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"La primaire est finie" : pour son premier meeting de campagne, Mélenchon adresse un message au reste de la gauche

Lors de son premier meeting de campagne ce dimanche 7 juin à Saint-Denis, le candidat insoumis a assuré que la France insoumise avait "gagné l'honneur de marcher en première ligne".

Jean-Luc Mélenchon, lors du meeting de Sophie Chikirou à la Mutualité à Paris, le 9 mars 2026

Crédit : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Jean-Luc Mélenchon a mis sous pression ce dimanche 7 juin, lors de son premier meeting de campagne, le reste de la gauche, encore en grande partie embourbée dans la question de la primaire unitaire, en assurant que cette dernière était "finie". 

"C'est nous (La France insoumise, ndlr) qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne", face au Rassemblement national, a lancé le candidat LFI depuis Saint-Denis. 

"Qui que vous soyez, dans quelque parti que vous soyez, surtout si c'est de gauche, vous ne pourrez pas dire si malheur arrive, 'Je ne savais pas'. La victoire est possible", a également lancé le tribun insoumis. 

"Le suprémacisme est porté par le RN"

Jean-Luc Mélenchon a aussi attaqué le Rassemblement national, accusant ce parti de promouvoir un "suprémacisme" visant à diviser les peuples "en ethnie et en religion". "Dans ce chaos naissant, un nouveau projet politique germe, dans les guerres du Moyen-Orient et du trumpisme: voici ce qu'il faut appeler le suprémacisme, c'est-à-dire une volonté de hiérarchisation humaine pour dominer les peuples en les divisant en ethnie et en religion (...). En France, le suprémacisme est porté par le RN", a estimé le candidat LFI à la présidentielle. 

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Face au concept de "Nouvelle France" décliné par Jean-Luc Mélenchon, "on a vu s'enflammer les obsédés de la race, qui, projetant sur nous leurs névroses communautaristes, se sont emportés à nous montrer du doigt", a-t-il regretté. 

"Ainsi M. Bardella, bon trumpiste, veut même supprimer le droit du sol de naissance", a-t-il dit en évoquant le président du Rassemblement national. Ce serait un "crime anti-national", a dit Jean-Luc Mélenchon. "Né en France, Français !"

"Nous croyons à l'intelligence de la France"

"On ne veut pas l'oublier car nous en sommes tellement heureux, un Français sur trois est, selon la formule de Bally, un héritier de l'immigration", a-t-il dit, faisant référence au nouveau maire insoumis de Saint-Denis Bally Bagayoko qui s'était exprimé avant lui. 

"Nous ne renierons pas, mesdames et messieurs les fachos, les sacrifices et l'amour de nos grands-parents qui nous permettent d'être ici dans ce pays qu'ils ont tant contribué à bâtir", a-t-il repris. "On est chez nous!", a-t-il lancé, une formule aussi scandée par la foule. 

"Nous croyons à l'intelligence de la France, nous croyons que notre pays n'est pas raciste, notre pays n'est pas fasciste", a ajouté le candidat devant plusieurs milliers de personnes massées face à la Basilique de Saint-Denis. 

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