir ta phrase !"

Il est né en 1821 à Rouen. Enfance assez triste d’autant que c’est sur son frère que ses parents font porter tous leurs espoirs… Une anecdote qui résume assez bien sa vie : A 15 ans, il tombe amoureux d’une jeune femme, Elisabeth Schlesinger, l’épouse d’un éditeur de musique. Eh bien, il attendra 35 ans et qu’elle soit devenue veuve pour lui écrire sa première lettre d’amour. Et pourtant, on découvrira quand sera publié après sa mort un livre que cette femme lui avait inspiré, Mémoires d’un fou, alors qu’il n’avait que 18 ans, combien sa passion l’avait dévoré.

Il a songé à s’installer à Paris. Mais les effets d’une maladie nerveuse le feront revenir en Normandie. On l’appellera parfois, tellement la solitude était son lot, l’ermite de Croisset. L’art sera le remède à ce qu’il considère comme "cette triste plaisanterie qu’est la vie"…

De retour d’un voyage en Egypte, il se met à la rédaction de son livre sans doute le plus célèbre même si certains considèrent qu’il n’est pas forcément le meilleur. Voici ce qu’il en dit à Louise Collet qui fut sa maîtresse et plus encore peut-être sa correspondante : "Chère Louise, tu n'as point, je crois, l'idée du genre de ce bouquin ; autant je suis débraillé dans mes autres livres, autant dans ce lui-ci je tâche d'être boutonné et de suivre une ligne droite géométrique. Nul lyrisme, pas de réflexions, personnalité de l'auteur absente. Ce sera triste à lire ; il y aura des choses atroces de misère et de fétidité." 

Il dira d’ailleurs que ce livre l’ennuie tant il y travaille. Voici ce qu’il dit de sa façon de travailler la phrase : "Une bonne phrase de prose doit être comme un vers, inchangeable, aussi rythmée, aussi sonore."  L’œuvre qui paraîtra en 1857 lui attirera un procès pour outrage aux bonnes mœurs de la même façon que Baudelaire avait été poursuivi après la publication des Fleurs du Mal… Le livre se vendra à 6500 exemplaires. Ce n’est pas rien pour l’époque mais pas suffisant pour assurer la richesse de son auteur. 

On a parlé de cette obsession de la phrase qui est aussi l’obsession de faire ou d’être vrai.

Et pour travailler son rythme, il s’enfermait dans ce qu’il appelait son gueuloir. Car c’est en gueulant la phrase qu’il s’apercevait de sa perfection ou de ses défauts. Il écrira d’ailleurs un jour dans une lettre : "J'ai la gorge toute éraillée d'avoir crié tout ce soir en écrivant, selon ma coutume exagérée."

Un autre trait de son caractère qui le faisait aussi gueuler : La détestation de son époque :  "Dans quel siècle, mon Dieu, m'avez-vous fait naître !" s’écriera-t-il un jour. Il publiera d’ailleurs un roman qui a pour thème la bêtise se justifiant ainsi : "Je vomirai sur mes contemporains la dégoût qu'ils m'inspirent."

Le 8 Mai 1880, c’était un samedi, il prend le train pour Paris. A 11h du matin il est frappé par une apoplexie foudroyante. Il meurt sur le coup. Mais qui est cet écrivain, peut-être le plus grand styliste français ?


Réponse : Gustave Flaubert.

Au téléphone : Le comédien Jacques Weber qui a incarné Gustave Flaubert au théâtre. Il est également l'auteur d'un livre sur lui intitulé Vivre en bourgeois penser en demi Dieu paru en 2018.

Énigme n°3

Il n’y a plus beaucoup d’événements, dans notre société qui regroupent une majorité de français devant la télévision. Il y a les grandes finales sportives, surtout quand la France y participe comme ce fut le cas en 2018 lors de la Coupe du monde de foot, et cette émission un peu particulière qui a lieu, en principe tous les 5 ans… Mais de quelle émission ou plutôt de quel événement s’agit-il ?


En réalité, cet événement qui paraît aujourd’hui essentiel n’a pas toujours existé.
Il n’y en a pas eu en 1965 pour l’élection du général de Gaulle ni en 1969 pour celle de Georges Pompidou.

C’est en 1974 que le premier fut mis en place. Il eut lieu à quelques jours du deuxième tour au studio 101 de la Maison de la Radio, il était arbitré par deux journalistes, Jacqueline Baudrier et Alain Duhamel et il mit aux prises Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand.

