3 min de lecture

180 lycées bloqués, 164 interpellations... La mobilisation lycéenne s'amplifie, Laurent Nuñez dénonce "de la violence à l'état pur"

La journée de ce lundi 28 septembre a été marquée par de nombreux blocages de lycées en Île-de-France notamment. De nouveaux blocus doivent être opérés mardi, en marge de la journée de grève dans la fonction publique.

Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a demandé aux forces de l’ordre de renforcer les dispositifs de sécurité les 14 et 15 juillet 2026.

Crédit : SIMON WOHLFAHRT / AFP

Alexis Lalemant & Hortense Crépin & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Des lycées bloqués, des violences, une passe d'armes entre Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Lecornu... En préambule de la journée de mobilisation de la fonction publique de ce mardi, la journée du lundi 28 septembre a déjà été placée sous le signe de la tension, tant sur le terrain que dans les mots. 

Une centaine de lycées, majoritairement en Île-de-France, étaient concernés par les manifestations d'étudiants en colère ce lundi, ceux-ci revendiquant davantage de moyens pour leur établissement. Des mouvements émaillés de violences, et au cours desquels un total de 164 interpellations ont été réalisées par les forces de l'ordre, un "nombre assez significatif" d'après le ministre de l'Intérieur. 

Des fauteurs de troubles équipés de "cagoules", de "mortiers" et de "projectiles"

"On ne peut pas tolérer les débordements", a martelé Laurent Nuñez lors d'un point de presse au ministère en fin de journée, précisant que 180 établissements étaient concernés par le mouvement lundi, tandis que douze agents des forces de l'ordre ont été blessés. Une douzaine de lycéens, ainsi que huit personnels enseignants, dont trois chefs d'établissement, ont aussi subi des blessures. 

Les manifestations et blocages aux abords de lycées en France ne sont "pas des mouvements de contestation très habituels" mais "s'apparentent à des violences urbaines", a ajouté le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

À lire aussi

"On a été confrontés, sur de nombreux établissements, à des actions qui ne sont pas des actions revendicatives de manifestations classiques. Ça s'apparentait beaucoup plus à des violences urbaines, avec un certain nombre d'individus qui étaient cagoulés, équipés de mortiers, équipés de projectiles, qui voulaient manifestement en découdre avec les forces de sécurité intérieure", a encore détaillé le locataire de la place Beauvau.

"Ce n'était pas de la revendication, c'était vraiment de la violence à l'état pur", a-t-il estimé, promettant de reconduire le dispositif des forces de l'ordre mardi alors que la principale organisation syndicale des lycéens, l'Union syndicale lycéenne (USL), a appelé au blocage des lycées partout en France à l'occasion de la journée de mobilisation dans la fonction publique. 

Des classements des meilleurs blocus sur TikTok

Depuis près d'une semaine, ce mouvement de contestation parti d'Île-de-France, notamment des académies de Versailles et Créteil, prend de l'ampleur. Des jeunes ont commencé à bloquer leur lycée pour des revendications très variables d'un établissement à l'autre. Des emplois du temps surchargés, des professeurs absents, des manques d'infirmières scolaires... Et des blocus auxquels se mêlent parfois des individus extérieurs comme le souligne Laurent Nuñez. 

Ces blocages sont relayés sur les réseaux sociaux, grâce auxquels le mouvement se propage, avec même des classements ou des concours des lycées qui font les meilleurs blocus partagés sur le réseau TikTok. 

La région Île-de-France explique d'ailleurs qu'au moins 15 établissements ont été dégradés et qu'au moins une quinzaine d'élèves et de personnels ont été blessés notamment par des tirs de mortiers d'artifice.

Le ton monte avec LFI, Lecornu recadre Mélenchon

En parallèle de ces faits de violence, le gouvernement dénonce les appels au blocage menés par plusieurs élus de la France Insoumise. Louis Boyard, Thomas Portes, Clémence Guetté ou encore Bally Bagayoko se sont rendus, ce lundi matin notamment, aux côtés des lycéens pour les soutenir et appeler pour certains à ce que ce mouvement prenne de l'ampleur. 

Sébastien Lecornu fustige de son côté les Insoumis en parlant de "surenchère irresponsable". Une accusation à laquelle Jean-Luc Mélenchon s'est opposé sur le réseau X. Le fondateur de LFI accuse le gouvernement d'avoir "ordonné la répression" avec "un arrière-goût raciste évident". 

"Votre accusation de racisme est une insulte. Racialiser un débat sur la sécurité des élèves, c’est ajouter de la division là où un responsable politique devrait chercher à ramener le calme.", lui a séchement rétorqué Sébastien Lecornu en milieu d'après-midi. Les ministres de l'Intérieur et de l'Éducation nationale ont prévenu, en cas de violence et de blocage total, les forces de l'ordre interviendront. 

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée