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Faut-il dire adieu à la Corse ?

REPLAY - Les nationalistes élus à la tête de l'Assemblée et de la Collectivité territoriale corses ont prononcé leur premier discours officiel dans la langue régionale.

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Faut-il dire adieu à la Corse? Crédit Image : Elodie Grégoire | Crédit Média : Bernard Poirette | Durée : | Date : La page de l'émission
Bernard Poirette
Bernard Poirette Journaliste RTL

On refait le monde avec : 

- Xavier Couture, producteur 
- Philipe Besson, écrivain
- Jean-Christophe Buisson, directeur adjoint du Figaro Magazine

En Corse, l'autonomiste Gilles Simeoni est devenu jeudi 17 décembre président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale et l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni en préside désormais l'Assemblée. "En votant pour les nationalistes, le peuple corse a dit que la Corse n'était pas un morceau d'un autre pays mais une nation, avec sa langue, sa culture, sa tradition politique, sa manière d'être au monde", a déclaré Jean-Guy Talamoni lors de son discours prononcé en langue corse, réclamant la libération des "prisonniers politiques". 

La langue corse n'est pas la langue de la république française.

Philipe Besson
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Philipe Besson se dit "scandalisé" par ce "spectacle" des deux élus. "La langue corse n'est pas la langue de la république française", dit-il en s'interrogeant sur ce qu'ils entendent par "prisonniers politiques". Il appelle à la "modestie" : ils n'ont obtenu que 35% des voix et 24 sièges sur 51 à une élection régionale, qui n'était pas un référendum. Philipe Besson, dénonce de l'"ingratitude" alors qu'ils "ne crachent pas sur beaucoup d'avantages". 

Ce territoire est "particulier", tempère Xavier Couture. "Il y a dans son histoire les racines d'une animosité à l'égard du continent". L'auto-détermination ayant été accordée aux colonies françaises, "on pourrait poser la question au peuple corse de son rattachement", estime-t-il. "La majorité des Corses ne se sentent pas Français", affirme Jean-Christophe Buisson. "Leur nationalisme se renforce d'autant plus que l’identité française se délite par le haut et par le bas".

Des HLM dans les beaux quartiers de Paris

Il faut reloger ces braves gens, que ce soit chez bourgeois ou pas.

Xavier Couture
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Des projets de HLM et d'abri pour les SDF se développent dans le 16e arrondissement de Paris, au grand dam du maire d'arrondissement Claude Goasgen et de certains habitants. "Il faut reloger ces braves gens, que ce soit chez bourgeois ou pas", dit Xavier Couture. "Nos impôts vont en pâtir, arrêtons le racisme social", réagit Jean-Christophe Buisson. Il ajoute que obligation de fournir 25% logements sociaux incombe aux communes, pas aux arrondissements et que le 20e a davantage de zones constructibles. "La ville de Paris possède déjà le terrain où seront accueillis 200 sans abri", rétorque Philipe Besson. "C'est une route goudronnée où sont garées des bagnoles, donc ne on détruit pas un parc ou un immeuble hausmanien!", ajoute-t-il. 

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