1 min de lecture Île-de-France

Pollution : l'Ile-de-France en alerte maximum aux particules

Le seuil d'alerte maximum à la pollution aux particules a été déclenché en Ile-de-France. La cause : des conditions anticycloniques, et des nuits froides suivies de journées bien plus chaudes.

Des voitures roulent aux alentours de la Tour Eiffel, le 23 juin 2005 à Paris (illustration).
Des voitures roulent aux alentours de la Tour Eiffel, le 23 juin 2005 à Paris (illustration). Crédit : AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le seuil d'alerte maximum à la pollution aux particules est déclenché mercredi en Ile-de-France, un niveau atteint pour la deuxième journée consécutive, annonce l'agence régionale de surveillance de la qualité de l'air, Airparif. L'épisode actuel de pollution aux PM 10 (particules dont le diamètre est inférieur à 10 microns) qui affecte grand nombres de régions en France, surtout une grande partie nord et l'Est, est favorisé par des conditions anticycloniques, et des nuits froides suivies de journées bien plus chaudes. Le niveau d'alerte est déclenché à partir d'une concentration de PM10 de 80 microgrammes de particules par m3 d'air.

Il entraîne généralement une réduction de la vitesse des véhicules, l'interdiction des feux de cheminée, il est recommandé à la population de "reporter les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou en intérieur", et d'éviter les promenades pour les enfants de moins de 6 ans. La veille, ce niveau avait été atteint dans le bassin lyonnais, le nord de l'Isère, l'Aisne, et le Nord/Pas-de-Calais. Le niveau d'information est déclenché à partir d'une concentration de 50 microgrammes. Il avait été déclenché mardi en Ile-de-France or les niveaux ont atteint le seuil d'alerte, a constaté Airparif.

Phénomène dit d'"inversion de température"


Les pollutions aux PM 10, poussières de compositions diverses, sont fréquentes en hiver, avec l'augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois mais aussi au fioul, qui s'ajoutent à celles émises par l'industrie et le transport (diesel). Les concentrations sont notamment favorisées par un phénomène dit d'"inversion de température". En situation normale, l'air chaud contenant les polluants tend à s'élever naturellement. Mais quand le sol refroidit fortement pendant la nuit en hiver, les polluants se trouvent piégés sous un effet de "couvercle" d'air chaud.

Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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