C’est au cours de cette émission qu’il y eût un échange qui n’a pas marqué l’histoire et c’est bien dommage parce qu’il est assez drôle :

- Mitterrand : "Jajoute que le diminution de la TVA atteint 3 milliards et non pas 12 parce que vous aviez compté dans les produits de première nécessité le homard et le caviar."
- Giscard : "Soyons sérieux Monsieur Mitterrand, le homard et le caviar ne font pas 9 milliards de francs. Les français le savent parfaitement. Vous n’allez pas prétendre que la différence c’est le homard et le caviar."

- Mitterrand : "Vous les aviez englobé de manière très spécieuse. Mais peut-être avez vous cru que c’était aussi nécessaire que la brioche en 1989."

Non, ce n’est pas cet échange qui est passé à la postérité. C’est un autre que François Mitterrand a d’ailleurs assez mal vécu au point, sept ans plus tard de demander à Robert Badinter et à Serge Moati d’aller négocier des conditions inacceptables avec l’équipe de Valéry Giscard d’Estaing, de façon à ce que cet événement qu’il redoutait, n’ait pas lieu.

Peine perdue, l’équipe de Giscard qui espère rééditer sa victoire de 1974 accepta toutes les demandes. Ce que déconfits, Robert Badinter et Serge Moati durent aller annoncer à François Mitterrand. Par chance pour eux, l’issue fut heureuse pour celui qui était alors le premier secrétaire du Parti socialiste.

Dans ce débat de mots, certaines répliques ont marqué l’histoire. C’est Nicolas Sarkozy répondant à Ségolène Royal qui venait de dire et de montrer qu’elle était très en colère, que pour être président de la République, il faut rester calme. C’est la fameuse anaphore de François Hollande : "Moi président" devant un Nicolas Sarkozy médusé. C’est, en 1988, juste avant la réélection de François Mitterrand, un 8 mai d’ailleurs, Jacques Chirac qui affirme : "Vous n’êtes pas ici le Président de la République et je ne suis pas le Premier Ministre. Je vous appellerai donc M. Mitterrand." Et qui s’entend répondre : "Vous avez tout à fait raison, Monsieur le Premier Ministre."

Quel est donc cet événement dont l’influence sur l’élection présidentielle est d’ailleurs contestée ? 
 
La réponse : Les débats présidentiels.
 
Au téléphone : Le comédien et animateur télé Cyrille Eldin. Il joue dans La pièce L'opposition Mitterrand VS Rocard aux côtés de Philippe Magnan au Thèâtre de l'Atelier à Paris.

Énigme n°4

Pour cette nouvelle énigme, il faut se "projeter" dans le futur, quand nous pourrons aller et venir à notre guise.

Enfilez vos chaussures de marche et n'oubliez pas votre maillot de bain car l'endroit qu'il faut trouver est à la fois le paradis des randonneurs, et celui des baigneurs !

C'est l'un des plus beau paysage de France et l'un des plus impressionnant d'Europe ! Il a été façonné, siècle après siècle, par une petite rivière tumultueuse qui prend sa source près du col d'Allos, dans les Alpes du sud. Ces lentes années d'érosion ont donné naissance à un site qui s'étend sur plus de 50 km et où les falaises atteignent, par endroits, 700 mètres de hauteur ! Des pentes vertigineuses où s’accrochent arbustes et végétaux, percées de cavités profondes que l'on appelle des "baumes". 

Le panorama est sublime mais mieux vaut ne pas avoir le vertige ! Pendant très longtemps, aucun homme ne s'est aventuré dans ses profondeurs. Ou alors seulement des aventuriers et des cueilleurs de buis. Il faut dire que jusqu'au début du siècle dernier, cette essence était utilisée pour fabriquer les boules de pétanques et la pétanque, ça compte dans la région !


Mais revenons à cet endroit qui se trouve à cheval sur deux départements : le 04 et le 83... Aujourd'hui les choses ont bien changé : Le développement des routes et des guides de voyage ont fait affluer les touristes. Des barrages et donc des lacs artificiels ont également fait leur apparition sur le parcours. Ces retenues d'eau, immenses pour certaines, font le bonheur des familles même si, pour les créer, il a fallu engloutir quelques villages et dynamiter des ponts datant de l'antiquité…


L'écrivain Jean Giono, qui vécut et mourut non loin, à Manosque, disait de ce lieu : "Ici, c'est plus que loin, c'est ailleurs." On ne saurait mieux dire, alors espérons que, bientôt, nous pourrons de nouveau emprunter la fameuse route de la "Corniche sublime" pour admirer cet ailleurs !
 
Réponse : Les Gorges du Verdon.
 
Au téléphone : Philippe Gloaguen, président et fondateur du Guide du Routard.

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