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"Prudence" : Emmanuel Macron ne fera-t-il vraiment "plus de politique" après l'Élysée ?

Lors d'un échange avec des élèves à Chypre, le président de la République a assuré jeudi 23 avril qu'il ne ferait "plus de politique" lorsqu'il quittera ses fonctions en 2027. Il sera alors âgé de 49 ans.

Emmanuel Macron prononce une allocution sur la guerre en Iran, le 3 mars 2026.

Crédit : M6

"Prudence" : Emmanuel Macron ne fera-t-il vraiment "plus de politique" après l'Élysée ?

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Thomas Despré & AFP - édité par Gabriel Joly

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Le président Emmanuel Macron a assuré jeudi 23 avril qu'il ne ferait "plus de politique" lorsqu'il quittera l'Élysée en 2027, après dix ans à la tête de la France. "Je n'ai pas fait de politique avant et je n'en ferai pas après", a-t-il lancé lors d'un échange avec des élèves à l'école franco-chypriote de Nicosie, la capitale de Chypre, où il effectuait une visite officielle avant un sommet européen informel.

Jusqu'à présent, il avait plutôt maintenu l'ambiguïté quant à ses futures ambitions. "J'ai encore besoin de vous pour dans cinq ans, pour dans dix ans. Parce que comptez sur moi, je serai là avec vous", avait-il par exemple lancé l'été dernier à l'occasion du 10ᵉ anniversaire des Jeunes avec Macron. Pas vraiment le genre de discours que l'on tient lorsqu'on envisage une retraite politique, à 49 ans l'année prochaine. L'ancien ministre de l'Économie aurait-il donc changé d'avis pour son futur ?

Ses proches s'amusent en tout cas régulièrement d'une "saison 2", pourquoi pas dès 2032. "Prudence", répond néanmoins un de ses supporters, qui ne veut pas insulter l'avenir. Selon ce dernier, il faut entendre ces propos au sens partisan du terme : il ne briguera pas de mandat de député ou autre, façon Valéry Giscard d'Estaing ou François Hollande. Reste que ces quelques mots risquent de lui coller à la peau dès qu'il voudra à l'avenir s'immiscer dans le débat national.

"Il faut parfois reprendre des choses que t'as mal faites"

Jeudi, il a aussi concédé que le "plus dur" dans la dernière ligne droite de son double quinquennat, c'était de défendre son bilan tout en ayant "l'énergie" de "reprendre" ce qui n'a pas été "bien réussi". "Ce qui est le plus dur après neuf ans, c'est qu'il faut garder ce que t'as bien fait et essayer d'aller plus loin mais il faut parfois reprendre des choses que t'as mal faites", a-t-il relevé.

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Il répondait à la question d'un élève qui lui demandait quand il avait "voulu être président" et si cela "l'intéressait encore de progresser pour la France". "J'ai toujours aimé mon pays et je me suis toujours intéressé à la vie de mon pays mais ça, cela ne fait pas de toi un président", a commenté le chef de l'État. "J'avais envie que mes idées puissent se réaliser. Je me suis dit : 'On peut changer les choses plus fort plus vite' et donc j'ai lancé un mouvement politique, puis je suis allé à la présidence", a-t-il encore dit.

"Mais c'était, c'est, toujours pour faire des choses que je ne crois pas simplement utiles : c'est me battre pour que mon pays et notre Europe avancent et pour défendre des valeurs auxquelles je crois, donc c'est une affaire de passion", a encore expliqué le président français.

Les mandats d'Emmanuel Macron ont été marqués par la crise du mouvement des Gilets jaunes, déclenché fin 2018 et lié à des revendications sur le pouvoir d'achat mais aussi à des mesures de soutien massives face à la pandémie pour préserver l'économie et l'emploi et à l'adoption de la réforme des retraites, qui a relevé l'âge légal en France à 64 ans, provoquant une forte contestation sociale. Sa dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024 a par ailleurs ouvert une période de forte instabilité politique.

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