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Dirty Corner : "Une attaque délibérée faite à la culture", estime la présidente du Château de Versailles

REPLAY - INVITÉE RTL - La sculpture d'Anish Kapoor installée dans le parc du Château de Versailles a été vandalisée à trois reprises ces dernières semaines. Des actes ignobles et haineux pour Catherine Pégard, présidente du Château de Versailles.

Le "Dirty Corner", ou "Vagin de la Reine", d'Anish Kapoor exposé dans les jardins du Château de Versailles a été vandalisé à trois reprises depuis son installation en juin.
Le "Dirty Corner", ou "Vagin de la Reine", d'Anish Kapoor exposé dans les jardins du Château de Versailles a été vandalisé à trois reprises depuis son installation en juin.
Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Dirty Corner : "Une attaque délibérée faite à la culture", estime la présidente du Château de Versailles
09:40
Yves Calvi & Eléanor Douet

Dirty Corner, ou Vagin de la Reine de l'artiste Anish Kapoor a été dégradé par trois fois ces dernières semaines, d'abord avec de la peinture jaune, puis par des inscriptions royalistes et antisémites, enfin par un graffiti rose. Des actes difficiles à vivre pour le Château de Versailles et sa présidente Catherine Pégard. "On a confondu la forme et le fond, regrette-t-elle. Là, ce n'est pas une question de forme, de savoir si on n'aime ou pas Anish Kapoor, l'art contemporain, ou l'art contemporain à Versailles. La question, c'est qu'une oeuvre, un travail d'artiste a été vandalisé d'une manière ignominieuse et haineuse". 

Pour Catherine Pégard, ces actes de vandalisme prennent place au "Château de Versailles, emblème culturel de la France. Je pense que c'est une attaque délibérée faite à la culture". Une pensée que les opposants à l'oeuvre lui retourne, estimant que ceux qui accueillent cette oeuvre salissent le château. "C'est encore plus scandaleux dans un certain sens car l'art contemporain, c'est un débat qui a été tranché il y a une quinzaine d'années à Versailles et ailleurs, explique Catherine Pégard. Dans tous les lieux patrimoniaux du monde entier vous avez des œuvres d'art contemporaines". 

Anish Kapoor n'a pas choisi l'évocation du Grand siècle mais le chaos et le désordre

Catherine Pégard, présidente du Château de Versailles

Si Catherine Pégard a rarement vu des parents ou des enfants choqués par la sculpture c'est "parce qu'ils font l'effort de comprendre que c'est de l'art abstrait". Pour elle, c'est le terme "vagin" qui a concentré la haine : "Pour un mot, on est entré dans une polémique qui dépasse encore une fois le propos qui est le nôtre". 

Samedi 19 septembre, le juge des référés de Versailles, saisi par l'association Avocats sans frontières et un conseiller municipal de la ville (DVD) avait exigé l'"occultation définitive", des tags à caractère haineux, estimant qu'ils portaient atteintes à l'ordre public et à la "dignité de la personne humaine". Anish Kapoor, qui dans un premier temps souhaitait laisser ces messages pour montrer la violence des propos à finalement décidé de les recouvrir par des feuilles d'or

Transform #GoldAgainstViolence #Versailles #Disgrace #Antisemitism #Racism #DirtyCorner

Une photo publiée par Anish Kapoor (@dirty_corner) le

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