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Petits colis : le gouvernement annonce suspendre la taxe française de 2 euros

Cette taxe française instaurée en mars mais contournée par les plateformes asiatiques, sera "suspendue" dès ce mercredi 1ᵉʳ juillet, jour d'introduction d'un droit de douane européen de trois euros auquel elle devait initialement s'ajouter.

Des douaniers contrôlent des colis dans un centre de tri, en décembre 2022.

Crédit : Romain Longieras / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Aymeric Parthonnaud & AFP

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Les consommateurs vont certainement s'en réjouir. La taxe française de deux euros sur les petits colis, instaurée en mars mais contournée par les plateformes asiatiques, sera "suspendue" mercredi 1ᵉʳ juillet 2026, jour d'introduction d'un droit de douane européen de trois euros auquel elle devait initialement s'ajouter, a annoncé le gouvernement français.

"Comme nous sommes dans un marché unique, que nous travaillons avec nos partenaires européens, il ne se justifie plus de garder uniquement notre taxe petits colis" en plus du nouveau "droit de douane de trois euros" européen, a expliqué le cabinet du ministre du Commerce, Serge Papin, changeant son fusil d'épaule.

Depuis le 1ᵉʳ mars, la France a mis en place une taxe de deux euros par catégorie d'articles achetés sur les plateformes d'e-commerce extra-européennes pour freiner l'afflux de "petits colis", de moins de 150 euros, en provenance de Chine. Cette mesure devait initialement se cumuler dès juillet avec un droit de douane européen de trois euros par type d'article commandé, appliqué sur le sol de l'UE, portant le total à cinq euros par catégorie d'articles. La taxe nationale devait ensuite être remplacée par un dispositif similaire, 100% européen, prévu en novembre, harmonisant ainsi les règles pour l'ensemble du marché unique.

La parade des plateformes chinoises

Mais les acteurs visés - Shein, Temu, AliExpress... - ont trouvé la parade en expédiant par avion les marchandises dans d'autres pays européens, puis en les acheminant par la route jusqu'en France. D'où un "déport de volume" de "l'ordre de 90% depuis le 1ᵉʳ mars", avait estimé à la mi-mai le directeur général des Douanes, Florian Colas, évaluant le rendement de la taxe à "2,3 millions par mois", loin des 400 millions d'euros prévus sur l'année par le budget 2026. 

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Interrogé fin mars sur l'éventuelle suspension de cette mesure, option déjà choisie par l'Italie, Serge Papin avait qualifié son contournement "d'éphémère".

Mais avec une taxation supérieure à celle de ses voisins, la France risquait d'être lésée de juillet à novembre. "On adore nos amis belges, mais il n'est pas normal (...) qu'il n'y ait qu'eux qui récupèrent la monnaie de leur pièce" quand "les petits colis continuent malgré tout d'arriver en France", résume le cabinet de Serge Papin. "Notre objectif c'était (...) de pousser l'Europe à prendre des mesures" et "nous avons obtenu gain de cause", a-t-il insisté. "La France a vraiment été pionnière", a abondé le cabinet du ministre des Comptes publics, David Amiel.

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