3 min de lecture Rythmes scolaires

INFOGRAPHIE - Rythmes scolaires : ces communes qui ont fermé leurs écoles ce mercredi

Pour eux, la rentrée n'a pas encore eu lieu, ou du moins pas totalement. Dans une vingtaine de mairies, les élus refusent d'appliquer la réforme des rythmes scolaires, quitte à risquer de lourdes sanctions.

Les différentes communes qui refusent d'appliquer les nouveaux rythmes scolaires
Les différentes communes qui refusent d'appliquer les nouveaux rythmes scolaires
Paul Guyonnet
Paul Guyonnet
Journaliste RTL

Depuis deux ans déjà, la réforme des rythmes scolaires voulue par Vincent Peillon se met péniblement en place. La mesure déplaît assez largement, particulièrement dans les mairies de droite. Plusieurs collectifs de parents d'élèves s’opposent également à la mise en place du nouveau système.

Pour autant, le gouvernement tient absolument à faire évoluer la semaine de quatre jours mise en place par Nicolas Sarkozy, et fera appliquer la loi dans toutes les communes, sans exception. Au point que la nouvelle ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem a dû prévenir : "Si des maires ne font pas respecter la loi, les préfets le feront à leur place."

De nombreux réfractaires en région parisienne

Mais les réfractaires les plus virulents refusent encore de se plier à la règle. L’un de leurs représentants, Christian Schoettl, le maire de Janvry en banlieue parisienne explique attendre une décision du Conseil d’Etat concernant un recours déposé par ses soins fin février avant de changer de position. À l'instar de l'édile de la petite commune de l'Essonne, de nombreux maires de la région parisienne sont vent-debout contre la réforme. La banlieue proche de Paris est même le principal foyer de contestation de celle-ci, comme on peut le voir sur la carte ci-dessous.

Cliquez sur la carte pour découvrir les mairies de région parisienne qui refusent d'appliquer la réforme :  

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"Nous sommes beaucoup plus nombreux que ce que la ministre veut bien dire", assure ainsi Michel Roulaud, le maire de Brières-les-Scellés, à RTL.fr, parlant même d'"au moins trente" réfractaires rien que dans l'Essonne. Au cours d'un déplacement à Gennevilliers, Najat Vallaud-Belkacem, elle, a déclaré ce mercredi 3 septembre à 9h30 qu'une "quinzaine de communes" seulement étaient concernées. Elle a ensuite annoncé un point plus détaillé à la sortie du conseil des ministres. 

"Chez nous, ce sont les parents d'élèves qui sont venus cadenasser les grilles de l'école ce matin", insiste pourtant Michel Roulaud. L'élu retrouvera ses homologues protestataires vendredi après-midi pour discuter de la marche à suivre, mais une chose est sûre : "Nous recommencerons mercredi prochain."  

Seule une décision de justice peut les contraindre

Et ces contestataires ne sont pas prêts de plier, à moins qu’une décision de justice n’intervienne en tout cas. Car si le préfet peut invalider un arrêté municipal hors-la-loi, rien à part une juridiction administrative ne peut forcer un édile à ouvrir les écoles. 

C’est ainsi qu’au début de l’été, les villes d’Asnières et Levallois n’ont finalement accepté d’appliquer la réforme qu’après une décision du tribunal administratif de Cergy. Pour un maire, un refus d’une telle décision de justice peut conduire à 75.000 euros d’amende, cinq ans d’emprisonnement et même à la révocation de l’élu.

D'une manière générale, outre le bassin parisien, la Loire est le principal foyer de contestation. La maire de Saint-Médard-en-Forez, Evelyne Flacher, a par exemple retiré les poignées de portes pour empêcher les élèves d'aller en classe ce mercredi. Une deuxième action choc après sa grève de la faim, déjà pour lutter contre la réforme, en début d'été. 

A Isola 2000, dans les Alpes-Maritimes, l'école était même fermée dès mardi 2 septembre, au point qu'une seule des 36 enfants scolarisés s'est présentée pour la rentrée. Une rentrée particulièrement tortueuse donc pour Najat Vallaud-Belkacem. 

Utilisez votre souris sur la carte pour découvrir les mairies qui refusent d'appliquer la réforme : 

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