8 min de lecture Divertissement

Jean-Jacques Annaud : Son "French kiss" avec un loup lors d'un tournage

Au téléphone ce mercredi matin dans "A La Bonne Heure", le célèbre réalisateur est revenu sur le tournage du film "Le dernier loup" dans lequel il mettait notamment en scène un canidé... très affectueux !

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Jean-Jacques Annaud : Son "French kiss" avec un loup lors d'un tournage Crédit Média : Germain Sastre | Date :
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Germain Sastre
Germain Sastre
Rédacteur émission

Ce matin, Jean-Jacques Annaud était l'invité par téléphone de Stéphane Bern. Pendant l'émission, le réalisateur est notamment revenu avec humour sur une anecdote qui a eu lieu sur le tournage de son film Le dernier loup (2015). Il mettait alors en scène une meute de loup. Et leur chef, lui, est carrément tombé amoureux du cinéaste : "Lorsque ces loups ont eu moins d'un an, je suis allé les voir à Pékin, et tout de suite, mon dresseur m'a dit 'Celui qui est là-bas au bout, c'est le jeune chef'. Ce chef m'apercevant, est venu en rampant vers moi, s'est retourné et m'a offert son ventre". Un comportement inhabituel et très étonnant selon le dresseur médusé face à cette scène, selon Jean-Jacque Annaud.

Peu à peu, le réalisateur a construit une relation de confiance avec l'animal. A tel point que, trois ans plus tard, sur le tournage du film, il lui était même impossible de commencer la journée sans avoir droit à un accueil très particulier de la part du jeune loup : "Il se dressait contre moi, mettait ses deux pattes sur mes épaules, et me léchait pendant 10 minutes". Un rituel "infernal et dangereux" selon Jean-Jacques Annaud. "Il était tellement gentil à mon égard, qu'il me mordillait le lobe des oreilles, il rentrait son museau dans ma bouche et me mordait la joue. Mon assistante était avec des serviettes-éponges, du désinfectant parce que si je ne faisais pas cette cérémonie, non seulement lui ne voulait pas travailler, mais sa meute qui n'attendait que son signal de départ, ne travaillait pas", explique-t-il.

Même si parfois le réalisateur tentait d'éviter ce rituel, par manque de temps... et surtout d'envie, en se cachant, le loup le sentait. "Sur la fin du tournage (...) il a réinventé le 'French kiss' (...) et comme une langue de loup est plus longue que celle de nos congénères, c'était complètement affolant !", finit-il par raconter.

Nous vous proposons de (re)découvrir cette séquence très drôle dans son intégralité, ci-dessus...

Les énigmes de "A La Bonne Heure !"

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Retrouvez Stéphane Bern et l'équipe de A La Bonne Heure ! du lundi à vendredi de 11h30 à 12h30 pour une émission spéciale confinement. 

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un jeu qui vous emmène des rois aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine, et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle. 

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

Il faut maintenant reconnaître un animal. Les amateurs de mythologies, de contes et de légendes le connaissent très bien tant il peuple nos imaginaires depuis la nuit des temps ! L'effroi qu'il provoque parfois s’est toujours mêlé à une sorte de fascination, ce qui lui vaut de figurer dans bon nombre de nos expressions populaires, ainsi que dans des noms de villages et de hameaux.

Difficile de dater précisément son apparition : Probablement il y a 50 millions d'années en Amérique du Nord. À partir de là son espèce évolue, se divise en plusieurs branches et, surtout, voyage énormément jusqu'à occuper pratiquement toute la surface du globe !

La cohabitation avec l'homme devient compliquée lorsque celui-ci se met à pratiquer l'élevage. Prédateur carnivore, cet animal ne résiste pas à ce "festin" offert sur un plateau. Une lutte à mort s'engage, accentuée au Moyen-Âge par les guerres et les hivers rigoureux. Poussé par la faim, attiré par les charognes, il se rapproche dangereusement des habitations et affole les populations. C'est à cette époque qu'il se met à incarner, dans les récits populaires, la figure du danger, du mal absolu ! Il est celui qu'il ne faut absolument pas croiser, tard le soir, dans la forêt… Une hystérie qui culmine au XVIIIe siècle lorsque l'un de ses congénères est accusé de dévorer des bergères dans l'actuel département de la Lozère. 

