3 min de lecture Présidentielle 2017

François Asselineau : ce qu'il faut retenir de son interview sur TF1

Le candidat du mouvement UPR s'est exprimé sur le contenu de son programme méconnu.

François Asselineau sur TF1, le 13 mars 2017
François Asselineau sur TF1, le 13 mars 2017
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Pas grand monde ne l'attendait. Le 10 mars, François Asselineau est pourtant devenu un candidat à la présidentielle. Le président-fondateur de l'Union populaire républicaine (UPR) a, selon un décompte régulièrement communiqué par le Conseil constitutionnel, dépassé le seuil des 500 parrainages d'élus requis pour briguer le quinquennat. "Je pense que je vais faire un score qui va surprendre", avait-il alors fièrement annoncé dans une conférence de presse.

Partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne et sa zone monétaire, mais aussi de l'OTAN, l'inattendu candidat s'est exprimé lundi 13 mars dans le 20 heures de TF1 pour préciser les contours de son programme souverainiste.

"Rendre aux Français leur démocratie"

Invité à s'exprimer sur sa volonté de lancer un "Frexit" dès son arrivée au pouvoir, François Asselineau dit vouloir assurer à la France son "indépendance nationale". Il explique ainsi : "Ce n'est pas par nostalgie xénophobe ou racisme, c'est tout simplement pour rendre aux Français leur démocratie, leur droit souverain". Concernant la sortie de l'Euro, il la justifie par le fait que "1.000 personnes basculent sous le seuil de pauvreté chaque jour" et par le "désastre" qu'il observe en Italie et en Grèce. Il déplore par ailleurs une monnaie qui n'est pas adaptée à toutes les économies des pays de l'Union européenne, en pointant du doigt "l'écart de compétitivité" qui s'est accru de "21%" entre la France et l'Allemagne.

L'homme de 59 ans n'a pas manqué de vilipender les directives de l'Union européenne qui conduisent, d'après lui, le peuple à se retrouver "comme d'habitude avec un président de la République qui ne fera pas son programme". Quant à l'OTAN, il considère que la France n'est aujourd'hui plus qu'un "pays satellite de Washington qui nous entraîne vers des guerres illégales". Mais le candidat se défend de promouvoir un isolement de l'Hexagone vis-à-vis du reste du monde. Soulignant qu'il existe plus de 6.000 traités liant la France à d'autres pays, et qu'elle restera sous son pouvoir membre de l'ONU, de l'Unesco, d'Interpol ou encore du FMI, François Asselineau estime que "ce serait une erreur de croire" que la France "deviendrait la Corée du Nord".

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En outre, il milite également pour le désengagement de la France dans l'intervention de la coalition militaire internationale contre le groupe État islamique. "Derrière Daesh se cache des intérêts très intéressants qui ne sont pas très connus", dit-il dans un premier temps avant de mettre directement en cause le Qatar et l'Arabie Saoudite.

Présence accrue de l'État dans l'économie

Dans son programme économique, François Asselineau se dit favorable à une renationalisation d'une grande partie des fleurons de l'économie française. Son action se concentrerait sur les services publics. "Je veux en revenir à ce que souhaite le peuple français. Les Français veulent que l'État assure son rôle de justice et d'égalité sociale. Je vais inscrire dans la Constitution que les grands services publics (SNCF, GDF, etc...) doivent être nationalisés. Cela ne vas pas nous coûter si cher", estime-t-il.

"Le complotisme n'est pas un credo"

La fin de l'entretien a été consacrée aux publications de François Asselineau sur Internet, où il relaie notamment des thèses affirmant que Robert Schuman, co-fondateur de l'Union européenne, était en réalité un agent de la CIA. Le candidat de l'UPR s'est alors défendu, en montrant à la caméra des magazines et des articles de presse appuyant, selon lui, ses dires. Il a ainsi évoqué un article de BFMTV intitulé : "HWR (l'ONG Human Rights Watch, ndlr) dénonce le FBI qui a aidé des musulmans à commettre des attentats". Il a néanmoins tenu à préciser, à l'adresse du journaliste Gilles Bouleau : "Le complotisme n'est pas un credo. Ce sont simplement des sources d'information que je prends chez vos confrères". 

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