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Ségolène Royal l'assure : avec elle à l'Élysée, "il n'y aura plus de mouvement social"

Fustigeant un "budget de provocation" présenté la veille par Sébastien Lecornu, la candidate promet qu'avec elle il n'y aurait "pas eu les gilets jaunes, il n'y aurait pas eu de taxe carbone".

Ségolène Royal le 29 août 2026 à Blois

Crédit : ALAIN JOCARD / AFP

Aymeric Parthonnaud & AFP

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Elle entend prévenir plutôt que guérir, quitte à friser l'excès de confiance. La candidate socialiste à la primaire sociale-démocrate Ségolène Royal a assuré le 18 septembre 2026 qu'elle présidente, "il n'y aura plus de mouvement social", car elle "règle(ra) les problèmes avant", fustigeant un "budget de provocation" présenté la veille par Sébastien Lecornu. "Si un jour je suis présidente de la République, il n'y aura pas de mouvement social", a déclaré l'ancienne candidate à la présidentielle à franceinfo.

"Je règle les problèmes avant. Avec moi, il n'y aurait pas eu les gilets jaunes, il n'y aurait pas eu de taxe carbone", a-t-elle insisté, rappelant qu'à son poste de ministre de la Transition écologique elle avait "supprimé l'écotaxe" sur les poids lourds fin 2014 après le mouvement des "bonnets rouges". "J'ai prouvé par mes activités ministérielles, ma capacité à déminer", a-t-elle complété.

En plus de la multiplication récente des blocages menés par des pêcheurs, plusieurs appels à des journées d'actions sont relayés par les syndicats, notamment dans la fonction publique le 29 septembre. Des appels plus informels circulent aussi sur les réseaux sociaux pour des actions le 17 octobre.

Face à cette situation, Ségolène Royal a dénoncé un "budget de provocation" présenté la veille par le chef du gouvernement qui a annoncé un effort budgétaire sans guère de précédent de 54 milliards d'euros en 2027. "Comment se peut-il que, dans le contexte actuel, une grande difficulté, une grande fragilité de l'économie française, puisque nous sommes au bord de la récession, il y a encore des mécanismes comme ça de provocation qui peuvent déclencher des mouvements sociaux, déclencher aussi des peurs", a-t-elle interrogé. À sept mois de l'élection présidentielle, "la priorité gouvernementale devrait être de calmer les choses, d'arrêter de faire peur, de reconduire le budget de l'année dernière tranquillement", a-t-elle estimé.

"Des solutions existent"

La candidate malheureuse face à Nicolas Sarkozy en 2007 a jugé "inadmissible de déclencher ce risque et le gouvernement serait le seul responsable". Pour elle pourtant, "des solutions existent", comme la suppression des aides publiques aux entreprises reversant des dividendes à leurs actionnaires et la baisse des taxes sur les carburants. 

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"Les ronds-points, dans quelques jours, vous verrez, seront réoccupés", a prédit de son côté la candidate écologiste à la présidentielle Marine Tondelier sur RMC-BFMTV. "Et ce rond-point, c'est une belle métaphore du mandat de Macron parce que la France, elle a tourné en rond", a-t-elle ajouté. Alors que son accouchement est imminent, elle a promis, comme à la naissance de son premier fils fin 2018 lors du mouvement des Gilets jaunes, d'aller "au bout de ma rue sur le rond-point soutenir les personnes qui luttent pour leur pouvoir d'achat et pour leurs conditions d'existence". 

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