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Festival de Cannes 2014 : Jane Campion ou la passion des portraits de femmes

Jane Campion, qui présidera le jury du 67e Festival de Cannes, a bâti son oeuvre sur des portraits de femmes déterminées, aux prises avec les carcans de leurs époques.

La réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, présidente du jury du 67e festival de Cannes, ici le 22 mai 2013 (archives)
La réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, présidente du jury du 67e festival de Cannes, ici le 22 mai 2013 (archives)
Crédit : AFP / VALERY HACHE
La rédaction numérique de RTL & AFP

Unique détentrice d'une double Palme d'or, pour son court métrage Peel, en 1986, puis grâce au long métrage cette fois en 1993, avec La leçon de piano, Jane Campion présidera le jury du festival de Cannes, du 14 au 25 mai prochains. 

À tout juste 60 ans, la réalisatrice néo-zélandaise affiche un esprit rebelle et un anticonformiste appréciable dans l'univers cinématographique actuel. 

Née le 30 avril 1954 à Wellington d'une mère comédienne et d'un père directeur de théâtre, la carrière de Jane Campion s'est écrite à Cannes, bien qu'elle soit originaire des antipodes. Dans un premier temps, la jeune femme préfère l'anthropologie à la vie d'artiste, optant ensuite pour des études de peinture en Angleterre et en Australie.

INFOGRAPHIE - La composition du jury du 67e festival de Cannes, présidé par Jane Campion
INFOGRAPHIE - La composition du jury du 67e festival de Cannes, présidé par Jane Campion
Crédit : AFP

Celle qui a été marquée par Belle de jour, de Luis Bunuel (1967), bifurque vers le cinéma dans les années 1980 en prenant des cours dans une école australienne dont elle sortira diplômée en 1984. La reconnaissance vient deux ans plus tard seulement, avec son premier court métrage Peel, récompensé à Cannes.

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Dès son premier long métrage, "la femme est au centre de la vie et de l'œuvre de Jane Campion", écrit le critique et historien du cinéma Michel Ciment dans Jane Campion par Jane Campion (Ed. Cahiers du cinéma) qui paraîtra le 20 mai.

"Chacun de ses films a en son centre une protagoniste qui lutte pour son autonomie psychique et sensuelle, et qui est en quête de sa subjectivité", poursuit-il.

La femme est au centre de la vie et de l'œuvre de Jane Campion.

Michel Ciment à propos de Jane Campion

Sweetie, en compétition à Cannes en 1989, raconte l'histoire d'une jeune femme dont la vie est bouleversée par l'arrivée d'une sœur. Elle enchaîne avec Un ange à ma table, sur la vie tragique de la romancière Janet Frame (prix spécial du jury en 1990 à Venise).

La réalisatrice poursuit sa galerie de personnages féminins marginaux dans La leçon de piano qui révèle la comédienne Holly Hunter dans le rôle d'une sourde et muette amoureuse d'un Maori illettré au 19e siècle. À la clé, une pluie de récompenses internationales.

Portrait of a Lady en 1996 avec Nicole Kidman, Holy Smoke en 1999 avec Kate Winslet, In the Cut en 2003 avec Meg Ryan et encore Bright Star en 2009 illustrent cette appétence pour les rôles de femmes en butte à la norme imposée par la société.

"Mes films sont des réactions à l'obsession de la société pour la normalité, sa propension à exclure les déviants", a raconté Jane Campion, passionnée de littérature anglo-saxonne romantique, avec une prédilection pour Emily Brontë et Emily Dickinson, ou encore Virginia Woolf.

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