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Polynésie : François Hollande refuse de gracier Gaston Flosse

Gaston Flosse n'est plus président de la Polynésie française. François Hollande a refusé de lui accorder la grâce présidentielle.

Le sénateur Gaston Flosse quitte le tribunal de Papeete le 27 janvier 2014 (Archives).
Le sénateur Gaston Flosse quitte le tribunal de Papeete le 27 janvier 2014 (Archives). Crédit : AFP / GREGORY BOISSY
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La rédaction numérique de RTL
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Inéligible, le "vieux lion" de Polynésie a perdu le pouvoir. Le service de communication de la présidence de Polynésie française a indiqué ce vendredi 5 septembre que François Hollande avait refusé de le gracier. Le haut-commissaire de la République lui a notifié son arrêté de démission d'office vendredi soir (samedi matin à Paris), ce qui entraîne la perte de ses mandats de président de la Polynésie française.

Son mandat de sénateur (DVD), en revanche, dépend d'une procédure qui relève du Sénat, du Conseil Constitutionnel et du ministère de la Justice. Le 23 juillet dernier, la Cour de Cassation avait rejeté son pourvoi, condamnant définitivement Gaston Flosse à quatre ans d'emprisonnement avec sursis, 125.000 euros d'amende, et 3 ans d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts et détournement de fonds publics dans une vaste affaire d'emplois fictifs.

Je pense qu'il faut appliquer les décisions de justice.

François Hollande
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Gaston Flosse avait annoncé qu'il se pourvoyait en cassation : "J'irai jusqu'au bout, je suis innocent, et il n'y a pas de raison que je me laisse faire", avait-il déclaré. Le sénateur DVD avait par ailleurs déposé un recours en relèvement de peine et parallèlement une demande de grâce présidentielle auprès du chef de l'État.

Le 23 août, François Hollande avait expliqué qu'il "déciderait" une fois que "la justice [aurait] pris toutes ses décisions", avant de conclure : "Je pense qu'il faut appliquer les décisions de justice".

De son côté, l'avocat de Gaston Flosse, François Quinquis, avait fait valoir en août devant la cour d'appel que les Polynésiens avaient élu Gaston Flosse à la tête du "Pays" en mai 2013 en sachant qu'il avait été condamné en appel et qu'il s'agissait de "respecter le vœu populaire" de le voir à nouveau gouverner l'archipel.

Son ex-gendre Edouard Fritch en successeur désigné

Le vice-président Nuihau Laurey va assurer les affaires courantes, jusqu'à l'élection d'un nouveau président par l'assemblée de la Polynésie française. Cette élection est sans suspense : Gaston Flosse a plusieurs fois annoncé que son ex-gendre Edouard Fritch lui succéderait, et leur parti dispose d'une large majorité à l'assemblée (38 sièges sur 57). Edouard Fritch, actuel président de cette assemblée, doit laisser le perchoir au ministre du Logement Marcel Tuihani, un autre proche de Gaston Flosse.

Président de la Polynésie française entre 1984 et 1987, puis de 1991 à 2004, Gaston Flosse a ensuite connu neuf ans de traversée du désert entrecoupés de deux brefs retours au pouvoir, avant d'être réélu en mai 2013. La demande de grâce de Bruno Sandras, un maire polynésien condamné dans la même affaire, a aussi été rejetée.

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