2 min de lecture Tuerie de Chevaline

Tuerie de Chevaline : "BFM" et "Le Parisien" risquent une amende

Pour avoir publié il y a un an des photos de la tuerie de Chevaline, les deux médias risquent une peine d'amende du tribunal correctionnel d'Annecy.

La route forestière proche de Chevaline où la famille al-Hilli et le cycliste ont été assassinés le 5 septembre 2012 (archives).
La route forestière proche de Chevaline où la famille al-Hilli et le cycliste ont été assassinés le 5 septembre 2012 (archives). Crédit : JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
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et AFP

Une peine d'amende a été requise à l'encontre de deux responsables de BFMTV et du Parisien, ainsi que d'un consultant de la chaîne, qui comparaissaient ce vendredi 27 février devant le tribunal correctionnel d'Annecy pour avoir publié, il y a un an, des photos de la tuerie de Chevaline.

Le jugement a été mis en délibéré au 29 mai. Le procureur de la République Éric Maillaud, a réclamé 10.000 euros d'amende à l'encontre de chacun des trois hommes, dont le journaliste Dominique Rizet qui avait présenté et commenté les photos incriminées, diffusées en exclusivité par BFMTV, à l'antenne.

Dominique Rizet, le directeur de la rédaction de BFMTV et le directeur de la publication du Parisien sont poursuivis pour atteinte à l'intégrité d'un cadavre, reproduction illicite d'une scène de crime et recel de violation du secret de l'instruction.

Il n'y avait là qu'un seul objectif : l'audimat, le sensationnel

Éric Maillaud, procureur de la République à Annecy
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Alors que la défense se retranche notamment derrière la liberté d'informer, le procureur a jugé qu'en la matière, "la ligne rouge avait été franchie" en montrant des photos de la scène de crime où l'on voyait au sol le corps d'une victime, Sylvain Mollier, dont la famille a porté plainte.

"Il n'y avait là qu'un seul objectif : l'audimat, le sensationnel. Et la satisfaction de certains journalistes. C'est une histoire d'ego : 'regardez ce que moi seul suis capable de vous montrer'", a lâché Éric Maillaud, ajoutant que "le respect de la dignité humaine fait aussi partie de la déontologie professionnelle des journalistes".

Ces trois photos, montrant aussi la famille britannique al-Hilli peu de temps avant le drame, avaient été publiées en février 2014 alors qu'un éventuel suspect de la tuerie était en garde à vue.

Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, 50 ans, ingénieur britannique d'origine irakienne, sa femme de 47 ans, et sa belle-mère de 74 ans, avaient été tués de plusieurs balles dans leur voiture, sur une petite route forestière proche de Chevaline en Haute-Savoie. Sylvain Mollier, probable victime collatérale, avait également été abattu. L'une des fillettes du couple al-Hilli avait été grièvement blessée tandis que la seconde, cachée sous les jambes de sa mère, s'en était miraculeusement sortie indemne.

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