8 min de lecture Divertissement

Patrick Baudry : Le jour où l'ex-spationaute français a été accusé d'espionnage

Dans les années 80, alors qu'il travaille pour la NASA, l'ancien pilote de chasse est accusé médiatiquement par les français et les russes d'être un espion américain ! Il raconte...

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Patrick Baudry : Le jour où l'ex-spationaute français a été accusé d'espionnage Crédit Média : Germain Sastre | Date :
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Germain Sastre
Germain Sastre
Rédacteur émission

Patrick Baudry a incarné le rêve de tous les enfants ! Pilote d'avion de chasse sur F100 et Jaguar, pilote d'essai, il a également tutoyé les étoiles en devenant spationaute. C'est dans les années 80 qu'il est sélectionné par le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) en compagnie de Jean-Loup Chrétien pour une mission sur Soyouz et Saliout. Il part donc pour Moscou...

C'est à cette époque que l'astronaute est alors accusé médiatiquement d'être un espion : "Les américains m'ont délivré grâce à leurs services secrets d'un soupçon d'espionnage par les Français. Ça c'est le premier paradoxe. Le deuxième c'est que ce sont les russes qui m'ont soupçonné par la suite d'être un espion pour les américains", révèle-t-il avant de continuer : "La première chaîne russe est venue me faire une grand interview à Bordeaux pour que je leur explique que je n'étais pas un espion et que je n'avais pas délivré aux américains les secrets de la cosmonautique soviétique".

Pendant l'interview, Patrick Baudry revient aussi sur son incroyable carrière, sa passion pour l'espace ou encore sur ce que peut ressentir un spationaute une fois sa mission terminée, une sorte d'"espace blues". L'ex-spationaute de 74 ans évoque enfin ses successeurs français, comme Thomas Pesquet. Retrouvez cette séquence en intégralité ci-dessus...

Les énigmes de "A La Bonne Heure !"

Retrouvez Stéphane Bern et l'équipe de A La Bonne Heure ! du lundi à vendredi de 11h30 à 12h30 pour une émission spéciale confinement. 

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Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un jeu qui vous emmène des rois aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine, et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle. 

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

Quand on naissait à la fin des années 20, à Clermont-Ferrand, dans une famille ouvrière, quand votre père, qui plus est, travaillait déjà chez Michelin, votre voie était toute tracée : vous seriez ouvrier chez Michelin. Il aurait pu l’être mais à 17 ans, il se dispute avec son père et monte à Paris. 

De ce destin qui aurait pu être le sien, c’est à dire devoir être aux ordres d’un patron et obéir à ses moindres volontés, il tirera un sketch. "Je m’amuse" qui met en scène un patron qui, le matin, lorsqu’il descende de sa DS et que ses ouvriers descendent de leur vélo  en a assez de les voir traîner les pieds en se disant qu’ils vont travailler. Et il leur dit, dorénavant, vous ne direz plus je travaille mais "je m’amuse". Et il prend des exemples :  "Tiens toi qui es torse nu, devant ton fourneau, tu fais quoi là ? Je m’amuse. Et toi ? Je suis magasinier. Je note ce que les ouvriers empruntent… Parfois ils me réveillent pour me prendre une clé de douze, et je leur passe. Et tu comptes t’amuser encore longtemps comme ça ? Oh ! bien encore quinze ans. Et après tu comptes faire quoi ? Après j’irai travailler"… toute l’absurdité du travail répétitif et de la soumission sociale était dénoncée en quelques mots.

Curieusement, à l’exception de quelques gens un peu plus persévérants qui avaient su déceler toute la finesse et percer la critique sociale de ses textes (on pense notamment à Jean Rochefort qui les a joués) il n’a pas eu très bonne presse. On reconnaissait certes ses succès (ne fut-il pas l’inventeur du one-man-show ?) son talent, il savait tout faire avec ou sans les mots (comme le Mime Marceau, il avait monté alors qu’il était au faîte de sa gloire un spectacle de mime) mais on l’a longtemps pris pour un raconteur de blagues qu’il allongeait à l’infini, utilisant toutes les ficelles dont il savait qu’elle provoqueraient le rire du public.

