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Immigration : au Parlement européen, le cas Orban divise la droite française

Les eurodéputés Les Républicains ont affiché leurs divisions au Parlement européen sur le cas du premier ministre hongrois Viktor Orban, que Laurent Wauquiez refusait pourtant d'ostraciser.

Le premier ministre hongrois Viktor Orban, le 11 septembre au Parlement de Strasbourg
Le premier ministre hongrois Viktor Orban, le 11 septembre au Parlement de Strasbourg
Crédit : AFP / FREDERICK FLORIN
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Pauline De Saint-Rémy & Loïc Farge

Mercredi 12 septembre, les députés européens étaient invités à se prononcer pour ou contre le lancement d'une procédure à l'encontre de la Hongrie de Viktor Orban, à qui l'on reproche un certain nombre de violations de la démocratie et des droits de l'homme.

Le vote était avant tout symbolique. Mais à huit mois des élections européennes, il n'a pas manqué d'être présenté par les partisans d'Emmanuel Macron notamment comme un vote essentiel sur les "valeurs" de l'Union européenne. Le choix des députés du PPE - le groupe conservateur où siègent les députés du Fidesz-Union civique hongroise (le parti de Viktor Orban) avec, pour la France, ceux des Républicains - était particulièrement attendu. 

Avec six absentions et trois votes contre, les eurodéputés LR n'ont majoritairement pas voté la sanction. Mais cinq d'entre eux ont voté pour. Laurent Wauquiez, le patron du parti, avait pourtant laissé entendre qu'il était y était opposé. Il s'est même affiché avec Viktor Orban, qu'il refuse de voir "ostracisé".

"Macron, l'homme qui divise l'Europe !"

Mais après un discours plutôt provocateur d'Orban, beaucoup étaient, de leur propre aveu, face à un dilemme. D'un côté, ne pas braquer un électorat français sensible aux enjeux migratoires ; de l'autre, ne pas s'aliéner les voix d'une droite modérée et très pro-européenne.

Bref, ne pas "tomber dans le piège d'Emmanuel Macron", pour les citer. "On était hésitants. On s'est parlé dans les ascenseurs, les bureaux, les cafés. Orban, pour nous, c'est un cri d'alarme sur la question migratoire", m'a expliqué l'un d'entre eux.

Ce manque de ligne claire, une mauvaise nouvelle pour Laurent Wauquiez ? En tout cas, ça fait les affaires de ses opposants. Mais ses lieutenants au Parlement voulaient croire que non mercredi. "On va en parler 24 heures et ça change rien sur le fond", m'a dit l'un d'eux.

"Au moins on ne pourra pas nous reprocher de nous extrêmiser", pensait savoir un autre. Et puis il y a ce nouvel angle d'attaque de la droite contre Macron : "Plus il dénonce le populisme, plus il le renforce. C'est l'homme qui divise l'Europe !".

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