1. Accueil
  2. Culture
  3. Arts et spectacles
  4. "Victor Hugo vient de mourir", édifiant et palpitant roman de Judith Perrignon
2 min de lecture

"Victor Hugo vient de mourir", édifiant et palpitant roman de Judith Perrignon

REPLAY - Un nouveau coup de cœur pour le roman "Victor Hugo vient de mourir" signé Judith Perrignon qui raconte l'agonie de Hugo, sa mort à 83 ans le 22 mai 1885 et les journées agitées qui suivent jusqu'aux funérailles .

"Victor vient de mourir" de Judith Perrignon
"Victor vient de mourir" de Judith Perrignon
Crédit : Éditions de l'Iconoclaste
"Victor Hugo vient de mourir", édifiant et palpitant roman de Judith Perrignon
00:04:18
L'interview intégrale de Judith Perrignon
00:13:37
Bernard Lehut & Mathilde Cesbron

Victor Hugo vient de mourir, non ce n'est pas l'information de la matinée mais le titre d'un roman palpitant que publie Judith Perrignon aux éditions de L'iconoclaste. L'auteur raconte l'agonie de Hugo, sa mort à 83 ans le 22 mai 1885 et les journées agitées qui suivent jusqu'aux funérailles nationales le 1er juin. Elle nous rappelle tout d'abord l'émotion immense de la population.

"On trouve dans les archives beaucoup de traces de cette émotion, explique Judith Perrignon. J'ai travaillé dans les archives de la préfecture de Police car le gouvernement craignait cette émotion populaire. Je suis tombée sur un rapport qui avant même la mort d'Hugo racontait les crieurs de journaux qui annonçaient l'agonie, la maladie et la mort qui allait arriver. Et on demandait aux gendarmes : "Arrêtez-le, Faîtes-le taire". On ne voulait pas entendre."

On pense tout connaitre de ce moment unique de notre histoire, la foule immense, plus d'un million de personnes massées sur le parcours du corbillard des pauvres voulu par Victor Hugo et son entrée au Panthéon. On sait moins que sa mort et l'organisation des obsèques ont fait l'objet de débats violents, de polémiques fracassantes, on s'est disputé le cadavre du grand homme. Première de ces batailles acharnées, entre la république et l'Église. "Hugo a demandé à ne pas passer par l'église, à ne pas recevoir les saints sacrements. Il refuse toutes les églises. Il croit en Dieu mais refuse toutes les églises. c'est un acte majeur que fait Hugo qui va mener à la séparation de l'Église et de l'État." Et donc l'Eglise perd ce bras de fer autour du cercueil de Hugo.

L'enterrement de Hugo, un prétexte à la révolution

Pour accueillir la dépouille de l'écrivain, elle doit rendre à l'État l'église Sainte-Geneviève redevenue le Panthéon, comme sous la Révolution. Cathos et anticalotins s'affrontent autour du monument. Autre sujet de discorde, faut-il enterrer Victor Hugo un dimanche ou un lundi ? "Si c'est un dimanche, tout le monde pourra être là et encore une fois le gouvernement a très peur, indique l'auteur [...] Et donc le gouvernement a peur que le peuple prenne prétexte de cela pour faire la révolution. Il va donc choisir un lundi qui sera fermé pour les écoliers. Beaucoup de magasins seront fermés. Les théâtres sont fermés mais on refuse d'en faire un jour férié pour tout le monde."

À lire aussi

Et ça, c'est la plus grande trahison faite à l'auteur des Misérables. Son gendre tente de s'opposer en vain à la décision des autorités. Judith Perrignon donne de la chair à ces folles journées en mettant en scène une galerie de personnages, connus ou inconnus, comme le brigadier-chef Féger, en planque chez Hugo pour tenir informé des événements le Préfet de Police. Victor Hugo vient de mourir, l'édifiant et palpitant roman de Judith Perrignon est publié aux éditions de L'iconoclaste.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/