Or, c’est tout le contraire. Il fut l’humoriste et le peintre d’une époque celle des trente glorieuses qui vit notre pays devenir prospère et passer peu à peu d’une France rurale à une France urbaine. Les petits paysans devenaient gros, les militaires de carrière étaient moins intelligents que les appelés, le racisme commençait à gagner les villages les plus reculés et le téléphone allait bientôt devenir automatique.

Et le vrai sacre de celui qu’un accident de voiture a arraché à la vie, il y a 47 ans, c’est peut-être que certaines de ses expressions, "bourreau d’enfant", "y’a comme un défaut", "c’est étudié pour" ou "ça peut payé" sont passées dans le langage courant. Ça n’est pas donné au premier venu…

Mais quel est le nom de celui qui fut  indéniablement le premier humoriste moderne ?

Réponse : Fernand Reynaud.

Au téléphone : le chansonnier Jacques Mailhot.

Énigme n°2

Si vous êtes trop sensibles, faites attention.  Il n'est pas impossible que celle dont je vous parler vous soulève le cœur ! Surnommée "la bécane", "la lucarne", "le moulin à silence" ou encore "la bascule à Charlot", elle terrorisa les populations pendant près de deux siècles ! Certes, nous n'étions pas tous destinés à avoir un jour affaire à elle, mais enfin : on se sent mieux depuis qu'elle n'est plus là ! Un malentendu est si vite arrivé…

À l'origine, cet engin est mis au point dans un but humanitaire. A la fin du 18e siècle en effet, certains intellectuels, héritiers des Lumières, sont très soucieux de la question de l'égalité entre les hommes, y compris dans les derniers instants de leur vie ! Jusqu'ici, il faut le préciser : ceux dont on décide d'abréger l'existence ne reçoivent pas tous le même traitement. Selon qu'ils sont puissants ou misérables, le supplice est plus ou moins long et douloureux. Voilà qui peut paraître injuste…

Pour mettre fin à cette situation, un député, médecin de profession, propose d'abord d'instaurer le même châtiment pour tous les criminels, quel que soit leur origine. Et pour exécuter la sentence, il suggère d'introduire en France un appareil qui existe déjà en Écosse. Un appareil que là-bas certains appellent "la vierge" et qui a le mérite de mettre fin rapidement et "proprement", si on peut employer ce mot, au calvaire des malheureux.

Sur le moment, égalité oblige, seule l'idée du châtiment identique est retenue. Mais lorsque la Révolution bascule peu à peu dans la Terreur, les haches ne suffisent plus et on ressort alors la proposition du bon médecin. La machine est montée par un fabricant de piano, testée sur des moutons et mise en service pour la première fois le 25 avril 1792. Ironie de l'Histoire : la légende prétend que Louis XVI en personne y aurait apporté quelques modifications. Mais ce n'est sans doute qu'une légende.

Le terrible engin va faire son œuvre jusqu'en 1977 avant de disparaître définitivement en 1981. La dernière fois qu'il fonctionna en public, ce fut le 17 juin 1939, à 4h30 du matin, dans une rue de Versailles, il y a pile 81 ans. Et il y avait du monde. C’était un sacré spectacle, à ne rater sous aucun prétexte. Mais quel est le nom de cette machine funeste, que Céline surnommait "le Prix Goncourt des assassins" ? 



Réponse : La guillotine. 

Au téléphone : Le professeur Jean-Noël Fabiani, ancien chef du service de chirurgie cardio-vasculaire de l’hôpital Pompidou, passionné par l’histoire de la médecine, il dirige l’enseignement de l’Histoire de la médecine à l’Université Paris Descartes. 

Énigme n°3

L’homme dont je vais vous parler maintenant t dont on fête aujourd’hui même les 75 ans a les mêmes initiales qu’Emmanuel Macron et il aurait tout aussi bien pu utiliser sa devise : "En Marche"... Parce que pour marcher, ça a marché, ça a même couru…

Il disait : "Les cadeaux on les fait à Noël. Un point c’est tout". Oui parce que des cadeaux, celui qu’on surnommait "le cannibale" parce qu’il voulait tout gagner, avaler les victoires comme autant de bons petits plats. Celui qui voulait tout gagner, donc, n’avait aucune intention de faire des cadeaux à ses adversaires.

