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Éliane Radigue, pionnière française de la musique électronique, est morte à 94 ans

La compositrice française Eliane Radigue, figure majeure du minimalisme et de la musique électronique, est décédée lundi 23 février à Paris, à l’âge de 94 ans. Sa famille a annoncé sa disparition mardi dans un communiqué transmis à l’AFP. Artiste discrète mais influente, elle laisse derrière elle une œuvre radicale et contemplative, saluée dans le monde entier.

La compositrice est considérée comme l'une des premières figures françaises de la musique électronique.

Crédit : Aude Paget / Ina / Ina via AFP

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La compositrice française Eliane Radigue, figure majeure du minimalisme et de la musique électronique, est décédée lundi 23 février à Paris, à l’âge de 94 ans. Sa famille a annoncé sa disparition mardi dans un communiqué transmis à l’AFP. 

Née à Paris en 1932, Éliane Radigue s’initie très tôt aux expérimentations sonores. En 1955, elle rejoint le Studio d’Essai fondé par Pierre Schaeffer, l’un des pères de la musique concrète. Dans ce laboratoire dédié aux recherches sur le son et le bruit, elle fait partie des rares femmes à s’imposer comme compositrice.

Elle collabore également avec Pierre Henry, autre figure centrale de la musique électroacoustique, qu’elle assiste notamment pour son œuvre Apocalypse de Jean en 1968. À une époque où le milieu reste largement masculin, elle parvient à tracer sa voie malgré les obstacles.

Une carrière internationale et l’exploration des synthétiseurs

Au fil des années, Éliane Radigue fréquente les compositeurs minimalistes américains et obtient une résidence à la New York University School of the Arts. Elle y découvre les premiers synthétiseurs, dont l’ARP 2500, instrument avec lequel elle travaillera presque exclusivement jusqu’en 2000.

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Son approche, fondée sur la lente transformation des sons et l’attention aux micro-variations, marque durablement la scène expérimentale. En 2019, le ZKM Center for Art and Media Karlsruhe lui décerne un prix saluant sa contribution décisive à l’essor de la musique électronique. L’institution souligne alors qu’elle a su bâtir "une carrière internationale" malgré des "vents contraires".

Inspirée par le bouddhisme, sa Trilogie de la mort, composée entre 1990 et 1998, est considérée comme l’un des sommets de son œuvre. Cette fresque sonore méditative, à la fois spirituelle et minimaliste, illustre son rapport au temps long et à l’écoute profonde.

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