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"L'Ombre de la Guerre" : une valse tueuse dans une Terre du Milieu repensée

ON Y A JOUÉ - Le jeu améliore grandement les possibilités et le style posé par son prédécesseur, "L'Ombre du Mordor".

Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud

Vous avez aimé incarner Talion, ce soldat possédé par l'esprit de l'elfe Celebrimbor, et tuer des centaines d'Orques dans La Terre du Milieu : L'Ombre du Mordor ? Il y a de fortes chances pour que vous adoriez remettre ça avec la suite de ce jeu intitulé : La Terre du Milieu : L'Ombre de la Guerre (disponible le 10 octobre sur PlayStation 4, XBox One et PC).

Au premier abord, le système semble le même : une campagne inspirée, (avec plus ou moins de fidélité) par l'œuvre de J.R.R. Tolkien, sert de prétexte à des batailles épiques entre votre héros et des Orques, Gobelins et autres Uruk-hai. Simplement le jeu semble cette fois-ci aller beaucoup plus loin dans l'expérience. 

Des nouveautés qui enrichissent grandement le gameplay et la stratégie, plus que jamais nécessaire pour défaire les armées de Sauron. Cette fois, vous n'êtes plus seul sur le champ de bataille et vos talents de rôdeur discret s'ajouteront à ceux de chef de guerre. 

Un pour tous, tous pour un !

L'un des ajouts les plus notables est la capacité qu'à votre héros de conquérir le cœur de certains ennemis pour qu'ils rejoignent vos rangs. Même si vous pouvez toujours gagner des batailles en étant un assassin discret, vous pouvez mener des batailles de grande ampleur. Vous avez toujours le même système de Némésis (beaucoup plus clair) qui définit les hiérarchies des ennemis et vous avez aussi vos propres lieutenants.

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Lors de la prise des forteresses, il n'y aura plus que les simples interactions entre vous et vos pires ennemis. Vos lieutenants auront aussi leurs forces et leurs faiblesses, leurs lignes de dialogues et cela ajoute à l'intensité émotionnelle des batailles. Cela rajoute un plus un petit sentiment de responsabilité pour vos troupes, un engagement et un certain réalisme.

Un autre sur l'œuvre de Tolkien

Même si les combats apparaissent réalistes, il ne faut pas oublier que vous êtes possédés par un esprit ancien et que vous avez un anneau rivalisant (presque) avec celui de Sauron. Donc ne vous attendez pas à des reconstitutions médiévales trop rationnelles. Vous êtes dans le monde conçu par J.R.R. Tolkien. L'univers a été grandement étendu et exploité. Les amoureux de la saga de fantasy y trouveront leur compte et Monolith comme Warner Bros ont fait des efforts pour rendre le tout cinématographique sans pour autant se vautrer dasn le fan service stérile. 

Si vous appréciez la scène culte où Gandalf le Gris combat un Balrog dans les mines de la Moria (vous savez le démon avec le fouet de feu et cette phrase : "Vous ne passerez pas !") et bien préparez-vous à vivre les même émotions. Dans les passages du jeu qui nous étaient proposés au test, nous avons pu affronter la créature de ténèbres et de flammes avec l'aide d'un puissant esprit de la forêt.  Une séquence épique (même si c'est du déjà vu en terme de gameplay) qui montre la volonté des studios d'offrir plus de scénario et de "lore". 

Le "lore" est cette appellation anglo-saxonne que l'on donne aux éléments scénaristiques suggérés, dans les jeux vidéo par exemple. Les objets, les citations, le bestiaire... Tous ces éléments sont des références puisées dans l'oeuvre littéraire de Tolkien et qui raisonneront dans le cœur des connaisseurs tandis que les profanes n'y verront rien. Ce nouveau jeu en regorge, quitte à faire quelques entorses à la création originale pour ajouter du sel à l'expérience.

Tuer de 100 manières

Le monde est plus grand, le jeu se veut un monde ouvert. C'est aussi un terrain de jeu plus cohérent et varié. La grande force du jeu réside dans le plaisir indescriptible qu'il y a à se déplacer et combattre de la façon la plus stylée qu'il soit. Au fur et à mesure de votre évolution vous pourrez personnaliser votre personnage avec différents points qui débloquent certaines capacités. 

Envie d'un soldat indestructible ? C'est possible. Vous préférez les approches discrète ? Devenez une ombre. Plus à l'aise à distance ? Grimpez en haut des tours de guets et faites pleuvoir des flèches spectrales. après une dizaine d'heure, vous ne combattrez plus mais vous danserez en jonglant entre les combos. Si la technique est assez difficile à maîtriser, une rigueur certaine vous offrira les plus belles émotions avec des têtes qui explosent et des membres découpés avec grâce. Oui, avec grâce. 

Rejouable

Les runes du premier jeu sont loin derrière et la personnalisation est plus poussée que jamais, classant clairement ce jeu dans la catégorie des RPG (jeu de rôle). En plus de vos super-pouvoirs, vous pourrez changer d'arme, d'armure et façonner votre personnage à votre façon. C'est une garantie de plaisir mais aussi une possibilité nouvelle offerte pour refaire le jeu sous un angle parfaitement différent. Vos ennemis et leurs histoires varient, idem pour vos alliés et jouer comme sniper ou comme foudre de guerre n'a clairement pas la même saveur. 

Reste à savoir si le jeu tiendra ses promesses sur le long terme ou si la lassitude gagnera rapidement. Le premier jeu avait ce défaut avec une difficulté parfois mal dosée et des déplacements pénible à la Assassin's Creed. Ce deuxième volet semble résoudre ces problèmes et ajouter une masse de contenu supplémentaire significative. 

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