Déjà rejeté, il devient l'ennemi à abattre et une vaste entreprise d'extermination se met en branle dans quasiment toute l'Europe. Une opération funeste qui, hélas, porte ses fruits : Fin XIXe, début XXe, il ne reste plus guère de représentants de l'espèce et dans les années 1930 elle disparaît même carrément du sol français !

Il faut attendre 1992 pour qu'un couple, venant d'Italie, remette timidement le pied dans notre pays. Un retour qui ne fait pas plaisir à tout le monde, loin s'en faut, mais une poignée d'hommes est décidée, cette fois, à réintroduire l'espèce sur notre territoire. Malgré les polémiques et les coups de fusils, on compte aujourd'hui 530 individus entre nos frontières...

 
Réponse : Le loup.
 
Au téléphone : Jean-Jacques Annaud, le réalisateur de films cultes tels que L'ours (1988), Deux frères (2004) ou encore Le dernier loup (2015).

Énigme n°2

"La forme d’une ville change plus vite hélas, que le cœur d’un mortel" écrivait Baudelaire. Et pourtant, cette chanson-là résonne comme un hymne immortel à une ville et, au-delà d’elle, à tout un pays. Non, comme le souligne l’écrivain Christian Laborde, ami de l’auteur et comme lui, grand caresseur de mots, que cette chanson soit tombée dans la ritournelle mélancolique… Au contraire, dit-il "c’est de l’anti floklore"… Mais parce qu’aujourd’hui encore, le visiteur pourrait mettre ses pas dans ceux du chanteur et s’arrêter avec lui dans un quartier, devant une cathédrale ou en regardant des enfants sortir de l’école.

Et pourtant, quand il a commencé à écrire un texte sur sa ville natale, l’auteur n’était pas envahi de bons sentiments. Ses premiers vers sentaient la revanche, la rancœur, la vengeance. Cette ville, comme il l’avait écrit dans une première version le rendait morose. Il y revoyait une enfance et une adolescence tristes et sans éclat. D’autant qu’à quarante ans, perclus de doutes, il ne vivait pas l’époque la plus heureuse de sa vie. Et quand un homme malheureux regarde son enfance, cela donne rarement quelque chose de joyeux.

Et puis la ville qu’il aimait était ailleurs. C’était Paris. C’est d’ailleurs à Paris, avenue des Ternes qu’il a écrit cette chanson triste et vengeresse. Mais le retournement a lieu grâce à Odette. Odette, c’est la deuxième épouse du chanteur. Il lui lit les premiers vers. Elle l’arrête : "Quand on évoque sa ville, il faut en faire un chant d'amour, pas un chant de rancune"… Il est convaincu et se remet au travail, annexant au passage un autre hymne de la ­ville, écrit en 1845 en occitan par le poète Lucien Mengaud et mis en musique par le compositeur Louis Deffès. que tous les écoliers d’avant guerre apprenaient.

Il restait à l’enregistrer. On ne peut pas dire que l’engouement soit total. La maison de disques renâcle à payer un orchestre de 45 musiciens ; le pianiste le plus complice du chanteur, Maurice Vander, n’est pas inspiré. C’est finalement le chef d'orchestre Christian Chevallier, qui a travaillé avec Gilbert Bécaud, Nana Mouskouri ou Henri ­Salvador qui se chargera de l’arrangement.

La chanson dure 4 minutes et 22 secondes. Trop longue pour les standards de l’époque et pour la radio. Il faudra l’acharnement de quelques animateurs dont Gérard Klein pour que le public puisse l’entendre. Et une fois qu’il l’a entendue, il la réclame à cors et à cris. Quelle est cette chanson culte dans laquelle le jazz rime avec les tuyaux du gaz ?


Réponse : Toulouse de Nougaro.

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Claude Nougaro "Toulouse" | Archive INA

Au téléphone : Yvan Cassar, musicien, chef d'orchestre, arrangeur. Il a beaucoup travaillé avec Claude Nougaro, de l'album Embarquement immédiat en 2000 jusqu'à l'album posthume La note bleue.

