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Emmanuel Macron, le 13 mars 2026
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
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Emmanuel Macron s'est exprimé ce jeudi 18 juin, au lendemain du sommet du G7. Lors d'une interview sur France 2, le président de la République est notamment revenu sur l'accord signé entre l'Iran et les États-Unis à Versailles, une signature qui a été "spontanée", a assuré le chef de l'État. Il a néanmoins avoué qu'il ne pense pas que la guerre soit "totalement terminée".
Le président de la République est également revenu sur les prix à la pompe, l'intelligence artificielle et l'affaire Lyhanna. Sur la question de son successeur, il a indiqué que les Français "savent choisir ce qui est bon pour eux et saisir leur destin".
Le président a expliqué que ce G7 a permis des "avancées importantes". L'accord "s’est finalisé dans les dernières heures de ce G7, il était bon que ça n’attente pas, que ça puisse être signé dans ces termes".
Néanmoins, le président ne "croit pas qu’on puisse dire qu’elle (la guerre, NDLR) soit totalement terminée". "La situation on la connait depuis des années. Personne ne veut que l’Iran ne puisse avoir l’arme nucléaire", a rappelé le président admettant que : "Tout n'est pas réglé. Est-ce qu'il y a des points d'interrogations ? Oui et je les partage."
Mais "c'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade", a ajouté le président français. "On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre".
Pour le président, cet accord - auquel les pays de la région doivent être liés - permet dans un premier temps un cessez-le-feu mais aussi la réouverture du détroit d'Ormuz et la paix au Liban. "À l’issue de ses 60 jours, on verra ce qu’on fait sur le nucléaire, le balistique, et est-ce qu’on a un Iran moins dangereux qu’avant", a-t-il terminé.
Emmanuel Macron est également revenu sur les prix du carburant qui vont "progressivement baisser" avec la réouverture du détroit d'Ormuz. "La signature de cet accord a immédiatement baissé les prix. Ils s’étaient envolés, environ 80 dollars le baril, et les prix à la pompe vont progressivement baisser", a assuré le président de la République.
Il a également évoqué que les pays du G7 ont décidé de "financer ensemble des voies alternatives" pour "diversifier nos infrastructures". "On ne peut pas dépendre tous de ce détroit", a-t-il ajouté.
Pour Emmanuel Macron, il est "trop tôt" pour donner le coût économique de la guerre mais "ce qui s'est passé depuis fin février pesait sur nos économies".
Emmanuel Macron a aussi appelé Benjamin Netanyahu à "faire preuve de responsabilité et de rationalité". "J’étais en désaccord avec lui sur ce qu’il a fait à Gaza. Mais la politique qui continue d’être menée à Gaza, menée en Cisjordanie et au Sud Liban est dans la durée contraire aux intérêts d’Israël", a ajouté le président de la République.
"Le Hezbollah est un risque pour Israël, c'est tout à fait vrai", mais la sécurité de l'Etat hébreu "ne peut pas être assurée par la conquête d'un territoire voisin", a déclaré sur France 2 le président français, soulignant que la politique de Benjamin Netanyahu, aussi bien au Liban qu'à Gaza et en Cisjordanie, "alimente le ressentiment, la violence de toutes les populations de la région".
Il a ajouté qu'il allait de nouveau chercher à mobiliser la communauté internationale pour "aider l'armée libanaise à reprendre le contrôle de son territoire".
Emmanuel Macron a également plaidé pour des investissements massifs européens pour l'intelligence artificielle. "Je l’utilise l’IA. Pour faire des recherches, améliorer, comprendre. Je promets beaucoup Mistral, j’utilise Le Chat", a défendu le président de la République.
"On est le pays qui a créé le plus d’emploi en matière d’IA d’Europe, a ajouté le président de la République. Il y a deux leaders (dans ce domaine, NDLR), États-Unis et Chine, l’Europe est décroché. En Europe, on est les leaders. (...) Il faut foncer", a ajouté le chef d'État.
Interrogé sur la suspension de l'accès à Mythos 5 et Fable 5, deux modèles IA d'Anthropic, aux ressortissants étrangers après une décision de Washington, Emmanuel Macron a assuré que le sujet va être "réglé dans les jours et les semaines à venir". "Jusqu'à présent, l'administration américaine disait 'il ne faut pas réguler l'IA', donc je suis content (de ce revirement, NDLR). Mais il y a eu une surréaction", pour Emmanuel Macron.
Interrogé sur l'affaire Lyhanna, le président avoue qu'il "y a des choses qui n'ont pas été bien faites" tout un ajoutant qu'un "travail d'inspection a été demandé et sera rendu le 22 juin". "Je ne vais pas, moi, le préempter et commencer à désigner tel ou tel coupable (...) mais ceci vous montre que nous devons tous être constamment vigilants", ajoute Emmanuel Macron.
Concernant les violences sexuelles, il en parle comme d'un "continent caché" assurant que son gouvernement a aidé à "libérer la parole". "Quand on lève ce couvercle, on vit tous devant un sentiment de révolte car toucher un enfant est la pire des choses. Mais au fond, on ne doit jamais s’habituer, on doit s’indigner, mais cette indignation ne doit pas signifier l’impuissance et la vindicte", a-t-il ajouté.
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