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"Les Visiteurs : La Révolution" : Karin Viard, Ary Abittan... de nouveaux personnages hors du temps

NOUS L'AVONS VU - "Les Visiteurs : La Révolution" permet de découvrir une galerie de personnages secondaires loufoques et tous différents.

Karin Viard incarne la comtesse de Montmirail
Karin Viard incarne la comtesse de Montmirail Crédit : Nicolas Schul © 2016 GAUMONT
Capucine Trollion
Capucine Trollion
Journaliste RTL

Après plus de dix ans, Godefroy le Hardi et Jacquouille la Fripouille sont de retour sur grand écran dans Les Visiteurs : La Révolution. Toujours bloqués dans les couloirs du temps, on retrouve notre duo du Moyen-Âge en "l'an de grâce 1793". Au cœur de la Révolution, ils découvrent un Paris rythmé par le bruit de la guillotine, des nobles en fuites et des révolutionnaires qui n'ont pas la langue dans leur poche. Point de Cousine Béa, Jean-Pierre et Dame Ginette dans les parages, mais de nouveaux personnages de l'époque révolutionnaire.

Comme l'annonçait Christian Clavier sur RTL il y a une semaine : "L'idée c'était de faire une troupe. La mayonnaise a pris", résume Christian Clavier. Leur façon de jouer a permis à l'humour de se renouveler dans cet univers que le public connaît si bien." Et c'est vrai que l'essence des Visiteurs n'est plus celle que les spectateurs ont connu dans le premier et le second volet. Si on regrette les présences des seconds rôles comme la cousine Béa, on arrive à sourire devant les prestations des nouveaux acteurs du film.

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Karin Viard : la noblesse qui s'accroche

C'est surtout Karin Viard qui est la plus présente dans ce troisième volet. En incarnant Adélaïde de Montmirail, elle brille par sa superficialité. Elle est le symbole à la perfection d'une noblesse qui n'ose accepter son déclin. On aime bien la détester avec son accent snob, ses manières et ses perruques toujours plus hautes. 

"Il faut quitter Montmirail, mais pas cul nu", comme elle l'explique à son frère Gonzague. Alors bien évidemment, elle se promène de partout avec toutes ses malles, que ses "domestiques" doivent porter et refuse d'abandonner ses privilèges. Mais, alors qu'elle pensait que son salut venait du cousin Kourt (et non Hub), la comtesse se rendra vite compte qu'ils sont aussi malodorants qu'inutiles pour lui assurer sa sécurité.

Ary Abittan : le marquis "essuie-cul"

Le marquis Lorenzo Baldini (Ary Abittan) et Robert de Montmirail (Alex Lutz)
Le marquis Lorenzo Baldini (Ary Abittan) et Robert de Montmirail (Alex Lutz) Crédit : Nicolas Schul - GAUMONT
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Ok, son surnom n'est pas très "classe", mais Lorenzo Baldini est indispensable (au début) à Godefroy et Jacquouille. Parce que nos deux compères ne comprennent absolument pas dans quelle époque ils sont tombés. Et Lorenzo est un peu leur guide, il leur explique la situation historique et le langage qu'ils devraient utiliser. C'est dans la cellule de la prison que le trio se forme. 

Mais, en remarquant la force de Godefroy et en comprenant qu'ils incarnent son seul moyen d'échapper à la guillotine, le marquis devient le troisième larron de la troupe. Et le voilà parti dans le château de Montmirail, puis dans l'appartement de Gonzague à Paris. Il reste quand même un "couard", comme dirait Jacquouille, qui préfère se cacher de Jacquouillet et fuir Paris.

Sylvie Testud : la douce et piquante Charlotte Robespierre

Sylvie Testud (Charlotte Robespierre) et Jacquouillet (Christian Clavier)
Sylvie Testud (Charlotte Robespierre) et Jacquouillet (Christian Clavier) Crédit : Nicolas Schul © 2016 GAUMONT

"Lolotte" est la sœur du terrible Robespierre, mais elle n'en est pas moins douce. On dirait presque un double de Béatrice, qui prend soin de Godefroy et Jacquouille, mais à la période de la Révolution. Elle les prend pour des anciens bagnards, un peu comme Béatrice de Montmirail qui les considérait comme des amnésiques.

Charlotte Robespierre fait tout pour aider ses nouveaux amis : elle invite Jacquouille à prendre un bain et invite le duo lors d'un grand dîner en présence de Robespierre et Jacqouillet, l'amant de Charlotte et petit-fillot de La Fripouille. Loin de la Terreur imposée par son frère, Charlotte est une sans-culotte qui s'assure et qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense.

Des personnages plus discrets

Marie-Anne Chazel, Christian Clavier et Pascal NZonzi
Marie-Anne Chazel, Christian Clavier et Pascal NZonzi Crédit : Nicolas Schul © 2016 GAUMONT

Quant à Marine-Anne Chazel, c'est un peu une déception de ne pas la voir en Dame Ginette. Elle incarne Prune, la responsable de l'immeuble où se trouve Marat, Charlotte Robespierre, Gonzague de Montmirail et toute sa famille. Elle est en couple avec Philbert (Pascal NZonzi), et tient d'une main de maître (ou pas) cet immeuble qui réunit les protagonistes. Prune est une citoyenne : elle pousse Jacquouille à se rebeller contre Godefroy et refuse de porter les valises de la comtesse sans être payée. Phlibert quant à lui est aux petits soins de Marat. Il n'a pas peur quand Jacquouille le traite de sarrasin, un clin d’œil aux premiers films. 

Enfin, il y a Alex Lutz et Franck Dubosc. Ils sont un peu plus discrets que le reste de la troupe. "Je suis un noble qui a choisi le sens de la Révolution par lâcheté", expliquait sur RTL Franck Dubosc. Il a effectivement épousé les principes de la Révolution pour éviter d'avoir la tête tranchée. Il est député à la Convention nationale, mais Robespierre ne le supporte pas. Heureusement, son aïeul Godefroy est là pour le conseiller et lui permettre de perpétuer le nom des Montmirail. Alex Lutz de son côté, joue le frère de Gonzague : Robert. Un jeune homme plié aux caprices de sa sœur Adélaïde, et peureux comme le reste des "aristos" du film. 

Une galerie de portraits de personnages révolutionnaires et nobles, qui parvient presque à nous faire oublier les seconds rôles qui nous ont marqué dans les deux films précédents. Si certains sont mieux exploités que d'autres, il faut dire que la troupe affiche une cohésion, qu'on soit sensible ou non à leur humour.

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