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"Faire de la politique en famille, c'est plus contestable", juge Vanessa Schneider

REPLAY / BILLET - Il n'y a pas que dans la série "Dallas" que les dynasties règnent sur le pouvoir. La candidature d'Hillary Clinton est un nouvel exemple. Faut-il s'en inquiéter ?

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"Faire de la politique en famille, c'est plus contestable", juge Vanessa Schneider Crédit Image : Cécile de Sèez / RTL.fr | Crédit Média : RTL | Date :
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Vanessa Schneider
Vanessa Schneider

La candidature d'Hillary Clinton à la prochaine présidentielle américaine s'inscrit dans la tradition des dynasties politiques aux États-Unis.

Pour Vanessa Schneider, la démocrate "a toutes les qualités requises pour se présenter" : élue sénatrice en 2001, candidate aux primaires contre Barack Obama en 2008, puis secrétaire d'État pendant quatre ans. "Un poste où elle n'a pas démérité, et qui lui a valu d'être choisi cinq fois par le Time pour figurer sur la liste des 100 personnes les plus influentes au monde".

Si elle était élue présidente des États-Unis, vingt-trois ans après son mari, "c'est effectivement une nouvelle dynastie qui se mettrait en place", explique la journaliste, qui note qu'à Washington "on raconte que la fille du couple, Chelsea, pourrait se lancer à son tour".

Il n'y a rien d'étonnant que le goût de la politique se transmette au sein d'une famille

Vanessa Schneider
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Des familles qui se succèdent à la Maison Blanche, c'est chose commune outre-Atlantique : les Bush, les Kennedy ou encore les Roosevelt. "À ce niveau de responsabilité, c'est un phénomène propre aux États-Unis", poursuit Vanessa Schneider, qui précise qu'il existe en France.

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Elle cite Martine Aubry (fille de Jacques Delors), Roselyne Bachelot (qui a pris la succession de son père en tant que députée du Maine-et-Loire), la maire de Perpignan Jean-Paul Alduy (dont le père était déjà maire), les frères Debré (fils du premier ministre de de Gaulle), Louis-Giscard d'Estaing ou encore Ségolène Royal.

Pour la journaliste, "il n'y a rien d'étonnant que le goût de la politique se transmette au sein d'une famille, comme il existe des dynasties de commerçants, de médecins ou d'avocats". Mais lorsque l'accession à des postes semble "davantage due aux liens familiaux qu'au combat personnel, ça devient plus choquant", estime-t-elle.

Elle prend pour exemple l'épisode de l'Epad, organisme dont Jean Sarkozy voulait prendre la présidence quand son père était à l'Élysée. Il y a, dans un autre registre, la querelle de famille au Front national entre le grand-père, la fille et la nièce. Pour Vanessa Schneider, nous sommes là dans "du pur népotisme".

"Faire de la politique comme sa famille, pourquoi pas ? Mais faire de la politique en famille, c'est déjà plus contestable", conclut-elle.

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