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Une taxe sur le prix des carburants ? Le gouvernement mise sur la prudence et décide finalement de la repousser à 2028

La nouvelle taxe européenne sur les carburants, censée entrer en vigueur le 1er janvier 2027, sera finalement retardée à après l'élection présidentielle. L'exécutif entend éviter une nouvelle contestation sociale à quelques mois de la fin du quinquennat Macron.

Le prix des carburants dans 3 stations-services de Paris, ce samedi 11 avril 2026.

Crédit : Pierre Coplo / RTL

Une nouvelle taxe sur les carburants repoussée à 2028

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Rachel Ducept & Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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L'exécutif lassé des réformes polémiques ? Tandis que Bruxelles a fait passer une directive européenne imposant une nouvelle taxe sur les carburants, censée entrer en vigueur le 1er janvier 2027, le gouvernement entend retarder son application à.... après la présidentielle de 2027. Un cadeau empoisonné pour le futur occupant de l'Élysée. 

Cette taxe doit augmenter le prix des carburants de 10 à 15 centimes par litre et risque d'engendrer une nouvelle contestation sociale à la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron, marqué par le mouvement de protestation des gilets jaunes en 2018, en réaction à l'augmentation du prix des carburants. 

Pour éviter un nouvel embrasement, une coalition de pays européens - dont la France fait partie - a obtenu auprès de la Commission européenne un report de cette nouvelle taxe, en échange d'une baisse plus conséquente des émissions de gaz à effet de serre. 

Interrogé par RTL, un conseiller de l'exécutif affirme que le gouvernement n'a toujours pas trouvé d'outil adéquat pour transposer plus tôt cette mesure dans la loi. 

Une aide pour les ménages et les petites entreprises

Si cette hausse des prix est difficile à assumer politiquement, elle pourrait rapporter 7 milliards d'euros, assure le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), qui évalue les pistes de réforme de la fiscalité en France. 

Par ailleurs, une compensation d'un milliard d'euros est prévue pour les ménages les plus vulnérables et les petites entreprises. 

Malgré ces aides, la mesure fera inévitablement des mécontents. Mais Paris n'a pas le choix, car il s'agit d'une directive européenne contraignante. Le ou la future chef de l'État devra donc l'assumer, à moins de négocier l'intégralité du texte à nouveau.

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