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Notre-Dame-des-Landes : EELV répond à Ayrault

Taclé par le Premier ministre en raison de son soutien aux opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le parti des Verts a démenti toute ambiguïté.

Emmanuelle Cosse, le 16 janvier 2014, à Paris. (archives)
Emmanuelle Cosse, le 16 janvier 2014, à Paris. (archives) Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
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Europe Ecologie-Les Verts (EELV), appelé par Jean-Marc Ayrault à "sortir de l'ambiguïté" au lendemain des violences et dégradations qui ont émaillé la mobilisation contre Notre-Dame-des-Landes, "a toujours dénoncé les actes de violence", a affirmé dimanche 23 février sa numéro un Emmanuelle Cosse.


"On a toujours dénoncé les actes de violence donc les choses sont très simples", "il n'y a aucune ambiguïté de la part d'EELV", a déclaré Cosse, soulignant que son parti avait condamné dès samedi soir les violences à Nantes dues à des "éléments perturbateurs". "Des personnes qui voulaient en découdre avec les forces de police, très clairement, et que personne n'a réussi à neutraliser", a ajouté dimanche la secrétaire nationale du parti écologiste. Elle a précisé s'être entretenue au téléphone à la mi-journée avec le Premier ministre pour lui rappeler cette prise de distance "claire" de son parti par rapport aux violences. "Il en convenait lui-même", selon elle.

Est-ce que Ayrault n'attendait pas une réaction de Cécile Duflot ? "Jean-Marc Ayrault cherchait à avoir une assurance de notre parti que nous étions sur une ligne très claire par rapport à ces actes (de violence), tout simplement", a répondu Cosse. "Je n'accepte ni les violences ni les propos qui laisseraient entendre de la part d'EELV une soi-disant compréhension de ces actes", a-t-elle aussi déclaré.

Les "Bonnets rouges ont essayé de prendre d'assaut une sous-préfecture

Elle a établi un lien avec les manifestations des "Bonnets rouges" l'automne dernier en Bretagne, "où il y a quand même eu la volonté de prendre d'assaut une sous-préfecture, les choses étaient bien plus graves". A l'époque, son parti avait aussi condamné, a-t-elle rappelé. "L'ambiguïté n'a jamais existé", a-t-elle insisté, "et je n'ai aucune difficulté à rappeler notre position et notre opposition sur le projet de Notre-Dame-des-Landes et notre volonté de gagner cette mobilisation d'un point de vue pacifique, en mobilisant sur le terrain et en mobilisant d'un point de vue juridique". La présence de Duflot au gouvernement est-elle menacée ? "Il n'y a pas de débat", a rétorqué Cosse.

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Elle a rappelé que dès 2011, quand écologistes et socialistes négociaient un accord programmatique pour gouverner ensemble, le projet de Notre-Dame-des-Landes était un des "deux sujets de désaccord majeurs", "acté des deux côtés". L'autre était l'EPR en construction à Flamanville (Manche). "Le gouvernement ne s'est pas fondé autour de la question de Notre-Dame-des-Landes, chacun continue à avancer ses propres arguments, il n'y a pas d'ambiguïté".

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