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VIDÉO - Louis de Funès en 6 anecdotes

VIDÉO - Le célèbre comique aurait eu cent ans ce jeudi 31 juillet. La série des "Gendarmes" et "La grande vadrouille" lui ont valu une célébrité jamais perdue. Petit portrait en six anecdotes.

Louis de Funès pendant le tournage du "Gendarme en balade" en 1970
Louis de Funès pendant le tournage du "Gendarme en balade" en 1970 Crédit : AFP
Marion Dautry
Marion Dautry
Journaliste RTL

Il aurait eu 100 ans aujourd'hui, si un infarctus ne l'avait emporté le 27 janvier 1983. Louis de Funès, né Louis Germain David de Funès de Galarza, le 31 juillet 1914 à Courbevoie (Seine), continue de faire rire.

Le musée qui lui est consacré depuis un an, dans son ancienne demeure, a attiré des centaines de curieux. Et au village du Cellier où il a passé une partie de sa vie, on se souvient encore d'un homme discret et agréable, passionné de pêche et de jardinage.

1. Sa mère fût son premier modèle comique

Madame de Funès de Galarza ne s'est jamais départie de son accent espagnol et était d'une théâtralité de vieille aristocratie qui passionnait son fils. Une vraie "diva" dont Louis de Funès tira ses mimiques et ses premiers succès sur les bancs d'école. 

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Concentré de Louis de Funès

Il dira lui-même : "Mes colères, c'est ma mère". "Il arrivait à ma mère de me courser autour de la table en criant 'Yé vais té touer'. Dans sa façon d’être et d’agir, elle possédait, sans le savoir, le génie des planches", raconte le comédien dans De Funès et de Funès, écrit par ses fils Patrick et Olivier.

2. Il savait s'occuper des fourrures et jouer au piano

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LOUIS DE FUNES ET LA MUSIQUE

Il fût un temps pianiste d'ambiance dans un piano-bar, grâce aux leçons que sa mère lui a donné dans son enfance. Et aussi comptable, éclairagiste... jusqu'à la consécration de son talent comique au cinéma.

3. Tout, sauf un mari volage

Dans sa longue carrière d'acteur, Louis de Funès aura été avare, capricieux, raciste, colérique et lâche, mais jamais il n'aura accepté d'incarner un mari infidèle ! Au point de refuser catégoriquement tous les rôles lui demandant de jouer au mari volage.

4. Il cachait un coffre plein de lingots d'or dans son jardin

Mai-68, en pleine révolte étudiante à Paris, l'acteur voit d'un très mauvais œil la grève de ses techniciens sur le tournage du Gendarme se marie, raconte Bertrand Dicale dans Louis de Funès de A à Z. Paniqué par ce mouvement qu'il ne comprend pas, il charge le réalisateur du film, Jean Girault, d'aller déterrer dans le jardin de son château de Clermont un coffre contenant beaucoup d'argent, et des lingots d'or...

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Extrait du film : L'avare

La jeunesse soixante-huitarde ne comprenait pas beaucoup Louis de Funès non plus, car il incarnait à leur yeux une vieille France réactionnaire.

5. Il avait peur de perdre son public

L'Avare fût sa seule tentative dramatique, un échec. En réalité, racontent les biographes de l'acteur sur France Culture, Louis de Funès avait peur de ne plus faire rire. Contrairement à son grand ami Bourvil, il ne s'aventura pas dans le cinéma dramatique, bien que plusieurs rôles aient été écrits pour lui.

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Bourvil et Louis de Funès improvisent (rare) - Archive INA

6. Il aimait parler poisson avec les habitants du Cellier

L'acteur fût un habitant discret et paisible du village du Cellier, en Loire-Atlantique, où il possédait le château de Clermont. Il y a fait restaurer une ferme où logeaient des locataires, a changé le vieux poste de radio du bistro-restau de Beau Rivage, et assistait chaque année aux représentations de la troupe de théâtre locale, raconte le Dhnet.be.

Il aimait parler poisson avec les pêcheurs du village, et attrapait lui-même brèmes et gardons à la cale de Beau Rivage.

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Ni vu ni connu (1957)

Les habitants se souviennent d'un homme tranquille, qui évitait la foule. "Il allait à la messe, mais à la fin, il discutait avec le prêtre dans la sacristie, pour sortir une fois les autres fidèles partis, raconte un habitant à Ouest-France. Et s'il voyait des inconnus arriver dans la cour du château, il rentrait immédiatement".

L'acteur est enterré au village, à une centaine de mètres de son château. Un croix simple, et quelques mots d'affection laissés par ceux qu'il a fait - et fait encore - rire.

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