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Ennio Morricone - Sergio Leone : il était une fois un magnifique tandem

À LA CROISÉE DES DESTINS - Le grand compositeur italien Ennio Morricone est connu pour ses musiques de films, notamment les longs métrages de son compatriote et génial réalisateur Sergio Leone.

Entre Ennio Morricone et Sergio Leone, la croisée des destins fut précoce
Entre Ennio Morricone et Sergio Leone, la croisée des destins fut précoce
Crédit : AFP / Archives, Robert Atanasovski
ARCHIVES RTL - "Ennio Morricone - Sergio Leone : il était une fois un magnifique tandem" ("À la croisée des destins" du 19/08/2014)
03:58
Jean-Alphonse Richard

Entre Sergio Leone et Ennio Morricone, la croisée des destins fut précoce. Juste avant la guerre, les deux Romains fréquentaient les bancs de la même école.

Leone est le fils d'un des pionniers du cinéma italien. Morricone est diplômé de trompette de l'Académie Sainte-Cécile. Ils sont amis pour la vie. 

En 1964, Sergio, abonné aux péplums, contacte Ennio pour lui fabriquer une musique de western. Morricone accepte sans enthousiasme. Le résultat va être révolutionnaire.

Clint Eastwood en justicier solitaire, le culte du silence, une musique jamais entendue jusque-là : Pour une poignée de dollars fait sensation. Les deux Italiens n'ont suivi aucun modèle, brusquant les sacro-saints codes du western.

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"Je suis têtu et je fais le cinéma que j'aime faire", martèle Sergio Leone. Sa collaboration avec Morricone va durer dix ans. Dix années qui vont marquer l'histoire du cinéma.

Pour Leone et Morricone, la conquête de l'Ouest continue, avec Et pour quelques dollars de plus, en 1965.

L'année suivante, pour Le bon, la brute et le truand, Morricone a laissé de côté les bruitages. Il s'est inspiré de cris humains pour créer la plainte du coyote. Le film suivant, Il était une fois dans l'Ouest, devient lui aussi un monument.

Le succès est écrasant, même si la critique snobe ce genre qu'elle baptise "spaghetti", ce qui amuse beaucoup Leone. Le réalisateur aurait aimé arrêter le western après Le bon, la brute et le truand. Mais avec Morricone, son "scénariste" comme il l'appelle, ils en tournent encore quatre, jusqu'à leur testament en 1984.

Il était une fois en Amérique clôt cette croisée des destins. Leone ne tournera plus. Il meurt cinq ans plus tard. Morricone, qui rêve depuis toujours de musique absolue et de concerts, ne voudra plus entendre parler de ces années de poussière et de soleil brûlant. Leurs meilleures années pourtant.

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