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"Nous irons au bout" : Emmanuel Macron et son gouvernement soumettent leur version amendée de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

Le gouvernement français soumet ce 14 septembre une nouvelle version de son texte, après la censure du Conseil constitutionnel.

Le président français Emmanuel Macron attend l'arrivée du président ukrainien à l'Hôtel des Invalides à Paris, le 13 juillet 2026.

Crédit : Tom Nicholson / POOL / AFP

Aymeric Parthonnaud & AFP

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La deuxième version sera-t-elle la bonne ? Le gouvernement français soumet ce 14 septembre 2026 une nouvelle version de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, après la censure d'un précédent texte de loi par le Conseil constitutionnel, a annoncé Emmanuel Macron. "Depuis le premier jour, j’ai pris un engagement : protéger nos enfants en ligne. Nous irons au bout", écrit sur le réseau social X, le locataire de l'Élysée.
     
"À la suite de la décision rendue par le Conseil constitutionnel à la mi-août sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, j’avais chargé le Premier ministre de trouver une voie de passage conforme aux observations du Conseil et au droit européen. C’est chose faite. Après un travail technique rigoureux, le Gouvernement notifie aujourd’hui de nouvelles écritures à la Commission, un mois après la décision du Conseil. Cette protection doit aussi devenir la norme pour tous les enfants européens", poursuit-il.


Le président de la République, qui en a fait un cheval de bataille majeur de la fin de son second mandat, espère qu'une interdiction sera opérationnelle en France lorsqu'il quittera l'Élysée au printemps. Le Conseil constitutionnel a considéré que le texte adopté par le Parlement français portait "une atteinte disproportionnée" à la liberté d'expression et de communication des adolescents. Il a toutefois reconnu "l'exigence constitutionnelle de protection de l'intérêt supérieur de l'enfant". 

"C’est pourquoi j’ai partagé avec la présidente de la Commission européenne ma détermination à ce que l’Europe avance de façon rapide et exigeante, pour harmoniser cette interdiction au niveau de l’Union et encadrer les fonctionnalités des plateformes, a ajouté Emmanuel Macron. Grâce à la détermination de la présidente de la Commission, des parlementaires et au soutien de nombreux États européens qui partagent avec nous cette exigence, je me réjouis que la protection des mineurs en ligne soit désormais une priorité de notre Europe, au cœur des orientations de cette rentrée. La France apportera tout son soutien, avec exigence et détermination. Ne rien lâcher", conclut-il.

Que prévoient les nouveaux textes ?

Selon une source au sein de l'exécutif qui confirme une information du Figaro, pour passer entre les écueils constitutionnels et européens, le gouvernement propose de lister une dizaine de "fonctionnalités" nocives et/ou "addictives" pour les plus jeunes, comme le déclenchement automatique des vidéos, les flux de notifications la nuit ou la communication avec des comptes inconnus.

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Cela permettrait de mieux cibler les réseaux sociaux concernés par l'interdiction, sans cependant les nommer, ce qui ne serait pas autorisé par les règles européennes, espère-t-on de même source. Le texte prévoit aussi des dérogations pour les adolescents entre 13 et 15 ans, sur décision de leurs représentants légaux, a ajouté la source. 


Ursula von der Leyen va formuler ses propositions mercredi dans son discours de rentrée devant le Parlement européen. Une source européenne a indiqué à l'AFP qu'elle envisageait de proposer une interdiction pour les moins de 15 ans, qui pourrait être levée pour les 13-15 ans sur décision parentale. Si c'est le cas, son initiative semble se rapprocher de la nouvelle version française. "Nous n'avons pas à accepter les fonctionnalités addictives des réseaux sociaux", et que "les enfants soient poussés vers des contenus toujours plus extrêmes", a-t-elle affirmé jeudi dans une vidéo diffusée sur X.

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