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"Il faut arrêter" : le ministre de l'Éducation invite les lycéens à user des instances démocratiques et rappelle que "la violence n'est pas légitime"

Après une journée de mobilisation marquée par des blocages, des dégradations et des interpellations, Édouard Geffray appelle, sur RTL ce mercredi 30 septembre, les lycéens à privilégier les instances démocratiques pour porter leurs revendications. De son côté, l'Union syndicale lycéenne appelle à poursuivre le mouvement ce jeudi pour dénoncer le manque de moyens et la dégradation des conditions d'apprentissage.

Edouard Geffray, ministre de l’Education nationale, dans RTL Matin le 30 septembre 2026.

Crédit : RTL

"Il faut arrêter" : le ministre de l'Éducation invite les lycéens à user des instances démocratiques et rappelle que "la violence n'est pas légitime"

00:08:44

"Il faut arrêter" : le ministre de l'Éducation invite les lycéens à user des instances démocratiques et rappelle que "la violence n'est pas légitime"

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Céline Landreau & Jérémy Descours

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Invité de RTL Matin, ce mercredi 30 septembre, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, juge "fondamental" le droit de manifester, mais condamne fermement les violences lors des blocages de lycées survenus entre lundi et mardi. 

Alors que l'Union syndicale lycéenne appelle à poursuivre la mobilisation ce jeudi 1er octobre, Édouard Geffray assure ne pas être inquiet des revendications en elles-mêmes. "Ce qui m'inquiète ce n'est pas qu'il y ait des mobilisations ou que des lycéens puissent avoir des revendications pour une simple raison, c'est qu'il y a des cadres pour ça", explique-t-il. 

Mais, ajoute-t-il, "ce qui m'inquiète, c'est la violence". "Le droit de manifester, c'est une liberté fondamentale. Les instances démocratiques, elles doivent être respectées. La violence, c'est non", insiste le ministre au micro de RTL, qui évoque des "scènes invraisemblables" dans certains établissements. "Honnêtement, il faut arrêter", a-t-il martelé. 

"Un crime ou un délit, ce n'est jamais légitime"

Sur les blocages des lycées, Édouard Geffray défend une ligne de fermeté au nom de l'accès aux cours. "Le but surtout, c'est de permettre aux élèves d'aller en cours. (...) Un blocage total, c'est parfois quelques dizaines d'élèves qui empêchent tous les autres d'aller en cours".

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Le ministre de l'Éducation nationale estime par ailleurs que la diversité des revendications montre qu'elles doivent être traitées localement. "Il y a des élèves qui, à juste titre, disent qu'on a besoin que nos professeurs soient remplacés quand ils sont absents", relève-t-il. D'autres évoquent "des problèmes de locaux, de cantine. Tout cela se traite dans un cadre organisé et local", insiste-t-il.

Enfin, sur une éventuelle instrumentalisation politique du mouvement, Édouard Geffray dénonce très clairement "une récupération". Il vise notamment des élus de La France insoumise présents devant certains lycées, en particulier le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko. "Je considère que la violence n'est pas légitime", lâche-t-il en réponse à l'élu dionysien qui a expliqué que "la violence peut être légitime" dans certaines situations. 

Et le ministre de conclure : "Un crime ou un délit, ce n'est jamais légitime par définition, en démocratie. On est dans un état de droit. (...) Ce qui est légitime ce sont les revendications, quand elles portent en l'occurrence sur la vie scolaire".

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