2 min de lecture Emmanuel Macron

Emmanuel Macron reconnaît avoir eu "tort sur la formulation" sur les entrepreneurs

Le ministre de l'Économie avait estimé, à Davos, que la vie d'un entrepreneur était "souvent plus dure que celle d'un salarié".

Emmanuel Macron au forum économique mondial de Davos le 22 janvier 2016.
Emmanuel Macron au forum économique mondial de Davos le 22 janvier 2016. Crédit : FABRICE COFFRINI / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et AFP

Emmanuel Macron fait marche arrière. Le ministère de l'Économie avait fait polémique en déclarant que "la vie d'in entrepreneur" était "souvent plus dure que celle d'un salarié". Mais il a finalement reconnu avoir "eu tort dans la formulation", ce jeudi 28 janvier. "J'ai eu tort dans la formulation que j'ai eue (...) d'opposer une catégorie à une autre. Ce n'est pas ma façon de faire et de gouverner", a expliqué le ministre, attendu cet après-midi dans les Bouches-du-Rhône, sur France Bleu Provence

Il poursuit en ajoutant : "J'ai juste voulu dire : 'il faut arrêter de penser qu'il y a des patrons d'un côté et les salariés de l'autre' (...) Quand on dit 'les patrons', il y a ceux qui gèrent les entreprises, qui sont parfois des salariés, qui ne les ont pas créées (...), de l'autre côté, il y a les entrepreneurs, c'est de eux, dont je voulais parler, sans les opposer aux salariés, ça a été mon erreur", a ajouté le ministre. 

Une avalanche de critiques

Selon le locataire Bercy, "les entrepreneurs, ce sont des hommes et des femmes qui prennent des risques : vos commerçants, vos artisans, celles et ceux qui ont fait des start-up, parfois des sociétés familiales (...), il y en a 3 millions et demi dans notre pays. Oui, ils travaillent au moins autant que les salariés. Mais il prennent chaque matin un risque, c'est celui de tout perdre", a-t-il insisté. 

Ses propos sur les entrepreneurs avaient suscité une avalanche de critiques, au PCF, au Parti de gauche mais aussi à la gauche du Parti socialiste. Fustigé jeudi par la même auditrice sur son parcours au sein de "grandes écoles", il s'est également défendu d'être un privilégié. "On ne naît pas dans une grande école. Je ne suis pas l'enfant de femmes et d'hommes qui ont fait des grandes écoles. Je ne suis pas fils d'Archevêque ou héritier. J'ai passé des concours républicains, ouverts à tout le monde. Je les ai eus parce que je me suis levé tôt le matin pour travailler", a-t-il lancé. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Emmanuel Macron Économie Gouvernement
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants