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Législatives partielles : "Le paysage politique évolue doucement", note Alba Ventura

ÉDITO - Après les élections législatives partielles du week-end dernier, le nouveau paysage politique tarde à prendre forme. De micro-élections avec beaucoup d'abstention, cela ne fait pas une révolution.

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Législatives partielles : "Le paysage politique évolue doucement", note Alba Ventura Crédit Image : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge

Chacun tire les enseignements des législatives partielles qui ont eu lieu dimanche 28 janvier dans le Territoire de Belfort et le Val-d'Oise. Il y a notamment Jean-Luc Mélenchon, qui a conclu que la France insoumise ne veut plus d'alliances électorales à gauche.

C'est vrai que les Insoumis font exactement le même score, qu'ils soient alliés ou tout seuls : 11,5% dans le Val-d'Oise, 11,6% dans le Territoire de Belfort. On voit que ça ne lui a pas rapporté grand-chose d'avoir fait alliance avec les "chevènementistes" et les communistes à Belfort.

Mais Mélenchon n'a jamais vraiment été un adepte du rassemblement. Le Parti de gauche avec les communistes, c'est lui qui l’avait voulu, avant de décider de faire cavalier seul. Faire un tandem avec Benoît Hamon, c'était "non merci".

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La malédiction Mélenchon

Donc Mélenchon qui tire comme conclusion qu'il est mieux tout seul, ce n'est pas une grande surprise. Jean-Luc Mélenchon est persuadé, en fait, qu'il peut tirer parti des mouvements sociaux (les universités, les lycées, les maisons de retraites, les prisons). C'est comme ça qu'il voit les suites de la recomposition politique après l'élection d'Emmanuel Macron.

Pour l'instant, ça ne marche pas. Quand il agite le drapeau de la mobilisation pour manifester, ça ne marche pas. Aux élections partielles, il termine en troisième position. C'est un peu sa malédiction en ce moment.

Les Européennes, prochain test pour l'UDI

De leur côté, les centristes de l'UDI ont décidé de quitter Laurent Wauquiez pour Emmanuel Macron. L'UDI  vient pourtant de soutenir les candidats des Républicains. Mais ce ne sera pas le cas en mars prochain, aux législatives partielles de Haute-Garonne et de Guyane : ils ont décidé d'être aux côtés cette fois des candidats macronistes.

Bon, c'était déjà écrit. Les centristes ont plutôt tendance à pencher du côté du pouvoir. Car ce sont les mêmes centristes, qui soutenaient Sarkozy et son ministère de l'Immigration en 2007, qui choisissent aujourd'hui Macron et sa loi Asile-Immigration.

Sauf qu'entre- temps Laurent Wauquiez a été élu à la tête des Républicains, et qu'il a refusé d'appeler à voter Macron face à Le Pen. Ça, les centristes de l'UDI ne l'ont toujours pas digéré. Ils vont donc faire leur premier test de compatibilité avec les équipes Macron.

Mais on verra surtout ce qu'ils feront aux Européennes (c'est la prochaine grande échéance électorale). On verra s'ils font liste commune avec La République En Marche. On verra, à ce moment-là, s'il y a un véritable accord politique. 

Un rééquilibrage classique

Ce que je veux vous dire, c'est que pour l'instant on a un paysage politique qui évolue doucement. La politique ne se joue pas sur des élections législatives partielles. On est en train de regarder au microscope des mini-élections où même pas un tiers des votants se sont déplacés.

Donc il faut rester zen. Il y a des petits mouvements certes. Mais pour l'instant, ce que l'on voit c'est que le parti d'Emmanuel Macron marque le pas. Il ne concrétise pas son succès huit mois après la présidentielle. Mais c’est assez classique, il y a un rééquilibrage.

Les électeurs du PS n'ont toujours pas envie de se déplacer pour aller voter. Ceux du FN, non plus. Les Républicains sont désormais seuls à occuper l'espace d'une droite décomplexée. On est toujours dans la même tendance depuis l'élection présidentielle. Gardons-nous d’en tirer des conclusions, parce que ce n'est sans doute pas terminé.

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Législatives partielles : "Le paysage politique évolue doucement", note Alba Ventura
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2018-01-31 08:09:00
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