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Sur RTL, Lilian Thuram l'assure : "Teddy Riner, Mbappé ou moi, on peut vous alerter sur la violence de l'extrême droite raciste, antisémite et islamophobe"

Invité de RTL, Lilian Thuram estime que les personnes directement confrontées au racisme perçoivent plus tôt les dangers de certains discours et juge essentiel de les écouter.

Lilian Thuram sur RTL le 29 septembre 2026.

Crédit : RTL

Marc-Olivier Fogiel & Eléonore Aparicio

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Après s'être confié sur "son angoisse" face "à la montée de l'extrême droite" dans l'émission Stade 2, Teddy Riner a été pris à partie par des médias proches de l'extrême droite et victime de messages racistes sur les réseaux sociaux. Une violence qui n'est pas nouvelle, assure le footballeur Lilian Thuram, invité sur RTL, mardi 29 septembre. 

"L'extrême droite ne date pas d'aujourd'hui", affirme l'ancien international français, qui dit connaître "sa violence" depuis l'enfance. Pour lui, les messages visant Teddy Riner ne sont pas de simples débordements isolés. Ils disent quelque chose de plus profond sur la manière dont certains contestent la légitimité de figures noires pourtant emblématiques du sport français. 

"C'est de l'intimidation. Et c'est surtout le fait de vous dire... 'En fait, tu n'es pas vraiment français, tu es un noir'. Ce discours-là, c'est depuis très très longtemps", explique-t-il. 

Une parole de sportif, mais d'abord une parole de citoyen

Lilian Thuram refuse de réduire Teddy Riner, Kylian Mbappé ou lui-même à leur statut de champions. "Il ne faut pas voir en Teddy Riner ou en moi des sportifs. Il faut voir des citoyens", insiste-t-il. Selon lui, si leurs prises de parole déclenchent autant de réactions, c'est précisément parce qu'elles touchent un large public. 

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L'ancien footballeur explique que les personnes directement exposées au racisme développent une vigilance particulière face à certains discours. "Nous sommes des gens qui peuvent vous alerter sur la violence de l'extrême droite", dit-il, en citant Teddy Riner, Kylian Mbappé et lui-même. Il estime que les premières cibles de cette violence sont les minorités, et que les insultes reçues après chaque prise de parole en sont une démonstration.

Thuram prend toutefois soin de ne pas assimiler l'ensemble du pays à ces messages haineux. À plusieurs reprises, il rappelle que, selon lui, "70% des Français" ne sont "pas en accord avec l'extrême droite". Une manière de distinguer les auteurs de cyberharcèlement du reste de la société, et de refuser l'idée d'une France uniformément raciste.

"Ne rien dire, c'est politique"

Interrogé sur le choix de Zinedine Zidane de ne plus entrer dans ce type de débat, Lilian Thuram répond que chacun "a le droit de parler ou pas". Mais il insiste sur un point central de son raisonnement : l'absence de parole est elle aussi un acte public. "La seule chose que je peux dire, c'est que ne rien dire, c'est politique", ajoute-t-il. 

"Je reste persuadé qu'il y a trop de personnes qui pensent que la neutralité serait une posture non politique. Tout est politique", assure-t-il en concluant que "les personnes qui ne parlent pas, parlent".

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