Enfant, ce fils d’épicier avait hésité sur le sport qu’il allait choisir. Il aimait bien le foot, le basket, le tennis aussi mais à 12 ans, sur le r vélo de course qu’on lui a offert, une première victoire le convainc : son avenir s’écrira sur deux roues.

Au total, 625 victoires, 525 sur route, 98 sur pistes et, pour couronner le tout, 2 en cyclo cross… C’est-à-dire plus de succès que Fausto Copi, Louison Bobet et Jacques Anquetil, réunis.

Et pourtant, c’était un gaillard. 1,84 mètre , faut les trimbaler dans les cols, pas comme ces grimpeurs à la taille de jockey qui pèsent moins lourd que leur monture. Oui mais voilà, il connaissait le secret de la victoire : se faire mal, mal jusqu’au bout, jusqu’à l’impossible… "On vit dans la douleur", disait-il. Et c’est ce qui en faisait, comme l’écrivit Antoine Blondin "un Dieu vivant". Voici ce qu’écrit l’auteur d’Un singe en hiver : "L'enthousiasme unanime et polyglotte qui l'escortait alors prenait un sens (nous avons même déchiffré sur des pancartes brandies des exhortations en anglais). Il nous disait qu'à cet instant ce champion n'était plus particulièrement wallon ou flamand, français ou belge, mais qu'il appartenait tout bonnement au patrimoine universel de l'effort humain. Au même titre que les cosmonautes, qui vont s'envoler dans quelques heures pour la Lune, ne sont plus proprement des Américains envisagés comme tels, mais les délégués de l'espèce toute entière. Il y a quelque chose de la flamme olympique dans la petite mèche rubescente qui éclaire le crépuscule sur Lacq, où ce coureur s'endort dans le berceau de pourpre où naissent les dieux vivants."



Alors quel est le nom de celui qui est peut-être le plus grand champion de l’histoire de son sport ?



La réponse : Le cycliste belge Eddy Merckx.

 
Au téléphone : Daniel Pautrat, commentateur mythique du Tour de France.

Énigme n°4

Il y a 35 ans aujourd’hui jour pour jour, il était le premier astronaute français à participer à une mission spatiale à bord de la navette Discovery.

Tout commence, six ans avant, en 1979. A l’époque, celui qui va devenir astronaute est pilote d’essais de l’Armée de l’Air. Il a 33 ans. Et c’est par hasard qu’il découvre une brève note de service qui attire son attention : le CNES recrute deux cosmonautes. Tiens donc.

Il se renseigne. Il répond aux critères exigés : il est français, âgé de plus de 25 ans et de moins de 45 ans, mesure moins de 95 centimètres assis (c’est-à-dire moins de 1,81 mètre, taille dictée par le volume intérieur du vaisseau russe Soyouz), il pèse moins de 82 kilos, est en bonne santé générale, sans antécédents médicaux incompatibles avec un vol spatial, possède une acuité visuelle supérieure à 7/10 et un diplôme supérieur. Il travaille également depuis plus de deux ans. Ça colle !

Il faut ensuite remplir un dossier. Près de 200 parviennent au CNES et 72 candidats, sont retenus. A eux maintenant d’apprendre le russe et de se préparer physiquement.
Commence donc cette phase de sélection. Avec notamment une épreuve terrible, celle dite du tabouret tournant. Le test est fatal pour 40 candidats. Et puis d’autres épreuves plus intellectuelles, ils ne sont plus que 5. On les appelle d’ailleurs "le club des 5" qui partent pour la Cité des Etoiles à Baïkonour. Et puis, il faut bien faire un choix. 

Le premier s’appelle Jean-Loup Chrétien. C’est lui qui partira le 24 juin 82 de la Cité des étoiles à bord de la station Saliout 7. L’homme dont nous parlons sera sa doublure pour ce vol. Changement de rôle 3 ans plus tard en Amérique. Cette fois c’est Chrétien qui est numéro 2 et qui regarde partir Discovery depuis Cap Canaveral ce 17 juin 1985. L’astronaute français passe 196 heures dans l’espace. Il en tirera plusieurs récits dont un premier livre qui s’appelait : Aujourd’hui le soleil se lève 16 fois. Mais quel est le nom du premier astronaute français



 
Réponse : Patrick Baudry.
 
Au téléphone : Patrick Baudry.

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