3 min de lecture

"Il faut que les hommes s'engagent dans ce mouvement féministe" : à l'affiche de  "La Maison des femmes ", Karin Viard évoque sur RTL "un film de société essentiel"

"La Maison des femmes", qui sort ce mercredi 4 mars, traite de la résilience et la solidarité au féminin. Entre drame et joie, le film met en lumière le combat quotidien des femmes et de celles qui les accompagnent, dans un lieu où rire et espoir coexistent avec la gravité des violences subies.

Karin Viard et le Dr Ghada Hatem-Gantzer assistent à l’avant-première de "La Maison des femmes" à Paris, au cinéma Pathé Palace, le 19 février 2026.

Crédit : AURORE MARECHAL / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

"Il faut que les hommes s'engagent dans ce mouvement féministe" : à l'affiche de  "La Maison des femmes ", Karin Viard évoque sur RTL "un film de société essentiel"

00:09:10

Anne-Sophie Lapix & Jérémy Descours

Karin Viard et Ghada Hatem-Gantzer étaient ce mercredi 4 mars les invitées de RTL Soir pour présenter La Maison des femmes, le nouveau film de Mélisa Godet. Dans ce long-métrage, Karine Viard interprète une gynécologue-obstétricienne qui dirige la première Maison des femmes à Saint-Denis, un lieu dédié à l'accompagnement des femmes en difficulté.

Dans ce film, le personnage de Karin Viard s'inspire largement de la vie et du parcours de Ghada Hatem-Gantzer, qui a fondé cette structure innovante. Mais en quoi consiste cette Maison des femmes ? 

"C'est une maison qui offre des soins hospitaliers à des femmes victimes de violences. Les violences sont multiples. C'est un endroit qui regroupe plein de services qui permettent d'être prise en charge physiquement, mais aussi moralement, psychiquement. Il y a des ateliers de remise en confiance. Et c'est une prise en charge globale pour reconstruire ces femmes victimes de violences", explique au micro de RTL, l'actrice Karin Viard. 

"Les patientes, elles ont besoin que nous soyons une vraie digue face à la violence"

Dans le film, La Maison des femmes est représentée comme un lieu où l'on rit et où l'on dédramatise, malgré les sujets très graves qui y sont abordés. L'humour, la joie et la vie y coexistent avec la gravité, et la question se pose de savoir si cette atmosphère légère reflète également la réalité de la Maison des femmes.

À écouter aussi

"Absolument. Si on était complètement dévastés par les récits, on ne servirait à rien en fait. Les patientes, elles ont besoin que nous soyons une vraie digue face à la violence. Et nous, pour tenir, on a besoin de se soutenir, de rire, de boire un peu. De sortir, de chanter, beaucoup", insiste Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue-obstétricienne.

Karine Viard incarne donc une cheffe dynamique d'une équipe immédiatement attachante. Le casting, particulièrement enthousiasmant, réunit Laetitia Dosch, Eye Haïdara et Oulaya Amamra, incarnant des femmes déterminées, parfois débordées, mais toujours humaines et drôles.

"Il faut que les hommes s'engagent dans ce mouvement féministe"

La réalisatrice a fait le choix de ne pas montrer les violences subies par les femmes dans le film. Sur RTL, Karin Viard précise que cette approche contribue au ton solaire et joyeux de l'œuvre. 

Le film ne nie ni les faits ni la gravité des violences, mais met l'accent sur la reconstruction et le soutien. Il s'intéresse à la manière dont ces femmes parviennent à se relever et à avancer vers la lumière.

"C'est un film de société, c'est un film essentiel, important, et qui dit en filigrane que c'est un combat qui ne peut se gagner qu'avec la complicité des hommes. Et ce n'est pas suffisant de dire, moi je ne suis pas ce mec-là. En fait, il faut que les hommes s'engagent dans ce mouvement féministe", ajoute l'artiste. 

"Ce n'est pas demain qu'on va se retrouver avec un tiers de féminicides en moins"

La lutte contre les violences faites aux femmes reste une priorité nationale, et le film La Maison des femmes rappelle à quel point ce combat est encore d'actualité. Ghada Hatem-Gantzer, fondatrice du site, souligne qu'il n'existe pas de fatalité : des progrès sont possibles, à condition d'investir sur le long terme.

Elle cite l'exemple de l'Espagne, qui, après plus de 20 ans d'efforts et d'investissements massifs, commence à constater les effets de ses politiques de prévention et de soutien. "Même si Emmanuel Macron a décrété que c'était grande cause nationale il y a bientôt 10 ans, on n'a pas mis autant de moyens, on n'est pas allé assez vite et on n'a pas encore le résultat", explique-t-elle.

Pour Ghada Hatem-Gantzer, il reste essentiel de continuer à investir dans la police, la justice et l'éducation afin que la société évolue progressivement. "Ça va prendre du temps, ce n'est pas demain qu'on va se retrouver avec un tiers de féminicides en moins. Mais chaque pas compte dans cette petite guerre", insiste-t-elle.

Le film La Maison des femmes est sorti ce mercredi 4 mars au cinéma. 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info