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Les "Guignols de l'Info" sont de retour

REPLAY - Les "Guignols" font leur retour sur la chaîne cryptée ce lundi 14 décembre après une interruption voulue par le patron de Canal+ Vincent Bolloré.

Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
Crédit : Elodie Grégoire
Les Guignols de l'Info sont de retour
33:51

On refait le monde avec :
- Nicolas Domenach, journaliste politique
- Yves Thréard, directeur adjoint du journal Le Figaro 
- Alain Duhamel, éditorialiste

Les Guignols de l'Info sont de retour du Canal+ en crypté ce lundi 14 décembre. Il démarrent leur 27ème saison avec quatre nouveaux auteurs, les précédents ayant été remerciés par Vincent Bolloré qui a pris le contrôle de la chaîne. "Les Guignols ont joué un vrai rôle politique et électoral", estime Alain Duhamel. "Beaucoup de gens se font une représentation des principaux personnages politiques à travers eux". Comme Plantu, ils jouent un rôle "d'éditorialistes" selon Yves Thréard... y compris dans les urnes, on ne les suit pas forcément. Nicolas Domenach salue "l'intelligence politique" des Guignols, qui avaient "pressenti que Lionel Jospin n'était pas prêt pour le rôle de Premier ministre", et le représentaient avec un "air ahuri".

Les partis dressent le bilan des élections régionales

Le Front national n'a remporté aucune région aux élections du 13 décembre. "Ce n'est pas une défaite puisqu'ils ne dirigeaient aucune région", note Yves Thréard. Il ajoute que le FN a quand même rassemblé 6,8 millions de voix au second tour sans l'aide d'aucun allié, contre 7 pour la gauche et 10 pour la droite. "Sans désistement de la gauche, la région Paca et le Nord seraient tombés", ajoute-t-il. 

Sans désistement de la gauche, la région Paca et le Nord seraient tombés.

Yves Thréard

Si, il s'agit d'un échec, rétorque Nicolas Domenach, car Marine Le Pen avait annoncé qu'elle prendrait la main dans quatre régions. Or "elle a découvert qu'un sursaut républicain existe dans ce pays". Alain Duhamel note le "score humiliant" de Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie de 42%, contre 58% pour Les Républicains. Cela marque selon lui un "rejet personnel" de la part des électeurs. Il note cependant que le FN a "franchi une étape" en progressant aux régionales. 

Cap sur la présidentielle de 2017

Au lendemain du second tour, Nicolas Sarkozy a annoncé l'éviction de Nathalie Kosciusko-Morizet de la direction du parti Les Républicains en janvier. "Je n'échange pas mes positions pour un poste" a-t-elle rétorqué. Le président du parti "réunit son écurie présidentielle" en prévision de 2017 analyse Yves Thréard. Nicolas Domenach a surtout été choqué de voir Nicolas Sarkozy "pas à sa place" au Parc des Princes le soir des résultats. 

Du côté du PS, qui a conservé cinq régions, certains estiment qu'il est temps de prendre un virage à gauche. "C'est l'inverse de ce qu'il faut faire, jamais les électeurs n'ont voté autant à droite", analyse Alain Duhamel. Le Premier secrétaire du parti "tire le premier pour éteindre l'incendie" et ne fait qu'"anticiper les propos que pourraient avoir une partie de la gauche", selon Yves Thréard qui prédit qu'il fera marche arrière dans une semaine.

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