2 min de lecture Réforme territoriale

Sarkozy : de retour au pouvoir, la droite reviendrait sur la réforme territoriale

Le président de l'UMP a fustigé de nouveau la réforme territoriale et affirmé que la droite reviendrait sur celle-ci en cas de retour au pouvoir.

Nicolas Sarkozy lors de la première réunion du Comité des maires, le 11 mars 2015.
Nicolas Sarkozy lors de la première réunion du Comité des maires, le 11 mars 2015. Crédit : AFP / DOMINIQUE FAGET
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Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a affirmé mercredi que si la droite revenait aux affaires, elle reviendrait sur la réforme territoriale qui va "mettre la pagaille partout", en raison "du redécoupage scandaleux" des départements et des régions.

"On a cassé les cantons dont le périmètre était immuable depuis deux siècles, pour faire un redécoupage scandaleux. Cette réforme, qui va mettre la pagaille partout, est totalement improbable dans des régions", qui font jusqu'à "800 km de long", a dénoncé Nicolas Sarkozy. L'ex-chef de l'Etat s'exprimait lors de la première réunion, au siège de l'UMP à Paris, du Comité des maires qu'il a mis sur pied sous la responsabilité d'Hubert Falco, sénateur-maire de Toulon.

"Ça va retomber sur le nez des socialistes"

Au lendemain de l'adoption par l'Assemblée du projet de loi réformant l'organisation territoriale du pays, Nicolas Sarkozy a dénoncé "l'amateurisme du gouvernement", qui "convoque 36 millions d'électeurs" (les élections départementales se déroulent les 22 et 29 mars) "alors que nous ne connaissons pas les compétences des élus territoriaux qu'on va élire". "Ça va retomber sur le nez" des socialistes, a-t-il pronostiqué. "Si j'avais fait ça, on aurait protesté du déni de démocratie et ça aurait été un déni de démocratie !"

Pendant son quinquennat, l'ex-président avait préparé une réforme de l'organisation des territoires, censée entrer en vigueur en 2015 et retoquée par les socialistes en 2012. Sa mesure phare était la création de conseillers territoriaux, siégeant à la fois au département et à la région. Cela aurait permis, faisait-il valoir, de diviser par deux (de 6.000 à 3.000 environ) le nombre d'élus de ces deux échelons territoriaux.       

Dénonciation de la réducation des dotations de l'Etat aux collectivités

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Autres mesures que prendrait la droite de retour au pouvoir, selon Nicolas Sarkozy : "réduction des dépenses publiques" dans les territoires, via une "réduction du nombre de fonctionnaires territoriaux" qui seraient mieux rémunérés, "remise à plat de la durée de leur temps de travail", mise en place de contrat de travail de cinq ans car "tout n'est pas régalien"...

"Je vous demande de faire des propositions que nous intégrerons dans un programme d'alternance, je vous demande de prendre des initiatives, d'être audacieux, de ne pas avoir peur", a-t-il lancé aux maires UMP présents à la réunion. Dénonçant également "le plan démesuré et injuste de réduction de dotations" de l'Etat aux collectivités, joint au "transfert des charges" leur incombant, Nicolas Sarkozy a regretté que les collectivités doivent faire "les efforts que l'Etat refuse" de faire pour lui-même. "Quand je pense à ce que promettait François Hollande" pendant sa campagne, "comment peut-on mentir à ce point sans avoir honte?", a-t-il également lancé.

Selon Laurent Wauquiez, secrétaire général de l'UMP qui accueillait cette première réunion du Comité des maires, "1.000 communes - de 1.000 à 30.000 habitants - vont basculer dans le rouge complet" à cause de la politique du gouvernement dans les territoires. "Le Premier ministre Manuel Valls attend que les élus locaux augmente les impôts à sa place. La pause fiscale est une supercherie", a-t-il affirmé.

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