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Jean-Vincent Placé menace de quitter Europe Écologie - Les Verts

Le vice-président du groupe écologiste au Sénat se dit furieux d'un possible rapprochement de son parti avec le Front de Gauche en vue des régionales.

Jean-Vincent Placé, vice-président du groupe EELV au Sénat, le 4 avril 2015 (illustration).
Jean-Vincent Placé, vice-président du groupe EELV au Sénat, le 4 avril 2015 (illustration).
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Camille Kaelblen
Camille Kaelblen

Une stratégie "irresponsable". Jean-Vincent Placé ne mâche pas ses mots quand il s'agit de critiquer la décision d'EELV de se tourner vers le Front de Gauche, plutôt que le PS, pour constituer une alliance à l'approche des régionales. Le vice-président du groupe Les Verts au Sénat menace de quitter EELV, et décide de pratiquer la politique de la chaise vide pour la première journée de l'université d'été du parti, à Villeneuve d'Ascq (Nord-Pas-de-Calais-Picardie).

Interrogé par le quotidien Le Monde, Jean-Vincent Placé a exprimé son "ras-le-bol" face à cette stratégie, qui ouvrirait "un boulevard au FN", notamment dans les régions Provence-Alpes-Côte D'Azur (PACA) et Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Jean-Vincent Placé craint notamment que les résultats du vote des militants écologistes sur la stratégie du parti pour les régionales, qui aura lieu les 12 et 13 septembre 2015 dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, ne fassent qu'entériner les dissensions au sein du parti. "La scission qui pouvait se produire après les régionales va arriver de façon certaine après le 12 septembre si le parti persévère dans cette stratégie. Ce vote aura forcément un impact national et chacun prendra ses responsabilités", prévient le sénateur de l'Essonne, furieux à l'idée que le parti se délite avant les régionales.

Une tribune contre l'alliance avec "la gauche protestataire"

Mercredi 19 août, Jean-Vincent Placé mais aussi Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale et Denis Baupin, député EELV de Paris, avaient déjà publié une tribune pour dénoncer les rapprochements d'EELV avec "la gauche protestataire". Les trois écologistes plaidaient pour des unions avec toute la gauche dans le Nord-Pas-de-Calais et en PACA, les deux régions que le FN pourrait remporter. 

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Mais ce coup de gueule risque fort de rester vain car depuis avril, les écologistes ne sont pas exactement en odeur de sainteté avec le parti socialiste et le gouvernement. Alors que jeudi 20 août, la ministre de la Santé Marisol Touraine appelait à une alliance entre socialistes et écologistes lors de l'université d'été des écologistes de Villeneuve d'Ascq, elle a été accueillie à coup de sifflets.

Des divergences criantes qui mettent davantage le parti en danger et renforcent l'atmosphère électrique entre ses membres. Le 16 juillet 2015, déjà, la sénatrice Marie-Christine Blandin démissionnait d'EELV, regrettant de "ne plus se retrouver" dans "les invectives" du parti.

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