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"Je suis candidat" : Raphaël Glucksmann se lance dans la course à la présidentielle 2027

Raphaël Glucksmann s'était donné trois mois pour sonder le pays et trancher la question d'une candidature à l'élection présidentielle. L'eurodéputé a tenu son timing et confirme ce dimanche 23 août son engagement dans la course présidentielle.

Raphaël Glucksmann, le 23 août 2026

Crédit : Julie SEBADELHA / AFP

Marie-Pierre Haddad

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C'est la fin d'un faux suspens. Raphaël Glucksmann donne un coup d'accélérateur à sa campagne en officialisant sa candidature, ce dimanche 23 août, au 20H de TF1. "Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle", a-t-il confirmé. "Je suis candidat pour relever la France parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre quand on regarde ce qu'est en train de devenir notre nation et ce qu'elle pourrait devenir dans les mois qui viennent", a déclaré l'eurodéputé qui s'est dit "candidat pour gagner".

Si l'eurodéputé n'a jamais caché ses ambitions élyséennes, le philosophe s'interrogeait sur la multiplication des candidatures à gauche et le risque de voir le Rassemblement national accéder au palais présidentiel. 

Candidat, mais à quoi ? À une primaire ? À l'élection présidentielle ? Initialement opposé à une participation à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann a finalement décidé de se plier à l'exercice. Avec comme condition : une primaire sans la France insoumise. "J'ai toujours dit que je voulais mener cette bataille avec mes amis socialistes (...) On va gagner l’élection présidentielle", a-t-il lancé.

Les étoiles ont ainsi fini par s'aligner pour le député européen. Après moultes concertations, le Parti socialiste a fini par acter la tenue d'une primaire, réservée seulement aux candidats socialistes, contre l'avis de numéro 1 du parti Olivier Faure

Participer à une primaire, "un aveu d'échec" ?

Raphaël Glucksmann participant à une primaire socialiste, "c'est un aveu d'échec, souffle un cadre de son équipe, car il pensait survoler un peu tout le monde". Mais alors pourquoi ce revirement ? Le candidat Place publique espère bénéficier de l'appui financier du PS afin de mener campagne. 

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Mais cette déclaration de candidature vient presser les socialistes. Si ces derniers ont fini par s'accorder sur l'organisation d'une primaire fermée, les modalités restent encore à être définies. En effet, un détail non-négligeable doit encore être tranché rapidement : Raphaël Glucksmann n'est pas encarté au PS. 

"Les négociations sur les contours de la primaire avancent bien", confie un proche de Raphel Glucksmann. Autre point : le montant de la participation à ce scrutin doit aussi être tranché au plus vite. Certains militent pour une primaire à 15 euros, tandis que d'autres préfèrent miser sur 5 euros.

L'accord doit être finalisé avant le 25 août, date à laquelle le conseil national du PS devra l'entériner. Une assemblée politique nationale de Place publique, instance délibérative du parti, devrait faire de même ce jour-là.     

Doubler Olivier Faure ?

Mais ce n'est pas seulement sur cela que Raphaël Glucksmann bouscule le Parti socialiste. Quid des autres potentiels candidats qui se positionnent aussi sur la ligne de départ, comme François HollandeSégolène Royal ou encore Bernard Cazeneuve ? 

Surtout, le député européen grille la priorité à un autre candidat putatif qui comptait se dévoiler fin août, lors des journées d'été du PS à Blois : Olivier Faure. 

Faire l'union à gauche et s'imposer face à LFI

Les trois mois de réfléxion du candidat n'ont pas été sans conséquence : Raphaël Glucksmann, un temps donné en tête à gauche dans les sondages, a vu la courbe de ses intentions de vote croiser celle de son adversaire Jean-Luc Mélenchon. Le leader insoumis est en tête dans les sondages à gauche autour de 15%. Et ce ne pourrait être qu'un début. À en croire Gérald Darmanin qui soutient Edouard Philippe, l'Insoumis "sera à plus de 20% au premier tour".  

C'est pourquoi le temps est venu, estime-t-on dans l'entourage de l'eurodéputé Place publique afin de mener campagne en vue d'un premier scrutin en novembre. 


Côté soutiens, Raphaël Glucksmann pourrait séduire chez les Ecologistes. Le mouvement est tiraillé entre la tentation Mélenchon ou l'alliance avec les socialistes, Marine Tondelier ne parvenant pas à imposer sa candidature en interne. "Si je gagne cette primaire, il n’y aura plus jamais d’accord avec Jean-Luc Mélenchon (...) Il faut arrêter d'avoir peur de lui", a en tout cas promis Raphaël Glucksmann.

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