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Marseille : Jean-Noël Guérini entendu par la police

Le président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône a été entendu ce mardi par la PJ sur des avantages "indus" qu'il aurait accordé à ses collaborateurs.

Le président PS des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, ici le 24 janvier 2014 à Marseille.
Le président PS des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, ici le 24 janvier 2014 à Marseille. Crédit : AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
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et AFP

Jean-Noël Guérini est de nouveau visé par une enquête. Le président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône a été entendu ce mardi 18 février par la police judiciaire à Marseille dans une nouvelle enquête sur des avantages présumés "indus" accordés à des membres de son cabinet. Il a été interrogé sur le paiement d'heures supplémentaires à certains de ses collaborateurs.

Il s'agirait d'huissiers dont certains ont par ailleurs été désignés comme "grands électeurs", en vue des élections sénatoriales de septembre. Jean-Noël Guérini, sous la menace d'une exclusion du PS, reste candidat à sa propre succession au Palais du Luxembourg et a annoncé qu'il présenterait sa propre liste. Le parquet de Marseille a récemment ouvert une enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics et recel de détournement de fonds publics", à la suite d'un signalement de la chambre régionale des comptes.

Des heures supplémentaires vraisemblablement fictives

Dans un rapport d'octobre 2013, la chambre régionale avait noté "de nombreuses irrégularités permettant d'accorder des avantages indus à certains agents en poste au cabinet de la présidence (du conseil général ndlr), grâce à l'attribution d'heures supplémentaires forfaitistes mais non réalisées". Ainsi "les huissiers et les standardistes" sont payés "de façon récurrente, 39 heures par mois, constituant ainsi un complément de revenu représentatif de 10 à 12 semaines de rémunérations supplémentaires". De plus, la chambre "a observé que les huissiers bénéficient d'un forfait de 39 heures supplémentaires (...) qui peuvent être regardées comme fictives". A l'époque, Jean-Noël Guérini avait affirmé, commentant le rapport devant la presse, que cela concernait 6 huissiers sur 8.000 agents et que tout cela avait été régularisé.

Cette nouvelle enquête visant l'ex-homme fort de la fédération PS des Bouches-du-Rhône à l'encontre duquel Solférino a lancé une procédure d'exclusion, est distincte des autres affaires dans lesquelles son nom apparaît. Il a été plusieurs fois mis en examen, notamment pour association de malfaiteurs, dans l'enquête sur deux affaires de marchés publics impliquant son frère Alexandre. Il a également été mis en examen pour détournement des fonds publics dans l'affaire du licenciement présumé abusif de son ancien directeur de cabinet au Conseil général, Jean-David Ciot. Jean-Noël Guérini avait été entendu le 13 février par le juge Charles Duchaine dans le cadre de ces enquêtes.

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