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Municipales à Nantes : la sécurité au cœur de la campagne

À Nantes, les candidats à la mairie de Nantes ont fait de la sécurité le thème central de leur campagne. Un sujet dont s'emparent également les Nantais, confrontés à l'augmentation des cambriolages et des agressions.

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Le Mag Pol du 19 janvier 2020 Crédit Image : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Vincent Parizot et Olivier Mazerolle

À un peu moins de deux mois du premier tour, la sécurité est le thème central de la campagne des municipales à Nantes. Le sujet est sur toutes les lèvres, et pas seulement dans les permanences électorales, la rue gronde aussi, Michel, retraité, habite le centre-ville depuis 1967 : "La situation s’est dégradée. Moi, j’avais laissé ma fenêtre ouverte, c’était un soir, je me suis fait cambrioler vers 23 heures au premier étage, ils sont passés par la fenêtre".

"Les gens aujourd’hui ne parlent que de ce sujet-là", explique Laurence Garnier candidate Les Républicains. "Les agressions sexuelles entre 2018 et 2019 à Nantes ont augmenté de 42 %, 400 cambriolages par mois, plus de règlements de compte par arme à feu à Nantes qu’à Marseille en 2019, vous voyez aujourd’hui ce dont on parle".

La cible est toute trouvée, Johanna Rolland, la maire socialiste de la cité des ducs qui a succédé à Jean-Marc Ayrault en 2014. "Cela fait 30 ans qu’on a la même équipe ici, faut passer à autre chose", explique Valérie Oppelt députée de la 2ème circonscription et tête de liste de La République en Marche. "Elle vient de changer d’idées deux mois avant les élections. Elle se rend compte pour des raisons électoralistes, sans doute, qu’il faut agir sur la sécurité !"

Mon sujet, c’est de raisonner à partir des Nantais

Johanna Rolland, maire sortante de Nantes
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Augmentation des effectifs, plus de vidéo surveillance, création de brigades de nuit, développement de la police de proximité, recours aux nouvelles technologies, une guerre des chiffres et des moyens à mettre en œuvre pour renforcer la sécurité à Nantes dans laquelle s’engage effectivement la maire sortante Johanna Rolland, sans état d’âme politique. "Moi mon sujet, ce n’est pas de raisonner à partir d’anciennement Solferino, c’est de raisonner à partir des Nantais. Je crois que le temps où on pouvait inventer la politique à partir des États-Majors parisiens, est fini. La politique de demain ce n’est pas du tout ça".

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La socialiste fait des questions de sécurité la priorité de sa campagne : "C’est cette gauche qui a les deux pieds dans le réel, c’est cette gauche qui n’est pas dans les appareils mais sur le terrain, et ce que je sais c’est que quand la gauche elle ne s’occupe pas de sécurité, elle fait monter le rassemblement national. Il n’y a pas d’élu Front National dans le conseil municipal et je compte bien que ça continue".

Même avec un Front national à moins de 9%, il y a six ans, Eleonore Revel candidate du Rassemblement national se frotte les mains et répète à l’envie qu’il faut doubler et armer les effectifs de la police municipale…un sujet sensible, que les Républicains proposent déjà depuis novembre 2018. "Moi, c’est une mesure qui ne me réjouit pas à titre personnel mais qui me semble nécessaire, à titre politique, au vu de l’évolution de la situation".

Les Verts prennent leurs distances

Fidèles à leurs convictions, les Verts, de leur côté, prennent leurs distances dans ce débat sécuritaire. Ils préfèrent les médiateurs et les concierges aux renforts policiers, Julie Laernoes, conseillère municipale en charge de la transition écologique et candidate d’Europe Ecologie les Verts. "Des réponses faciles et toutes faites qui visent à dire : on va mettre plus de police, armer la police et des caméras, ne vont rien résoudre à la sécurité si l’État ne met pas des moyens en place pour résoudre les faits de délinquance et de criminalité qui existent dans notre ville".

Le mot de la fin comme un message adressé aux candidates nantaises. "Il faut avoir une police municipale efficace mais on ne fera pas tout avec que de la répression", signé Michel, notre retraité, victime d’un cambriolage et qui évite toujours certains endroits du centre-ville de Nantes passé 23 heures.

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