Énigme n°3

Parlons à présent du film d’un immense cinéaste. Ce long métrage a obtenu la Palme d’or à Cannes, il y a jour pour jour 70 ans, c’était le 20 Mai 1960.

Le film s’ouvre sur l’image d’un hélicoptère qui transporte une statue du Christ. Un homme regarde cet hélicoptère et cette statue. Il s’appelle Marcello, il est journaliste dans ce qu’on appellerait aujourd’hui la presse people et surtout, il drague, il séduit et il enchaîne les rendez-vous amoureux.

C’est un film de près de trois heures, composé de récits fragmentés ou le bruit succède au silence, le vide au trop plein et c’est surtout une déambulation dans une ville à la fois magnifique et détestable. Est-ce un film sur la décadence, thème assez cher à son auteur ? Ou plutôt sur le passage d’une société d’élite à une société de masse ?


Quoi qu’il en soit, cette image d’une société dont les protagonistes se perdent dans la jouissance pour oublier leur désenchantement, provoquera le scandale. Le metteur en scène raconte ce qui s’est passé à l’issue d’une projection : "Nous avons échappé de justesse au lynchage. J'ai pris un crachat au visage et lui (l’acteur principal) s'est fait traiter de fainéant, lâche, débauché, communiste"…

Le film sera condamné par le Vatican et hué par le public de Cannes. Mais le Président du Jury qui n’est autre que Georges Simenon (qui se liera d’ailleurs d’amitié avec le réalisateur) lui attribue la Palme d’or.

Deux choses encore. Dans le film, il y a un photographe qui s’appelle Paparazzo. Et c’est à ce film qu’on doit le nom de paparazzi, ces photographes qui prennent des clichés de gens, généralement connus, à leur insu. Deuxième remarque : A la mort du cinéaste, en 1995, on voilera de noir les statues de la Fontaine de Trevi. Quel est le nom de ce film et de son auteur ?


Réponse : La dolce vita de Federico Fellini.

Au téléphone : Daniel Pennac, dont le dernier roman La loi du rêveur met à l'honneur Federico Fellini.

Énigme n°4

Je vais m’abriter derrière Brillat-Savarin, Jean Anthelme de son prénom , qui est le père de la gastronomie française et qui disait : "Sans lui, un dessert est une belle à qui il manque un œil"… Mais lui, qui est-ce ?

Ça remonte loin : Les Sumériens, les Égyptiens, les Hébreux et les Grecs le connaissaient. Mais ce sont les Romains qui, les premiers, lui ont donné ses lettres de noblesse. D’ailleurs, les légionnaires ne manquaient pas d’en emporter dans leur barda et lors que la conquête de la Gaule, il s’émerveillèrent de ceux que l’on trouvait du côté de Nîmes mais aussi chez les Arvernes, les fameux ancêtre de nos auvergnats.

Les Romains montraient quelque mépris pour les peuples du Nord qui ne le connaissaient pas. Et quand les invasions des Vikings, des Sarazins ou des Hongrois déferlèrent sur notre pays, au IXe et Xe siècle, c’est dans les montagnes et plus encore dans les monastères que ce mets trouva refuge.

Les monastères, donc. Et notamment les cisterciens. Le succès de leurs ventes provoquera une sorte de crise puisque l’argent que tout cela leur rapporte est assez antinomique avec leurs vœux de pauvreté. Dans l’ensemble, sous l’Ancien Régime, ce produit restera un apanage du peuple. On en trouve à la Cour mais plus comme ingrédient que comme mets en tant que tel.


C’est au XIXe siècle qu’il devient incontournable. L’invention du chemin de fer permettant à des produits régionaux d’être connus dans la France entière. Combien y en a-t-il de sortes différentes en France ? Difficile à dire. Le général de Gaulle en avait compté 258 variétés ce qui, disait-il rendait ce pays ingouvernable. Mais de quoi s’agit-il ?



La réponse : Le fromage.
 
Au téléphone : Véronique Richez-Lerouge, présidente de l'association Fromage et Terroir, auteure de Main basse sur les fromages AOP chez Erick Bonnier ainsi que La vache qui pleure chez Nouveau Monde Edition.

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